Oakenshield Beanie, le caprice du Duc…

C’est sur une remarque de mon cher et tendre le matin au pied du sapin que j’ai tiqué… On parle souvent du cordonnier le plus mal chaussé, on oublie souvent de parler du conjoint du cordonnier. Une tricoteuse, c’est souvent le cas, tricote surtout pour elle. C’est vrai quoi, pourquoi les moqueurs seraient plus vernis que la personne qui est souvent l’objet des sarcasmes : moi !

Toujours est-il que mon Duc a formulé le désir teinté de déception-mêlée de ne pas avoir une nouvelle tuque au pied de notre épineux. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour plonger dans mon stock et monté le prochain couvre-chef du malheureux. Je n’ai pas pour autant suivi ses conseils de modèle faut pas déconner qui l’orientait vers un bonnet type Cousteau écarlate…

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Modèle : Oakenshield Beanie de Morgan Capestrain. Le modèle est gratuit en anglais. Pas beaucoup de texte, il s’agit essentiellement de suivre un diagramme et pour cela point de problème de langue.

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Taille : C’est une taille unique, qui se tricote en aiguilles 4 et 5,5 mm et ça c’est déjà une sacrée belle nouvelle !

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Fil : la Lamb’s Pride Worsted de la Brown Sheep Company en coloris Heather Grey du gris quoi. C’est doux, c’est épais, gonflant et superwash. Même si je suis pas sûre d’oser la passer en machine tout de même… Je l’ai dégoté dans des grands bacs pas cher au Festival de Rhinebeck. C’était un peu honteux d’acheter cela là-bas car très peu rare et inédit comme fil !

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Réalisation / modifications : C’est un modèle très rapide à faire. Une marée de point mousse (et en circulaire c’est assez désagréable je trouve) au départ et ensuite le joli motif. Un motif très facile à retenir sans mettre des marqueurs, mais qui fait assez mal aux mains, j’ai trouvé… La faute à l’inclinaison à gauche puis droite des mailles.

Ce que j’ai aimé : Le motif qui est discret, délicat, qui demande un peu de technique, mais qui reste tout de même masculin. Réellement mixte en fait, alors je lui pique ! Il a la délicatesse de pas trop râler…

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Ce que j’ai moins aimé : autant j’aime les modèles slouchy, autant j’ai toujours un peu de mal à appréhender le bon combo laine-souplesse-forme slouchy… Celle-ci est un peu grosse, elle s’appelle Worsted mais est en fait de grosseur plus Aran. Il était donc important de ne pas tomber dans cette forme. J’ai prolongé le motif au ralenti avant les diminutions de peur de ne jamais être dans la bonne longueur finale… Moults essayages ont été nécessaire pour être le plus dans les clous et à la bonne taille, même si le blocage a apporté de la longueur supplémentaire…

Il m’a aussi fait la remarque culottée de me dire qu’il était trop chaud pour le lendemain du jour où je lui ai offert… Là, j’ai serré fort les mâchoires, j’ai souris et je me suis souvenue pourquoi le conjoint du cordonnier pouvait aller voir ailleurs pour se faire faire une clé !

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Some Cloudy Day, des guêtres entre vent et flocons !

Les mois de novembre et décembre au Québec sont une sacrée valse des températures, une hésitation mordante entre vent, pluie, bruine et flocons !

C’est exactement ce que l’on vit en ce moment et je savoure l’un de mes derniers en-cours terminés d’autant plus !

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Modèle : Some Cloudy Day, des guêtres ou jambières selon où vous habitez, de Tiny Owl Knits. C’est un patron gratuit, disponible en anglais et en français en taille unique !

Fil : Savannah DK de The Fiber Company. Il s’agit d’un fil discontinué, c’est-à-dire qu’il n’est plus produit actuellement. J’avais déniché deux écheveaux lors de mes vacances d’avril 2015 à… Savannah en Caroline du Sud ! Ça ne s’invente pas ! Un mélange de soie, de lin, de mérinos et de coton, bref c’est diablement doux…

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Taille : il s’agit d’une taille unique pour lesquelles j’ai utilisé 270 yards, Bêtement il me reste 50 yards, allez savoir pourquoi je n’ai pas poussé le vice à les faire un peu plus longue. La taille est un peu large pour mon mollet. Pour des prochaines, je réduirais sans doute de quelques mailles (en respectant le motif) pour les coller plus à ma jambe.

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Réalisation/modification : pas de modification à ce modèle archi simple, qui se comprend très rapidement. Un peu monotone peut-être avec un risque de subir le syndrome de la deuxième manche/chaussette pour la deuxième jambe.

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Dans l’idée, je voulais des guêtres mais je ne savais pas si j’arriverai à les utiliser, les accorder à mes tenues (c’est un réel combat matinal), leur trouver une utilité. Et puis un fil si précieux j’avais peur de ne pas vouloir le sortir sous la neige. Mais c’est oublié. Quelques jours humides et froids ont suffis et j’ai arboré fièrement ce fidèle allié aux courants d’air glacés…

Les porter m’évite aussi pour le moment de porter un collant sous mes pantalons (par -20 degrés de moyenne en hiver tu trouves des parades…) qui s’avère faire un peu sauna lorsque tu passes ta journée dans des endroits bien chauffés et que tu as la flemme de te changer en arrivant/en partant.

Le Sac de mini-ado ou la Fjällräven Attitude Meow

La petite fille dont j’ai la chance d’être la maman a fêté ses 2 bougies dernièrement. Elle commence tout doucement à comprendre le principe du cadeau (le gâteau elle a déjà bien intégré) et s’est vu bien trop gâtée par la famille loin de nous et celle toute proche, ses amis.

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Le Duc et moi-même essayons lui offrons une vie de rire, de jeux et de découvertes toute l’année, mais pour son anniversaire, c’est une tradition qu’on souhaite installer, nous lui fabriquons quelque chose nous-même, comme une belle répétition de la fameuse journée où, en équipe, on lui a donné la vie.

L’an dernier, la veille de son premier anniversaire, nous nous mettions en route pour la construction d’une maison en carton pour sa chambre. Elle l’a largement utilisé, les murs ont tremblé bien des fois. Cette année, on s’est gratté le crâne et avons misé sur l’utile. J’ai sort mes épingles et le Duc m’a encouragé !

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Modèle : Sac-à-dos dans le style Fjällräven grâce au super tuto video youtube de Wendy dont j’ai découvert le super site : I am With Wendy.

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Tissu : une pépite découverte chez le géant suédois Ikea ! Un design de Niina Aalto de 2010. Des gros chats un peu psychédéliques. J’avais acheté un coupon dans l’idée d’un cadeau mais pas encore d’idée super précise. L’épaisseur de tissu était idéale pour ce type de projet.

L’utile et l’agréable sont donc réunis quand on va pouvoir mettre les affaires de notre petite dans un sac qui la suivra à la garderie et ce tout les années où elle y sera, les sangles réglables sont là pour ça. C’est un motif enfantin mais pas non plus gnangnan et surtout pas girls-princesse-paillettes comme on nous en sert un peu trop, à partir du moment où tu engendres une fille (même combat avec les dinosaures et les camions quand c’est un garçon).

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Les dimensions des différentes pièces en francais et système métrique :

Pièce de devant et dos : 23 cm de large sur 32 de haut chacun

Pièce du contour : 38 cm de large, 104 cm de long
Pièce du haut de la poche de devant : 18 cm de large, 13 cm de haut.
Pièce du bas de la poche de devant : 18 cm de large, 15 cm de haut
Sangle devant : 58 cm de long
Sangles pour ajuster : 6,5 cm de long chacun
Sangle pour bretelle du dos : 203 cm de long
Zippers: 33 cm de long X 3

Réalisation / modifications : Le tuto vidéo dure 12 minutes mais tu te donnes bien qu’il te faudra un tantinet plus de temps pour le réaliser. Cela dit, j’ai été surprise de la facilité rencontrée. Les étapes sont simples, même si tu n’es pas fortiche en anglais. Les images parlent d’elles-même. Les gros ongles jaunes de la jeune fille aident vraiment à cibler les coutures pour moi vous n’y pensez pas

Je n’ai pas eu à faire de modification, j’ai juste mis une fermeture éclair longue et unique pour la grande poche au lieu d’un double curseur ou deux zip courts collés ensemble.

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On commence par monter la petite poche devant avec sa fermeture éclair courte, on l’attache au plastron devant, puis on procède par étapes en reculant au fur et à mesure pour finir par assembler le dos à plat sur la partie devant assez travaillée.

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Ce que j’ai aimé : Les détails dans les surpiqûres, cela donne vraiment un joli rendu soigné. On renforce également les coutures des sangles, qui se voient sur l’intérieur qui n’est pas doublé (seul bémol !) mais vraiment c’est soigné et propre donc pas gênant à mon goût.

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Je n’ai pas suivi les raccords des chats, bien volontairement en coupant tous les morceaux dans le même sens du motif. Prise de tête assuré à l’inverse, là on joue sur la multiplicité.

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Je trouve au final que l’illusion marche très bien entre cette copie et l’original sac Fjällräven qui coûte pour un format enfant, près de 80 dollars. Celui-ci tissu, fil, sangles, zips revient à 15-20 dollars max. Originalité non taxée !

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Ce que j’ai moins aimé : devoir recharger souvent la page Youtube pour revoir une étape. Mais le prochain sera bien plus rapide ! Blague à part, rien ne m’a vraiment dérangé. C’est assez intuitif et peu importe le soin qu’on y met le résultat tient bien la route.

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On est fin prêt pour le départ à la garderie demain !

Et vous, pour le pied du sapin dans 1 mois ?

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Sulwen, mon pseudo Rhinebeck Sweater…

Quel drôle de titre, un peu wierdo… que voulez-vous il y a des moments où la fatigue prend le pas sur la raison la plume. Et c’est clairement ce qui s’est passé aussi tout au long de la réalisation de ce nouveau pull.

La fatigue ou plus précisément un mélange de fatigue et de précipitation.

Resituons le contexte. Nous sommes 15 jours avant d’aller au festival de Rhinebeck (hiiiihii) et je me dis que ça serait pas mal de me faire un pull juste pour cette occasion. J’avais entendu parler de l’expression consacrée : le Rhinebeck Sweater. J’ai compris après coup grâce à mon amie éclairée qui allait m’accompagner qu’il s’agissait surtout d’une liste pré-établie de modèles de pull-over rassemblés dans l’ouvrage Rhinebeck Sweater d’Ysolda Teague. Peu importe ! J’ai mis des plombes à trouver mon graal, je continue et me fais juste mon pull à moi.

dsc_0646Modèle : Sulwen de Xandy Peters, paru sur le site Twist Collective. C’est un modèle payant disponible de la taille de buste 83 à 155 cm.

Fil : West Yorkshire Spinners Fleece Bluefaced Leicester en DK et c’est là toute la précipitation ! Ces écheveaux m’ont été offert par le magazine Pompom Quaterly à l’occasion d’un tirage au sort entre les personnes qui avaient tricoté des modèles du magazine de printemps 2016. Mon cardigan Tambourine avait été choisi et j’avais reçu à mon domicile 7 écheveaux de ce très beau fil naturel. Je m’émoustille, je le caresse longuement, je l’enregistre sur Ravelry et le range soigneusement dans mon armoire, non sans le regarder à peu près une fois par semaine depuis…

dsc_0659J’ai utilisé pour cette petite taille rallongée : 725 m soit 793 yards (325 grammes) (Ça veut aussi dire qu’il m’en reste la même chose, voire plus, pour m’en faire un second ou des minis tricots !)

Lors de ma recherche de ce fameux Rhinebeck Sweater, je savais que je voulais utiliser ce fil. Je cherche donc un modèle répondant aux spécificités présentées dans Ravelry… Jusqu’à trouver enfin le Graal et me rendre compte que Ravelry m’a trompé et que mon fil n’est pas un Aran mais bien plus fin : un DK comme indiqué sur chaque étiquette d’écheveau Perrin.

Me voici donc repartie dans mes recherches dans mes favoris, pour confirmer un coup de cœur depuis un bout de temps : mon Sulwen.

dsc_0638Taille : j’ai réalisé la taille 83 cm de buste (soit 32 pouces 3/4) d’après les mesures. Après réflexion, j’aurai sans doute dû partir sur une largeur du corps correspondants à ces valeurs, mais en partant bien sur les longueurs de la taille et largeur des manches juste au dessus. J’ai bien la poitrine XS mais mes bras, eux, sont bien normaux ! Pas vraiment un gros pull boyfriend comme mon Stasis, mais le blocage a donné de la souplesse au point un peu tendu qui avait tendance à rendre le tout plus étriqué lors des premiers essayages.

dsc_0667Réalisation / modifications : Les principales modifications apportées au modèle sont d’avoir rallongé le corps de 5 cm, ainsi que les manches de 4 cm pour couvrir correctement les poignets et la taille qui seraient immanquablement découverts dès que je lèverais les bras. Sans compter le motif qui a tendance à resserrer le tout et faire remonter.

dsc_0641J’ai hésité lors du premier essayage du corps et je me suis bien rendue à l’évidence (supplée par mes potes de galère d’Instagram) que je le verrais toujours un poil trop court à chaque fois que je le porterais. En un peu plus de temps qu’il n’en faut pour crier “ciseaux” (merci J-D), je détractais mes rangs de côtes du corps et allongeait la bête. Même processus pour la 1ère manche (après avoir tricoté la deuxième à la bonne longueur)…

dsc_0649Le motif se retient assez bien car se décline sur 4 mailles et 4 rangs. On voit d’ailleurs tout de suite si on s’est trompé (coucou 2h perdues).

dsc_0664Ce que j’ai aimé : le rendu fini global, j’aime cette harmonie dans le contraste (merde je philosophe sur le tricot là non ?) entre le corps sobre en jersey et le raglan, et les manches ouvragées. Il me rappelle le Bloomsbury tricoté l’hiver dernier que j’aime vraiment beaucoup porter. J’aime aussi vraiment beaucoup le rendu de la laine après blocage. Le jersey est vraiment doux (attention c’est pas du lama tout de même) et incroyablement léger. Très agréable à porter.

dsc_0662Ce que je n’ai pas aimé : Outre les longueurs à adapter en cours de tricotage (détricotage – retricotage garantis), j’ai découvert en le tricotant que les diminutions des manches n’étaient pas compatibles avec le raccord du motif sous les manches. En effet, tu réduis des mailles, tu n’en as donc plus assez pour le premier et dernier motif de ton rang, qui deviennent donc du jersey. Ce n’est pas choquant ni flagrant car situé sous le bras (tout le long) mais c’est petits à-plat de jersey me gâchent un peu mon plaisir des finitions soignées. Mais ça c’est que je suis un peu spéciale moi vous direz vous….

dsc_0661La veille du Festival, nous prenions la route avec mon amie Taloline, le fameux Sulwen sur les genoux, il lui manquait une fin de manche plus une manche encore ! Les 4h30 de trajet aller, malgré l’allumage de la petite loupiote, n’ont pas pu venir à bout de mon projet. Il a découvert le festival à la pause déjeuner sur l’herbe juste pour dire. Puis a rencontré le groupe des Tricoteuses Françaises, pour certaines du Trissycote, rencontrées lors de la photo Meetup Ravelry (coucou ChristelleB78 !). Ce groupe de filles mordues de laines, qui nous ont gentiment offert l’hospitalité le deuxième soir après une première nuit glaciale sous la tente au camping warriors du tricot mais pas trop. C’était une super soirée, de rires, de laines, de feu de bois, d’anecdotes croustillantes…

dsc_0655J’ai pu le terminer tranquillement au retour chez moi, porteur de pleins d’anecdotes, de lieux tricotés, de détricotages et retricotages constructifs durant ce gros mois qu’il m’a fallu pour en venir à bout.

PS : si vous vous demandiez quel était mon butin, j’ai été super sage ! Mais qu’est-ce que j’ai regretté le lendemain matin au réveil !! Après avoir découvert l’ampleur du festival et les fibres, j’aurai une meilleure stratégie l’année prochaine… oui oui oui… Allez écouter Lo.la.cha alias Laurence en parler sur son Podcast : Maille Podcast.dsc_0647

Little Scallops en automne !

A force de tricoter pour les petits, j’ai désormais mes modèles favoris, mes chouchous, mes incontournables… les seuls pour lesquels je veux bien faire une exception de re-tricoter plusieurs fois le même modèle, ce sont les bonnets. Rapide et peu coûteux, je n’ai pas le temps de regretter de m’être rembarquée relancée dans cette galère ce modèle.

Le problème c’est que j’ai un sacré mal à évaluer la taille des enfants quand ils grandissent. Autant je peux facilement estimer le calibre d’un nouveau né, autant, savoir quelle taille fera un gamin l’automne prochain lorsqu’il a encore moins de 2 ans c’est comme me lancer dans une équation à plusieurs inconnues (mon ancien prof de maths pourrait vous dire que je me mets à pleurer et ensuite je cherche à réfléchir). Quand le-dit enfant habite à 6000 bornes de Perrin c’est encore plus ardu comme affaire… Une tuque, un bonnet, c’est bien non ?

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Pour un petit bébé de la famille du Duc à naître (j’ai le choix encore cette année, c’est une brassée de 5 entre septembre et décembre…), j’ai donc opté encore pour un bonnet pour cet hiver. Et comme ce n’est pas le Québec la France, j’ai dérogé à ma sacro-sainte règle du bonnet sans oreilles pour un petit. Les Français misent sur le style, les Québécois sur la survie (faut pas déconner on a très peu de jours enfant-malade nous autres…).

Modèle : Little Scallops de Maria Carlander. Le patron est gratuit, mais en Norvégien ! Pas de panique, si vous allez au bout de l’article une version en anglais existe aussi.

Taille : 0-6 mois légèrement agrandie, en prenant des aiguilles plus grosses de 0,25 en utilisant des aiguilles en  3,25 mm.

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Fil : Encore une association déjà largement utilisée par le passé ! Il me reste encore du fil, je veux l’utiliser jusqu’au bout : Berroco Ultra Alpaca Light en deux coloris : Naturel (19 m) et Bleu-vert (53 m). L’origine pour le gilet Golden Wheat, j’avais conservé cette association pour mon Deep Woods Toque (je viens juste de comprendre le jeu de mots, je suis atterrée…)

Ce que j’ai aimé : c’est un jacquard sans prise de tête, discret et court en temps. Des petites vaguelettes rappelant des coquilles. C’est un ouvrage très rapidement réalisé avec très peu de fil, idéal pour utiliser ses restes de pelotes.

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Modification : Sur les conseils de ma copine Eva, j’ai commencé les diminutions du haut du bonnet un peu plus tôt que prévu pour ne pas obtenir un bonnet trop profond et trop slouchy.

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J’ai profité d’une dernière journée avec de la lumière estivale faire de jolies photos en extérieur. Mon voisin Louis ne se doute âs du potentiel de sa palissade en bois… L’automne, c’est très bientôt, on se prépare avec une légère excitation de tricoteuse grande malade oui.
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Hermione Everyday Socks ou les chaussettes effet plumetis en mode toe-up !

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L’été a assez duré, j’accueille avec bonheur les premières fraîcheurs du matin ! Pour tout dire, c’est plus raccord avec les températures de mon bureau climatisé… Après avoir arboré tous mes chandails tricotés durant l’été, je passe aux chaussettes pour doubler l’effet chaleur au confort. Je file au vent, use de la sonnette sur mon bicycle et ai les pieds bien au chaud ! Je les avais tricoté durant l’été, à chaque repas de midi, petit à petit, mais n’avait pu profiter de leur efficacité. Welcome September !

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Modèle : Hermione Everyday Socks d’Erica Lueder, un modèle gratuit diffusé dans plein de langues différentes !

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Fil : Belle de Artfil, disponible à Espace Tricot à Montréal. Il m’a fallu 250m/270yards de fil pour des chaussettes mi-hautes. Il s’agit un fil de grosseur fingering, 80% laine mérinos et 20% Nylon, un mélange idéal pour des chaussettes élastiques et résistantes.

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Taille : J’ai utilisé des aiguilles 2,25 mm en long câble et ai donc usé de la technique du magic loop (pour les deux chaussettes, ne refaisons pas la bévue des chaussettes Elske).

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Réalisation / modifications : je suis partie du patron pour l’inspiration point, mais pour le reste c’est à la sauce Perrin ! Un montage sur 60 mailles en Turkish Cast On, un montage des orteils à la jambe, alors que le patron explique l’inverse, et un talon réalisé grâce à la méthode du Fish Lips Kiss Heel, et une fermeture élastique selon les préceptes d’Elizabeth Zimmerman.

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Je m’étais fixé comme objectif de me faire 12 paires dans l’année mais c’était sans compter sur un nouveau travail très prenant, qui ne m’empêche certes pas de tricoter mais qui me cloue un peu de fatigue le weekend pour courir les spots de laine et découvrir de nouvelle fibres et matières premières. On est en septembre et je suis à un total de 4 paires pour le moment. Un objectif de 6 semble jouable 🙂

Tricoter un pantalon sans nom…

La semaine dernière, j’enfilais mon fidèle pull Violeta au bureau. Les bureaux sont climatisés, beaucoup de serveurs et ordinateurs ronronnent en choeur, on les bichonne et nous, on nous laisse à une température de 20 degrés pour rester jeunes et fringuants.

Donc je mets mes pulls en mérinos tout l’été à Montréal, par 40 degrés dehors… Chic !

J’enfilais donc mon pull Violeta et recevais les exclamations de collègues largement enthousiastes sur le fait que j’avais fait ça toute seule. Lorsque j’ai évoqué le nom du modèle, ils ont trouvé ça super mignon que je donne des noms à mes tricots ! euh…. non… en fait c’est le nom du modèle, je ne suis pas dérangée à ce point. Du coup je les ai trouvé, eux, supers mignons.

Tout ça pour dire que les patrons ont des noms, parfois supers recherchés, parfois supers connus et parfois supers… moches. J’ai longtemps cherché ce que je tricoterai pour le baby Auguste né chez ma copine de tricot. Et quand j’eûs trouvé, je restais atterrée par le nom donné (oui il est tard, j’écris mon article comme un roman d’aventure et alors ?).

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Modèle : b20-10 Knitted Pants de Drops Design. Il est glamour ce nom, vous ne trouvez pas ? Sérieusement ça donne moyennement envie. Et pourtant le modèle est simple et sympa à tricoter. Il est gratuit et disponible dans pleins de langues dont le français !

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Taille : le petit Auguste est un beau bébé qui profite et a une carrure d’athlète. Si bien qu’il faut le suivre de prêt pour pouvoir savoir la taille qu’il fera le mois prochain. J’ai donc tricoté du 12-18 mois pour son premier hiver 🙂 Le modèle est très souple et les côtes sur les bords du pantalon permettent au tricot de grandir avec le bébé. Assez pratique je pense !

Fil : c’est une réelle découverte et un gros coup de coeur : Basic Merino de la marque Katia. 52% laine et 48% acrylique, ça passe en machine et c’est à la fois extrêmement doux, moelleux ET chaud. J’ai utilisé deux couleurs différentes Taupe (80m) et Écru (35m) car j’avais peur de ne pas avoir assez avec les 2 pelotes foncées. Au final je pense que ça l’aurait fait… tant pis ! Les détails sont sur la page ravelry !

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Réalisation / modifications : aucune modification sur ce modèle, il est vraiment très simple et bien expliqué. Il n’a pas de réelle difficulté et convient bien aux tricot-débutants. J’ai ajouté cependant 3 petits boutons sur la bande de taille pour casser la monotonie du point en côtes et donner un petit côté trendy/habillé à ce pantalon mou.

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Ce que j’ai aimé : la laine tout d’abord. C’est vraiment super doux pour permettre de faire porter au bébé le pantalon à même la peau. La forme pourra aussi permettre de lui mettre par dessus un legging lors des sorties sous la neige et avant de se déshabiller lorsqu’on regagne l’intérieur (tout un challenge d’habiller un enfant par -30 à l’intérieur, puis +25 à l’intérieur).

Ça m’a réconcilié avec les minis tours en aiguilles doubles pointes et j’ai envie d’enchaîner les guêtres, pantalons et autres manches pour des minis !

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Ce que j’ai moins aimé : même si la bande de taille en côtes va permettre d’être couche-lavable-compatible, je la trouve un peu grossière peut-être. J’espère qu’elle tiendra tout de même bien la taille, en remontant bien haut. La maman du petit Auguste a démarré un pantalon quelques jours avant que je démarre mon pantalon en secret (j’ai joué l’Actor Studio pour cacher mon stress) et le sien est réellement adorable et plus fin. Je me laisserai surement tenter !
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