Pasture and Woods, à l’accent hivernal…

Je ne suis pas forcément mal lotie niveau bonnet/tuque/chapeau tricoté, mais c’est un peu un leitmotiv, à chaque hiver son bonnet.

En 2013, il y avait eu le bonnet Neige Éternelle comme celui de ma nièce, en 2014 le bonnet Oak Trail puis enfin en 2015 le Deep Woods Toque.

Cette année, j’avais envie d’un bonnet confortable, bien profond, pas slouchy, qui est une réserve d’air frais en cas de chute des températures. Quoi de mieux que le jacquard qui double voire triple l’épaisseur lorsque les fils s’entrecroisent et se succèdent. C’est là que j’ai croisé le chemin de la nouvelle création d’Alicia Plummer sur son compte Instagram pour un appel au test !

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J’ai sauté sur l’occasion, tenté ma chance et eu la chance d’être piochée au tirage au sort pour réaliser en avant-première ce joli bonnet. Des fils avaient été soumis en forme de proposition, j’ai suivi celle de Julie Asselin, notre teigneuse locale ! Tout s’est alors passé très vite… trop vite ! Une semaine, je recevais mon précieux écheveau choisi, mais constatait aussi La mise en ligne du patron. Après 3 retours sans remarques ni erreurs, c’était une certitude, il était prêt pour Ravelry.

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J’ai fait tout de même mon propre retour pour la forme et pour constater également que tout était impeccable.

Modèle : Pasture and Woods d’Alicia Plummer. Il s’agit d’une taille unique, payant et en anglais (mais très facile à comprendre pour des novices).

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Fils :

  • Leizu Worsted de Julie Asselin en coloris Blue Steel (pour le bleu) {73 yds/67 m}.
  • Lamb’s Pride Worsted de Brown Sheep Company en coloris Grey Heather (pour le gris donc) {15 yds/14 m} testé dernièrement avec un petit pull Flax envoyé au neveu 6eme du nom.
  • Et enfin en Pure Nature de Bergère de France en coloris Jonquille (pour le jaune) {16 yds/15 m} utilisé pour mon pull Butter Skin.

Réalisation/modifications : La grille est très claire pour réaliser le jacquard. J’ai juste recommencé à plusieurs reprises le montage de mailles préconisé sur le patron : Long Tail Tubular Cast On. Quand j’ai enfin compris et maitrisé ce fameux montage (merci Youtube), il a juste été assez difficile à enchaîner pour tricoter en circulaire. Au bout de trois démarrages avec un tricot vrillé, j’ai pété un plomb/ma coche renoncé pour le plus traditionnel Long Tail Cast On (alternative proposée par la designer).

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Ce que j’ai aimé : tricoter en Worsted ! Rien à voir avec le patron, mais changer parfois de grosseur de laine et d’aiguille, ça fait du bien !

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Ce que j’ai moins aimé : autant mon choix de couleur me plaît vraiment, autant l’option de prendre trois fils différents s’avère toujours un peu moins judicieux. La laine grise étant même un peu plus grosse (plus Aran). Cela ne facilite pas la bonne visibilité des dessins. C’est aussi pour cela que j’ai choisi des contrastes forts.

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L’hiver s’annonce neigeux et cocooning, avec une lumière bleutée si douce ! J’adore !

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Simone, et la Nurtured Collection

Si vous connaissez un peu votre obligée (là c’est moi, cherche pas), et même si vous ne la connaissez que par ici, vous savez sûrement que sa langue est bien pendue et même un peu fourchue parfois.

Alors participer à un test de tricot c’est un peu de la torture… et pas à cause du modèle ! On reçoit quelque chose de secret, on le tricote en secret, on envoie ses remarques en secret… et on attend. On attend. On attend qu’il puisse naître au grand jour pour laisser sa langue et ses doigts ici s’exprimer. En témoignent les photos j’ai bien attendu 2 saisons et demie québécoises pour vous parler de ce projet.

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Ce projet, c’est la sortie d’un e-book pour une collection spéciale de patrons, rassemblant plusieurs designers, autour d’une même laine de Julie Asselin : La Nurtured Collection

Pour le modèle que j’ai testé, Hilary Smith Callis est la designer derrière le site The Yarniad. Cette fille, petit-fille, arrière-petite-fille d’agriculteurs, qui a travaillé pour la NASA s’est pris de passion pour le tricot et a développé ses premiers modèles après avoir tricoté son premier chandail. J’aime cet éclectisme !

Je ne connaissais pas son site avant ce test, mais avait croisé sur Ravelry certains de ces modèles (de beaux pulls basiques, des cols tubes aux dessins géométriques discrets), mais c’est par une chaîne humaine que j’en suis venue à la connaître un peu plus.

Pour faire plaisir à Hilary, on pourrait même dire grâce à une équation à 4 inconnues (mais pas tant que ça).

D’abord tu prends Hilary, une designer anglophone, qui imagine un col tombant légèrement sur les épaules, tu additionnes à une consoeur designer de talent Elise Dupont qui apporte son soutien francophone (tech editing on dit), et tu lui octroies une racine pas carré du tout québécoise Julie Asselin qui décline ce modèle dans sa fibre dernière-née et ça donne une Perrin qui fait chauffer ses aiguilles (mais aussi d’autres d’autres mordues comme moi)

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Modèle : le col Simone de Hilary Smith Callis à retrouver dans l’e-book The Nurtured Collection de Julie Asselin.

Fil : Nurtured, colori Chambray de Julie Asselin. Il m’a fallu environ 360m ou 400 yards soit presque 3 écheveaux. Il existe 3 billets sur son blog qui raconte la naissance de cette fibre en association avec la filature Green Mountain Spinnery : article 1, 2 et 3.

Taille : aiguille 5 mm pour le patron, je l’ai réalisé en 4.5 mm pour être raccord avec mon échantillon (oui je suis bien les indications parfois). Le col est en taille unique.

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Réalisation/modification : Ce col a la particularité d’être monté de façon insolite (en tout cas pour moi). Sans dévoiler le patron, on forme tout d’abord un demi-cercle sur lequel viendra se construire au fur et à mesure la partie torsadée, qui est alors un trésor de patience et de vigilance.

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En effet, vous trouverez des diminutions double, des rangs raccourcis, des torsades à deux endroits différents à faire à des intervalles différentes. Les rangs raccourcis augmentant le nombre de rang sur la torsade la plus à l’extérieur, il est important de se prendre des repaires, comme des anneaux marqueurs (ce que recommande l’auteur) ou de noter (ce que j’ai fait). Une fois que cette torsade s’est imprimée dans mon esprit, j’ai pu enclencher le pilote automatique.

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Aucune modification du patron à ma sauce puisque c’est un test. Evidemment pour tester et voir si les explications font du sens, si tout paraît bien compréhensible pour les prochains utilisateurs, il est important de suivre les explications à la lettre. Cependant, si j’avais à y ajouter mes petits trucs, j’aurai essayé d’éviter la couture de la torsade pour la fermeture du col. Peut-être en faisant un montage provisoire de la bordure au début pour la fermer (et former le cercle) avec un grafting. Plus discret et plat qu’une couture classique, surtout sur ce type de col.

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Mon feedback : oui je parle un peu anglais, et j’habite au Québec alors je mixe tout ensemble…

Ce que j’ai aimé : l’initiative du test, et découvrir cette laine très naturelle et gonflante. J’ai aimé aussi voir se dessiner au fur et à mesure ce col au montage inédit pour moi. Les deux torsades m’ont conquises.

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Ce que j’ai moins aimé : la fermeture arrière du châle par une couture. Même en la faisant la plus discrète possible, je ne suis pas super convaincue et tenterait plus un grafting.

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Par contre, pour son rendu final, je me suis trouvais bien embêtée quand à son usage. C’est un fait, je mets peu de châle car le côté utile chaleur prime toujours pour moi sur le côté décoratif. Ou alors il me faut un châle bien enveloppant comme mon Trendy Châle que je traine partout par temps froid (il sert aussi de couverture supplémentaire pour E. lors de balades un peu trop fraîches). C’est pareil pour les cols qui ne sont pas des tubes étroits. Ce modèle du Simone reste pour moi donc un col d’Automne québécois ou d’hiver Européen, assez décoratif mais trop éloigné de mon cou pour me tenir chaud, à moins d’être planqué sous mon manteau d’hiver.

Les photos en extérieur ont été faites par -44 en ressenti au milieu d’un lac gelé. Mon air crispé en témoigne… J’avais enlevé ma tuque pour faire ma maligne, mes cheveux ont gelé. Assortis aux cils, ceci dit…

Les jours moins frais, en ce moment, m’aident un peu plus à lui trouver une place au-dessus d’une petite veste ou perfecto… Ou il sera toujours temps de le transformer en un autre vêtement si au bout de quelques mois il n’a pas réussi à s’imposer dans ma garde-robe ! 

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Vous pouvez également découvrir le petit pull sans manches Françoise de Glenna C. et le pull Hortense de Veronik Avery.

Kal Casa : le Bloomsbury d’Anne Bonny…

Bon alors d’entrée, je mets les choses au clair : il n’est pas question de donner ce pull à la moindre personne qui pourrait prétendre s’appeler Anne, Bonny ou même les deux. Je le garde !

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Tout projet commence par une histoire. Celle-ci est à l’initiative de la Maison Tricotée, l’une des boutiques de laine du Plateau à Montréal. L’équipe de la MT (oui parce qu’on est un peu intime à force de se côtoyer la Maison Tricotée et moi, je peux l’appeler MT) a travaillé sur l’élaboration de leur laine maison, qui s’est tout simplement appelée la Casa.

Ses caractéristiques : laine 100% laine péruvienne, 200m pour 100gr* et un prix tout mini pour cette qualité là (de laine, de pure laine), et un panel de couleur assez étourdissant. Elle est dite de qualité Aran, c’est-à-dire à tricoter en aiguille 5-6 mm pour faire un raccourci simple.

Qui est Anne Bonny ? : et ça c’est la minute culture. Ne saute pas ce paragraphe ça ne te fera pas de mal voyons. Anne Bonny est la fille illégitime d’un propriétaire de plantation en Caroline du Sud, épouse mais aussi maîtresse de pirate, le sang chaud, un caractère bien trempé, un brin espionne,… une fille pas recommandable en somme mais qui avait l’art de faire de sa vie une véritable épopée.

L’histoire ne dit pas si elle aimait particulièrement le orange, mais c’est en tout cas la couleur qui lui est attribué par la Maison Tricotée (chaque couleur porte le nom d’une femme célèbre).

Un KAL (Knit-along) est organisé du 22 novembre au 31 janvier par la boutique pour faire découvrir cette nouvelle laine locale québécoise et ainsi montrer son potentiel pour une quantité de modèles. Les amateurs du Jacquard sont d’ailleurs bien servis avec le nombre de couleurs disponibles. Vous pouvez voir les réalisations sur Instagram grâce au hashtag #kalcasa .

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Modèle : Bloomsbury de Svetlana Volkova (patron payant 6.50 $ USD, disponible en Anglais, Russe et Italien). Il existe le modèle pour enfants aussi séparément.

Fil/Aiguille : la laine Casa de la Maison Tricotée, en aran, 100% laine peignée. Lors de ma première visite pour voir et toucher la laine en grosse bobine (elle est vendue au poids), j’étais encore un peu sceptique, j’avais peur qu’elle gratte un peu, comme certaines pures laines. Une fois mise en bobine, plus lâche, l’impression s’est estompée. Encore plus lorsque je l’ai tricoté. Un rendu doux et régulier lors du tricotage, mais encore plus après le blocage (lavage) et à force de le porter. Un peu de bouloche sur les premiers portés, mais c’est le lot d’une laine 100%. Et rappelons que pour son prix, c’est un moindre mal.

ÉDIT : En termes de quantité, c’est là que j’ai été très surprise. Pour la plus petite taille que je faisais, le modèle préconisait 840 yards/770 m et je n’avais utilisé que 645 yards/590 m ! Une sacrée différence qui ne pouvait pas venir uniquement des côtes réduites. Donc un conseil, si tu te lances dans ce pull avec un reste de laine chez toi, ne prends peut être pas au pied de la mettre le métrage  préconisé. Ou alors comme moi pense déjà au projet que tu pourras faire avec ce reste conséquent (incorrigible Perrin).

EDIT 2 : la laine, lancée sur un ratio de 160m/100gr, a été réévaluée à 200m/100gr (voire plus?), ce qui semble plus en adéquation avec les restants de laine que nombre de testeurs avaient. Après avoir rallongé les manches 3 mois plus tard de deux motifs, j’ai finalement utilisé 695 m, 758 yards soit 315g de laine Casa.

Taille : j’ai réalisé un XS en réduisant ma taille d’aiguille de 0.5 mm pour faire correspondre mon échantillon de cette laine avec ce modèle. Je voulais aussi être sûre que le pull serait prêt du corps, pour garder le bénéfice de la dentelle et sa transparence sur la peau. Avec une mini-poitrine, je voulais aussi éviter que ça baille devant.

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Réalisation/modification : Outre le changement d’aiguille pour réaliser ce pull, je n’ai fait qu’une modification majeure qui se répète sur le col, les manches et le corps du pull : le nombre de côtes. J’ai réduit de moitié le nombre préconisé (8 rangs au lieu de 16, avec le recul peut-être que j’aurai pu en faire 12 maxi). J’ai adapté bien entendu la longueur des manches et du corps en conséquence.

Une autre particularité faite sur le modèle : quand on termine manche et son motif, j’ai rencontré un problème de nombre de mailles. Le motif démarre sur 36 mailles et finit sur 34, or pour faire les côtes 2/2 du bout il vous faut un compte impair de double-maille (c’est confus là non ?) pour enchaîner les 2 envers et 2 endroits en rond. Avec 34 m, tu l’as dans l’os, j’ai donc réparti 2 diminutions supplémentaires pour tomber à 32 et éviter un petit effet collerette  disgracieux…

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A titre indicatif, j’ai répété le motif dentelle 21 fois au total sur les manches et 18 fois pour le dos.

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La particularité de ce pull est vraiment dans la construction top-down (du col vers la taille) avec des augmentations au centre du devant du pull qui monte le “yoke”. 

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A la question : mais qu’est-ce que tu fiches dans la neige en décembre à Montréal avec un pull à trous ? je peux te répondre que même à trous le pull est extra chaud avec cette laine Casa. Ou alors c’est la gamine qui est affalée dans la luge que je traîne qui me fait monter en température. Ou alors c’est son sourire qui me fait fondre ?!… ouais peut-être bien. Mais le pull est extra je l’ai porté di-rect ! Et ça c’est une grande preuve de satisfaction. Je le porte même un peu trop, il va avoir besoin d’un petit traitement anti premières bouloches.

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On termine bien l’année 2015 non ? Ça motive pour la suite ! 2016 s’annonce canon.

*lancée sur un ratio de 160m/100gr, elle a été réévaluée à 200m/100gr (voire plus?), ce qui semble plus en adéquation avec les restants de laine que nombre de testeurs avaient.

Strasbourg pour les bouts d’choux

J’ai toujours pensé que les chaussons pour bébé étaient d’une utilité très modérée. C’est surtout parce que ces maudits chaussons ont la fâcheuse habitude de se faire la malle/prendre la tangente/décalisser dès qu’on a le dos tourné.

… mais ça c’est surtout pour les modèles sans cheville (tu sais avec la petite bride que personne ne déboutonne). C’est très mignon je vous l’accorde mais un bébé qui croise les pieds, ce sera vite un bébé mono-chausson !

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Et puis parce que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, et puis aussi à cause de l’arrivée imminente de tout plein de bébés dans mon entourage (j’update grave dans le grade de Matante…), j’ai craqué devant la proposition d’Annabelle du blog Anna et les petits choses qui recherchait des testeurs/testeuses pour son nouveau modèle de chausson qu’elle voulait partager sur le web. C’est bien de partager, mais c’est mieux quand le patron est exact et compris par tout le monde.

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Modèle : Strasbourg d’Anna et les petites choses

Taille : Naissance – 3 mois

Fil : pour cette version, j’ai pris du fil Pingouin appelé Pingoclassic, pour sa facilité de lavage, son colori bleu légèrement turquoise et parce qu’il m’en restait après le cardigan Maile Sweater d’Ilana. 45 m de fil seulement pour les deux ! Ça permet aussi d’utiliser astucieusement les chutes de laine qui trainent !

Réalisation/modification : Tout est très simple, et bien expliqué. Les débutantes peuvent se lancer et les confirmées apprécieront aussi l’enchaînement simple et instinctif des étapes. Sans prise de tête !

La version du patron est disponible en français ET en anglais ! (Soeurette si tu me lis…)

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Vous pouvez à partir d’aujourd’hui retrouver ce patron sur Ravelry ou directement sur le site d’Annabelle (qui regorge de patrons gratuits adorables).

J’ai testé : je teins ma laine moi-même !

A force de baver devant les écheveaux colorés tous plus pimpants et alléchants les uns que les autres de Julie Asselin (couleur Pressée à froid, je te veux!), il fallait bien que ça arrive !

Quelques clics judicieux sur le net, et mon amie Clelola et moi-même nous sommes mises dans la peau des petits chimistes. Alors si toi aussi tu as toujours rêvé d’avoir le Kit complet et que tu as toujours fait chou sapin blanc, cette revanche est la tienne.

Nous avons suivi les explications données par le site Intheloop.fr. Le site a fermé mais les articles sont toujours accessibles, hourra !

À l’occasion de l’anniversaire de notre compère Taloline, nous avons investit sa maison (et son micro-ondes) avec des pelotes d’Illimani Royal I (alpaga tout doux !) et des Shelridge Yarn (Merino mon amour !) blanches non teintées, achetées à la Maison Tricotée toute proche (merci Ariane pour la misde de côté et le motus préservé).

Pour la technique, je vous laisse vous renseigner sur l’article d’In the Loop, mais sachez que le plus dur dans l’histoire c’est encore de se décider pour une couleur.

Présentez armes !
Tu fais tes mélanges avec des doses de colorant alimentaires. (les M&Ms c’est pour trouver l’inspiration bien sûr)
On imbibe l’écheveau avec les variations de couleur choisies.
Une fois terminé, on l’essore légèrement. C’est la partie magique, le liquide qui s’écoule est totalement transparent, la couleur a fixé complètement sur les brins de laine.
Et hop au four à micro-ondes !
La fournée du jour !
Attention en les sortant du sac. Bien attendre que ce soit froid, et ne pas manipuler encore chaud (genre secouer le sac) pour ne pas que cela feutre.
Et voilà le résultat de votre Perrin !
Attention, ce genre de petite activité est euphorisante, mais il faut être une pro pour teindre deux écheveaux de la même manière et surtout savoir ce que ça rendra une fois tricoté. je retenterai pourtant l’expérience sur un fil moins onéreux, histoire de comprendre les différentes techniques et tester encore des associations de couleurs (les cours avec Mr Betancourt au collège sur les couleurs primaires sont loin loin loin)

Et là dernier dilemme, quoi faire avec ? Après avoir commencé, hésité, défait, hésité autour du col Leaving Cowl , je vais finalement monter uniquement du point de riz. À effet moucheté, mieux vaut choisir la simplicité 🙂 Work in progress !

Le test de la souris

On est lundi matin, il est 8h40 et j’ai facile 1h30 devant moi (God-save-cet-enfant-qui-dort) pour vous raconter comment ma dinguerie ès tricot a été une fois de plus récompensée…
Non, non, non je n’ai pas craqué en tricotant les requêtes bizarres et au combien perturbantes du Duc, accompagné de mon accompagnatrice à la naissance : placenta en jersey, ou téton au point mousse, ne passeront pas par mes aiguilles (oh beurk).
J’ai tricoté un cardigan… et une robe…. pour une souris !
Quand tu réalises que tu fais un échantillon et que d’habitude tu n’en fais jamais et qu’il sera plus grand que le cardigan/la robe au final, tu te dis que tu es grave…

Tu te dis que tu es grave… mais tu le fais quand même et là t’es une cause perdue.

Je ne pourrais pas vous mettre de lien cette fois-ci pour le patron car il n’est pas encore diffusé. Il s’agit d’un test pour la créatrice Céline Barbeau (mais si tu la connais c’est la madame de La Maison Tricotée de Montréal) qui va éditer un joli livre de contes illustré, dans lequel vous pourrez retrouver l’une des protagonistes Souris. Tu peux aussi juste lire le conte sans la tricoter mais avoue que c’est bien d’allier les plaisirs. Et une Souris, c’est bien connu ça porte une joli robe, et un gilet pour le soir…
J’avais déjà réalisé un test pour Letipanda pour le fameux Golden Wheat. Je m’étais dit plus jamais, au grand jamais, je ne referai ça, tellement ma petite confiance dans le tricot en avait pris un sérieux coup mais je me suis vite remise, mais c’est une autre créatrice et surtout une autre taille de modèle !
Quelques petites interrogations se posaient, si on se met dans la peau d’une novice-novice qui s’attend à être prise par… l’aiguille rang par rang, mais du archi fluide pour les autres.
Et j’ai trouvé ça super plaisant à tricoter. Oui oui oui, même quand il fallait relever les mailles sur les bords du cardigan pour faire une bande de boutonnage (WTF !). Si t’as des loupes qui traînent, chausse-les.
Le bas de la robe est en dentelle pour ajouter une technique un peu différente. Elle couvrira votre main car la souris est une marionnette !
Pour ce test, j’ai pioché dans ma réserve et force est de constater, que je n’avais pas l’embarras du choix côté taille de fil. En effet, il fallait du fil fin, type Fingering, qui se tricotera en 2,5 mm. Comme je n’ai pas vraiment l’habitue de tricoter si fin, j’ai fait consciencieusement mon échantillon et constaté que les nombres de mailles et rangs demandés faisaient bien un carré de 10cm sur 10 (ou 4 pouces). Banco, on part alors avec la pelote de vieux rose 50 % laine, 50 % acrylique de chez Pernelle : la Super Dim Dam Fin
Super, elle n’en a que le nom car elle n’est pas très agréable à tricoter, gratte un peu (même si après blocage elle s’est adoucit grandement)…L’étape du blocage avec épingles est indispensable pour faire apparaitre la dentelle correctement (et j’ai pu mieux le faire…):

Pour ces deux vêtements, vous n’utiliserez seulement :
– 16 grammes de laine, soit environ 77 yards/70 m. Oh boy ! et dire que j’en ai 8 pelotes….
– 3 boutons mini mini pour le cardigan et 2 pour la robe
– 2 boutons pressions à coudre mini pour la robe
– une aiguille à coudre est indispensable !
La sortie du fameux livre, intitulé La Voleuse de petites misères, est prévue pour août 2015, je ne manquerai pas de vous en informer !Quelques photos supplémentaires pour se rendre compte de l’échelle finale (et je vous assure que je n’ai pas de gros genoux)