Une Belladone fleurie

Laissez moi vous contez que dans nos contrées du grand Nord, le printemps inexistant laisse bien vite place à son ami l’été et on se régale des premières grosses vagues de chaleur. Sans vouloir faire une ouverture d’article sur la météo à chaque fois, force est de constater que mes cousettes ou tricot suivent les températures et les besoins qui en découlent.

Bien que je ne délaisse pas le tricot pour autant; c’est ça les vraies de vrai; je reprends doucement le chemin de ma machine à coudre, remisée depuis la naissance d’E. tantôt dans la véranda, non isolée durant l’hiver où les -30 degrés me délogent quelques mois durant; tantôt sur la table à manger, mais là c’est le Duc qui s’impatiente parfois.

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Il fait bon, il fait chaud, j’ai chaussé les sandales jusqu’en octobre et je voulais me coudre une nouvelle robe Belladone, après ma première version en sergé un peu épais, une toute neuve plus légère, et plus fleurie.

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Modèle : Robe Belladone de Deer and Doe.

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Tissu : Un coton ultra léger acheté chez Fabricville, avant sa fermeture de Centre-ville de Montréal. Je pense qu’à l’époque j’avais déjà dans la tête d’en faire une Belladone car j’avais exactement le métrage préconisé. C’est rassurant de se dire qu’on reste droit dans ses envies parfois.

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Taille : c’est là que les choses sérieuses ont commencé. Je me suis mesurée et suis tout de même restée sur la première taille 36 que j’avais fait précédemment. Ça m’arrangeait pas mal de ne pas à décalquer une nouvelle fois le patron (ou découper l’ancien mais je suis tentée de me dire que je vais redevenir comme avant un jour). Une fois assemblée, la qualité très fine du coton assez fluide et la poitrine nouvellement rikiki ont nécessité des ajustements sur le haut de la robe (cf. Modifications).

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Réalisation/modifications : alors autant j’avais beaucoup aimé la première, autant lors de la réalisation de celle-ci j’ai un peu déchanté. Le dos et sa construction assez particulière croisée en haut ont dû être repris plusieurs fois. Le Duc s’est alors changé en assistant-épingle pour marquer des repères pour que ça ne baille pas, que ça soit ajusté, bref que ça soit plus joli. Il a fait ce qu’il a pu avec une Perrin pas toujours sympa et on a sauvé les meubles. Autant la poitrine marche bien, autant je dois avoir perdu du gras du dos en quantité… Je pense aussi qu’entoiler les parties du dos n’auraient pas été une mauvaise idée. Le tissu est vraiment léger, propice à bailler un peu.

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J’ai légèrement redécoupé l’encolure et les emmanchures pour ne pas avoir trop couvrant au cou, ni les épaulettes de Vegeta (1990’s mon amour) sur les côtés.

Ce que j’ai aimé : poser ma fermeture invisible de manière invisible. Ça peut paraitre bête hein, mais c’est jamais parfait du premier coup. Je me suis appliquée et suis contente du résultat. Je m’améliore dans les finitions sur des modèles déjà connus, c’est plaisant.

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J’ai aussi fait des coutures anglais partout. C’est à dire que j’ai cousu en deux temps : 1 fois envers contre envers, puis j’ai retourné l’ouvrage pour coudre 1 fois endroit contre endroit. Ma première couture avec les bords crantés sont prisonniers de la seconde couture. Ça donne un vêtement propre et net sur l’endroit comme l’envers.

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Enfin, sur les conseils de mes amies couturières j’ai posé mon biais de l’encolure et emmanchures en partie à la machine pour la première couture sur l’endroit, puis à la main lors du rabattage sur l’envers, pour ainsi assurer une couture invisible. Ce n’était vraiment pas si long et l’effet est impeccable.

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Ce que je n’ai pas aimé : faire tous les ajustements du dos. Ma nouvelle morphologie est une des causes mais je me souviens que pour la première j’avais dû aussi ajuster. Et comme c’est sur l’envers ce n’est pas évident à faire seule sans mannequin. Je pense que eux exemplaires sont bien assez dans ma garde-robe.

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Mon biais, bien que repassé en courbe pour aider à la pose, rebique un peu. Ça ne me dérange pas vraiment mais je sais que ce point n’est pas non plus parfait.

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Au final, bien que le tissu soit difficile à garder en place et peut être un peu trop chargé en motif pour rendre grâce aux jeux des plis, c’est une robe très agréable à porter car super légère pour les journées chaudes et humides comme la fin de semaine passée à Ottawa, où je supportais mon Duc pour le marathon. Et pas que….DSC_0464

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7 thoughts on “Une Belladone fleurie

  1. Je suis une amoureuse du tissu à fleur, du coup je suis ultra fan de ta nouvelle robe! Hélas, je serai bien incapable d’en faire une aussi jolie. Bravo pour cette nouvelle cousette!
    Bises

    Liked by 1 person

    1. Au cours de la couture j’ai eu un gros doute quant au tissu. Il me rappelait sans cesse les blouses d intérieur de nos grands mère ou des dames de la cantine scolaire 😂 ça perdait tout son charme d un coup ! Et puis en rehaussant et contrastant avec le biais ça s’est estompé. J’aurai aimé en mettre sur la bande de taille mais le montage était déjà fait. Un tissu chargé comme celui-ci imposerait de marquer plus la taille selon moi.

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