Stasis : le pull icelandic !

Lorsqu’on bidouille maladivement souvent, on se lance parfois des petits défis, histoire de ne pas s’ennuyer sur ce qu’on fait et apprendre de nouvelles techniques et termes.
Quand on n’est pas l’équilibre incarné non plus d’ailleurs….
Aussi une fois au chalet, je me suis lancée dans le déchiffrage et le tricotage d’un patron écrit en polonais Le pull Precel, ou encore une autre fois j’ai coupé dans un pull fin Zar* pour en faire un cardigan et même faire un mini gilet d’enfant en laine feutrée en plein mois d’août à Montréal (et chaque montréalais sait que c’est un réel défi)…
Il y a par contre aussi des défis qui restent au coin de l’esprit et qu’on ambitionne pour quand on sera un peu grand plus expérimentée ou juste dans un moment de grande confiance (gare à l’erreur).
J’ai plutôt voulu m’atteler à un projet plus long cette fois, avec une nouvelle technique : le jacquard.
En fait, le jacquard signifie juste que tu inclues dans ton tricot une autre couleur qui créera un motif géométrique ou non. Ce ne sont pas des rayures, mais bien des motifs, alors il y a des jeux de fils qui se croisent, qui font des noeuds, qui sont serrés, etc…

J’ai jeté mon dévolu depuis des lustres sur le Stasis de Leila Raabe (son site). Il est beau, assez discret, il peut tenir très chaud, bref toutes mes envies du moment dans cette période cocooning de l’hiver. Je voulais aussi un projet qui dure un petit moment sur mes aiguilles, histoire de pas avoir à se recreuser le ciboulot lors des nuits épiques qui s’annonçaient peut-être.

Je le regardais depuis des mois (que celle qui ne l’a pas dans ses favoris ravelry me jette la première pierre) et il fallait juste sauter le pas. Je clique, je l’achète et je choisis mon fil. Le modèle se tricote avec 3 grosseurs d’aiguilles :
– 2,75 mm pour les côtes des manches et du bas du pull
– 3,25 mm pour le jersey grisé
– 3,50 mm pour les zones de jacquard, pour éviter la tendance du trop-serré lorsqu’on alterne les fils lors du motif.
Pour ma part, étant entre les deux premières tailles proposées et souhaitant avoir un peu d’aisance au niveau de la poitrine surtout, je suis partie sur les mesures de tricot de la première taille mais en augmentant les tailles d’aiguilles de 0,25 mm à chaque fois (et en adaptant mon fil donc). Ma laine principale aussi était plus épaisse que le modèle. Les détails ravelresques sont ICI.

Le fil choisi en conséquence pour la couleur principale est une pure laine Mérinos. C’est doux !
Laine principale : 220 Superwash Sport de Cascade Yarns couleur grise. 100% mérinos et lavable e machine (quoiqu’après avoir un peu flingué deux gilets en machine, je vais pas forcément m’y risquer).
Le fil choisi pour le coloris jacquard est une trouvaille la Maison tricotée. J’avais réalisé le petit cardigan de nouveau-né Puerperium Cardigan, il me restait de la laine offerte par mon amie Eva (et j’ai profité de l’occasion pour racheter une pelote, hum hum)
Laine contrastante : coloris Pumpkin de Shelridge yarn.

Modifications :
– au moment de monter le corps, je me suis rendue compte que des aiguilles plus grosses, même de 0,25 mm, ça monte considérablement plus vite la hauteur du travail. Je me suis donc basée sur la hauteur souhaitée plus que sur le nombre de rang prévu. Je ne l’ai pas fait pour les manches et elles sont un peu longues.
– de la même façon, j’ai réduit le motif Jacquard de l’encolure avec une rangée d’alvéoles en moins, sinon le tout aurait été bien trop haut.
– a refaire, je ne changerai peut-être pas de grosseur d’aiguille entre les zones simples et celles de jacquard. Je suis désormais très détendue, parfois trop, je trouve que les zones jacquard sont plus souples…

Bilan et appréciation :
J’ai beaucoup aimé le patron, il est très bien expliqué, en anglais. Je suis tentée de le refaire en Brooklyn Tweed plus fine pour avoir un rendu plus ajusté qu’ici. J’ai l’habitude d’avoir des pulls ajustés (même parfois un peu courts) et ici c’est l’inverse. Je m’habitue à la coupe boyfriend, mais reste curieuse de le voir en laine et grosseur plus adéquates. Les manches sont un peu longues et avec le motif, pas question de retourner le bout…

J’ai bien aimé la fermeture sous les aisselles en grafting à l’aide de la méthode du Kitchener Stitch. Cela permet de raccorder deux zones en attente dans la continuité des mailles jersey. Comme pour le bout d’une chaussette par exemple et c’est invisible !
Un bilan tout trouvé : j’aime le Jacquard ! Pour preuve, alors que je finissais celui-ci j’ai tricoté le petit bonnet Merriment pour ma toute petite. Juste pour varier les plaisirs.

Pour l’occasion j’ai créé sur Instagram l’entrée #jacquardiloveyou et nul doute qu’il va me servir trrèèèèès souvent !

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11 thoughts on “Stasis : le pull icelandic !

  1. Je me répète, il est magnifique!
    Je retiens le coup des aiguilles un peu grosses pour le jacquard, je ne suis pas une super experte dans ce domaine mais j'aimerais bien me lancer dans un pull. Bravo pour ta réalisation!

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  2. Oui c'est mon nouveau kiff. Ca crée vraiment l illusion. Il faut systématiquement que je relise la façon de faire mais je ne désespère pas de la comprendre d instinct ! Merci !

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  3. C est une astuce qui peut faire la différence si tu as tendance à serrer ton jacquard. Là j étais vraient détendue et j ai eu peur d etre trop lâché finalement avec des aiguills plus grosses mais au blocage tout va bien (c est magique le blocage)

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  4. Arrete c est la misère je suis dans l angoisse du prochain défi ! Une robe peut être ? mais le prix final me rebute un peu. Un pull en 2,5 ? (Ca y est je transpire)

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