Un soupçon de Saf[f]ran

Mon goût pour le jacquard a débuté il y a deux ans. Un chalet entre amis, un canapé confortable, des chutes de laines en pagaille et je réalisais le béguin Merriment. Un bel entraînement pour comprendre la technique sur des rangs courts, le jeu de l’enchaînement des couleurs et la tension idéale à appliquer. Avis aux débutantes !

Excès de confiance ou bouillonnement d’hormones plus tard je me lançais dans le pull Stasis. A combiner avec la naissance d’un bout de chou, j’étais un peu maso, mais il me fallait un tricot défi, pour me prouver que je savais faire plusieurs choses en même temps en plus d’allaiter . C’est toujours mon pull réconfort même si il est devenu oversize/bien trop grand depuis le départ en vacances de ma poitrine… Cet hiver ils vont se retrouver, enjoy !

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Modèle : Pendant que certains se lancent dans la période de plantation du safran (coucou BIAO du Domaine de Gauville 🙂 ), moi je me suis lancée sur le Saffran Cardigan de Nicolina Lindsten sous la marque Docksjö Design

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Fil : les deux couleurs étant croisées sur l’intégralité du modèle, je voulais prendre le même fil/même marque pour les deux couleurs. J’ai opté pour la laine CASA, 100% laine qui s’adoucit grandement au blocage et surtout lorsqu’elle est portée. Mon pull Bloomsbury est un de mes chouchous pour cela ! 340m de jaune Benoîte Groult et 130m de blanc Elizabeth Zimmerman.

Le steeking est la technique qui consiste à couper le tricot pour transformer un pull en cardigan, il est fait avec une laine contrastante, pour ne pas risquer de couper par erreur le mauvais brin. (je vous en parle plus bas) Il s’agit de Berroco Vintage, utilisée pour un bonnet d’enfant. Les chutes c’est formidable !

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Taille : réalisé ici en taille 3 ans soit 98 cm, il est disponible de la taille Nouveau-né (il me fait de l’oeil aussi) jusqu’au 13 ans soit 162cm…. eh ! mais c’est justement ma taille le 13 ans. Oh oh oh ! Ma grande fille culmine à 87 cm à presque 3 ans, la bonne blague, elle le mettra cet hiver à souhait et surement le suivant. Bon calcul Perrin ! mais non je ne coordonnerai pas mes vêtements à ceux de ma fille…

Réalisation / modifications : j’ai essayé au plus possible de coller au patron. Je dis “essayer” parce que les explications ne sont pas un exemple de clarté ni de logique. Le libertés à prendre sont avec la grille essentiellement. On est laissé un peu seul et les manches sont même carrément un peu aléatoire. Faire et défaire, lot de ce petit projet.

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Après blocage je confirme mon hésitation sur le nombre de mailles relevées pour les bandes de boutonnage. Il en manque peut-être 2 ou 3 et c’est un peu dommage. Aucune indication dans le patron, ils disent juste d’en relever autant de chaque côté : une révélation pareille c’est assez dingue !

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La technique du Steeking : c’est là la grande découverte de ce patron.  Le patron de ce cardigan se tricote en pull, soit en rond continu. On relève ensuite deux parties en côtes pour faire des bandes de boutonnage et ensuite on doit couper au centre !!! Rhaaaaa !

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Ma copine Eva l’avait déjà fait pour un modèle adulte Angry Sleep cardigan et un enfant Gilipeysa, je lui faisais donc confiance pour m’épauler lors de cette délicate étape. Le patron préconise la méthode qu’elle connaissait, soit celle du passage sous la machine à coudre. On fait deux coutures droites ou zigzag pour tenir les mailles de cette partie centrale éphémère, on coupe, puis on enferme les deux petites parties latérales dans un ruban pour tenir bien le tout.

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Au final, Ariane de la Maison Tricotée m’a parlé d’une autre technique, celle qui associe tricot et crochet (elle vous parle de tout sur le blog de la MT dès la rentrée !). On monte une bande de mailles serrées de part et d’autre de la maille centrale de la bande de steek. On coupe ensuite et comme par magie, cela tient bien les mailles coupées, et comble de bonheur ça rabat les bandes vers l’intérieur. Le résultat souhaité à savoir la séparation est bien finie et bien plus rapide. Option testée et approuvée !

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Ce que j’ai aimé : Outre le design général et la couleur choisie (platement copié sur le modèle présenté), j’ai aimé associé deux laines épaisses, ce qui donne un effet veste, parfaite pour nos saisons. La bande de côtes en bas et aux poignets est très agréable autant à l’oeil qu’à la tenue.

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Ce que je n’ai pas aimé du tout : la rédaction du patron ! Je ne vais pas sacrer ici mais j’en suis vraiment pas loin ! Ce n’est clairement pas un patron très accessible aux tricoteurs du dimanche, sans sens de la débrouille. J’ai appris à me détendre de ma rigueur habituelle, pour vraiment obtenir un gilet portable à la fin. Le problème comme expliqué plus haut, vient de la grille du jacquard qui ne s’adapte pas vraiment aux diminutions de l’encolure/yoke. J’ai essayé au plus possible de ne pas démarrer de flocon si il allait être mangé par le raglan, mais ce n’est pas toujours le cas. Rien de rédhibitoire j’adore ce mot pour l’oeil mais ça peu chiffonner les maniaques de la symétrie et du plein.

Pour les manches c’est là aussi le néant total. Tu ne sais pas bien nagé et on t’appuie sur la tête ! Les indications du motif sont difficiles à comprendre. Je suis partie en mode freestyle après avoir défait les 8 premiers centimètres de manches, une bonne dizaine de fois.

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Au final, j’ai choisi des boutons bois plutôt foncés travaillés dans un style proche des flocons, trouvés chez J & L Couture à Montréal. Après essai avec des clairs, ça jurait limite même plus qu’avec des foncés. Je suis emballée.

Je l’aime vraiment beaucoup et le regarde dans la penderie tous les deux jours tellement il me plaît…

Vais-je flancher et m’en faire un aussi, malgré ce patron pas écrit Perrin-Friendly ?

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J’ai le Béguin pour Septembre…

La famille Perrinpimpim s’agrandit en fin d’été et passées les premières angoisses et retenues, je commence doucement à lorgner les modèles pour mini-humains et préparer un joli trousseau à ce bébé de septembre. Fille ou garçon, c’est vraiment la dernière préoccupation pour le Duc et moi, on tranche dans le mixte comme toujours, car on goûte très peu le rose girly dont on veut systématiquement affubler les fillettes, ni la triste sobriété qu’on croît devoir imposer aux petits garçons ou alors camions et dinosaures.

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Modèle : Béguin Pierre Louise de Emilie Luis ou l’Atelier Emilie en taille 0-3 mois.

Fil : Basic Merino des Laines Katia, couleur Taupe (67m/74 yds) et la Pure nature de Bergère de France couleur Jonquille pour le pompon. J’ai déjà utilisé la Katia pour un petit pantalon et je sais qu’elle a tendance à bien se détendre. Une chance que les hivers durent par chez nous. 70m de fil ont suffit !

Réalisation / modifications : pas de modifications pour cet adorable béguin qui a fait l’unanimité parmi toutes les personnes l’ayant tricoté. La seule difficulté pour moi a été de bien me souvenir de serrer la première maille pour le démarrage des noppes. Sinon celle-ci est plate et sans forme ni rebond.

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Ce que j’ai aimé : la rapidité d’exécution de ce modèle, mais je pense que le voir porté sur notre bébé sera vraiment le nec’plus ultra. Ça m’a légèrement donné envie de finir toutes mes chutes de laine dans ce modèle, mais tout le monde ne goûte pas ce style alors je restreints mes pulsions.

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Ce que j’ai moins aimé : nothing at all ! C’est un succès !

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L’été est déjà moitié passé, nous espérons que Septembre sera synonyme d’un bel été indien digne de ce nom. Sinon le moral des Québécois sera vraiment pas folichon… Les fraîches matinées, nous pourrons nous balader avec un petit pompon jaune dodelinant au sortir de l’écharpe autour de nous.

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Entrechat Bonnet, un test pour Frogginette

Ma période de repos à la maison est mise à profit pour compléter la liste des 1001 choses que je remettais au lendemain. Pour pimenter un peu la chose, je m’autorise à consulter les appels au test qui apparaissent sur les groupes et sur Instagram. Sans me mettre la pression pour autant, je me suis lancée dans celui du Goten de Maman Crotte sans trop regarder à la date de rendu des copies. Un brin de pression plus tard j’étais dans les temps mais j’ai appris de mes erreurs frayeurs. Celui-ci était pour un bonnet et avec un délai largement dans mes cordes. Bingo ! il m’a fallu une soirée pour le terminer.

Modèle : Worsted Entrechat Bonnet de Lisa Chemery alias Frogginette, c’est-à-dire le patron avec un fil assez gros pour être tricoté en 4-5mm. J’ai réalisé la taille 12-24 mois et utilisé 90 m. Il existe aussi avec un fil Fingering et un fil DK et peut-être acheté seul ou dans un e-book pour obtenir le même patron mais selon trois sortes de fils différents (fingering-dk-worsted)

Fil : Lamb’s Pride Worsted de Brown Sheep. C’est un mélange très doux de laine et de mohair. J’avais réalisé un pull Flax pour mon neveu Robin, puis ajouté ce fil dans mon bonnet jacquard Pasture and Woods et celui du Duc : Oak Leaf Beanie. C’est un fil chaud et doux, un peu pelucheux.

Réalisation / Modifications : Je connaissais la designer Lisa Chemery, grâce à ses patrons comme le manteau Latte Baby réalisé deux fois pour les manteaux d’automne ou celui de robe Summer into Fall que ma copine Taloline avait réalisé pour ma fille. Elle en était très satisfaite, moi aussi, la coupe flatteuse et les explications claires. Je pouvais y aller les yeux fermés. Et j’ai eu raison ! Le patron en test était parfait et n’a récolté que quelques remarques et ajustements pour la rédaction.

La construction du béguin est simple et part du front vers la pointe arrière. Puis on rajoute une i-cord sur les contours. Il faut juste s’assurer que la partie avant les diminutions soit bien haute pour offrir une profondeur satisfaisante au bonnet… et avoir les côtés du visages suffisamment couverts (ne pas oublier qu’il fait -20 chez moi l’hiver = vive la Cold Cream).

Ce que j’ai aimé : le design me paraît assez mixte (surtout pour une version plus baby qu’enfant) et aussi la finition en i-cord devant et au cou qui donne un arrondi et un rendu très propre. Monica, sors de ce corps.

J’ai mis un soir à la réaliser dans sa plus grande taille

devant une bonne série : gros point positif !!

Ce que j”ai moins aimé : esthétiquement je cherche toujours à voir un modèle avec des diminutions de l’arrière de ces béguins sans des bords saillants. Je n’ai pas encore trouvé de techniques pour que ce soit bien arrondi. Peut-être est-ce impossible, ou alors suis-je juste un peu trop perturbée dans ma tête c’est sans doute ça ceci dit. Cela s’adoucit une fois sur la tête du bambin par contre !

Le bonnet de la demoiselle pour l’hiver prochain est donc fait (même si le Quynn de l’an passé est encore largement portable). Ma to knit list avance !!

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Cardigan Goten

Lorsque qu’un patron de tricot (comme de couture) est mis à disposition du grand public, qu’il soit payant ou gratuit, il a généralement été tricoté de nombreuses fois. Et c’est ce qui va garantir que peu ou pas de coquilles demeurent dans les explications. Les designers de ces patrons font donc appel à toute leur patience pour tester les différentes tailles mais aussi à leurs ami(e)s ou à des testeurs/testeuses sélectionnées ou tout simplement volontaires.

Pour ce modèle, je n’ai pas hésité longtemps et pour plusieurs raisons. La première, j’ai tout intérêt à produire un petit modèle pour les premiers mois de mon bébé à venir, mais aussi parce que la designer en question est prolixe et produit de nombreux modèles. Elle est aguerrie à gérer un test et ses réponses et ne débute pas en tricot (ça promet des grattages de tête en moins). Puis non des moindres, j’ai réussi, malgré le décalage horaire à voir le message à temps avant que la horde de testeurs habituels soit déjà sur les rangs ! Ben oui quand tu as 6h de décalage avec l’Europe et que tu travailles des horaires de bureau classiques, tu rates souvent le coche.

Modèle : Le cardigan Goten de Marianne Munier, connue dans le petit monde du design tricot sous le pseudonyme Maman Crotte. Il est disponible de la taille naissance à 18 mois. Le même modèle existe ensuite pour les tailles 2 ans au 12 ans sous le nom Gohan.

Le modèle est payant mais a la particularité d’être vendu au profit exclusif de la Lutte contre le cancer, comme tous les modèles de Marianne Munier. Les bénéfices sont reversés intégralement pour la recherche. Un geste fort, noble et qui mérite d’être encouragé.

Taille : J’ai réalisé une taille 3 mois. Je trouve que le modèle taille juste voir un peu plus grand, surtout si la poussée de croissance fulgurante de votre bébé est plus tardive.

Les dimensions finales de mon cardigan après blocage sont :

  • Largeur de corps : 23 cm
  • Hauteur bas vers emmanchures : 17 cm
  • hauteur de la bande de boutonnage : 24 cm
  • Manche du bord à l’encolure : 30 cm
  • Manche du bord à l’emmanchure (aisselle) : 15 cm
  • Largeur de manche : 8,5 cm

Fil : après l’avoir utilisé une première fois lors du Rocky Pants, j’ai opté pour la Baby Merino de Drops, j’ai acheté une nouvelle pelote pour compléter le reste dont je disposais. J’ai utilisé des aiguilles 3.5mm puis 3.25 pour les les côtes (car je n’avais que cela sous la main) pour un total de 290m/315 yds de fil.

Boutons : c’est là la touche émouvante de cette réalisation. J’ai utilisé des boutons en étain “argentés” donc, signés “équipements militaires” trouvés dans la boîte à boutons de ma grand-mère, récupérés vraisemblablement sur les uniformes de mon Papi durant l’occupation ou son service miliaire. Les racines picardes ressortent à 6000 km de la ferme familiale, pour un futur bébé après une génération aujourd’hui disparue. J’ai utilisé 6 boutons pour ma part dans un diamètre légèrement plus gros que préconisé pour garantir de garder le gilet fermé.

Réalisation / modifications : Ce modèle de gilet se démarre par un montage provisoire au col et se tricote du haut vers le bas. Un raglan pour former la poitrine et des manches qui se continuent ensuite. Pas de couture non plus pour les bandes de boutonnage ou d’encolure, celles-ci sont relevées directement sur le corps et le montage provisoire initial. Pas de modifications à prévoir, le corps est suffisamment ample pour permettre d’habiller un bébé facilement. La longueur du corps semble correcte, ainsi que les manches, même si j’avoue avoir un peu oublié la taille estimée d’un petit bébé de 3 mois. Mon premier bébé était du modèle crevette !

Ce que j’ai aimé : La phase de test a été plaisante, les échanges nombreux et constructifs entre les différents testeurs. J’aime particulièrement le côté mixte du modèle. Je n’aime pas particulièrement les vêtements genrés tant par leur couleur que par leur style/coupe. Oui au gris/sombres pour une petite fille, oui aux torsades pour un garçon… J’aime les détails comme le cou resserré bien haut. Je trouve souvent que les cardigans d’enfant sont trop décolletés, les tee-shirts dépassent alors sans arrêt (problème existentiel j’avoue). Je vois aussi tout à fait le modèle dans une version coton bien plus printanière !

Ce que j’ai moins aimé : la partie de relevage des mailles pour les bandes de boutonnage n’est jamais une partie de plaisir. Ne pas donner de nombres précis de mailles entre chaque boutonnières m’a un peu mis dans une position incertaine. J’ai calculé le nombre de mailles relevées sur la hauteur, et j’ai déduit de quelques mailles pour le haut et bas du gilet puis diviser les mailles restantes par 5 ou 6 suivants le besoin de fermeture serrée entre les boutons. Un peu trop de devinettes et de calculs pour un débutant et un risque de tout de voir démonter pour tenter un autre calcul une fois la bande terminée et un aperçu de son rendu.

C’est donc un modèle que j’ai aimé testé tant pour son aspect final que pour l’expérience du test qui a été plutôt détendue et bien encadrée. C’est avec plaisir que je m’y risquerai de nouveau pour cette designer. Sans compter sur la dimension altruiste de son travail.

J’ai hâte de voir ce petit modèle porté dans la froidure de l’hiver canadien, lové dans nos manteaux en plumes. Mais avant c’est l’été, ok ?!

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Pavement, ou la tentation du fin du fin !

Quand Emilie et Paule ont lancé le KAL (knit-along) du fameux chandail en fingering, j’ai vu là un beau prétexte pour me relancer dans un pull/chandail/sweater tout fin comme j’avais pu faire le Princess Fiona l’an dernier. Un modèle que je porte très souvent tant j’apprécie le côté léger du rendu final, fin, le motif délicat et en même temps le côté chaud du mérinos.

Modèle : Pavement de Veera Välimäki. Il s’agit d’un modèle payant disponible du XS au XXL.

Taille : Je ne me suis pas laissée berner cette fois-ci. En prenant mes mesures, j’ai tendance à devoir faire la taille XS, mais je lave généralement ce type de pull avec du nylon dans le fil directement en machine (programme délicat pour les pulls et pas trop nombreux en même temps pour éviter le feutrage), et mes pulls ont tendance à rétrécir un petit peu. Il était donc important que je vois suffisamment grand et pas trop hyper ajusté. Le volume de mon buste étant également sujet à augmentation à l’automne, je voulais assurer mes arrières, ou avant, enfin bref tu comprends… J’ai donc fait la taille S, en ajustant mes aiguilles pour être en accord avec l’échantillon voulu et suis donc partie sur des aiguilles 4 mm (au lieu de 4.5mm) et 2,75 mm pour les parties mousse (au lieu de 3 mm).

Fil : On ne change pas une équipe qui gagne et je persiste dans mon coup de coeur pour la Riverside Studio Merino Sock qui contient du Nylon (aka fil à chaussettes). Le fil est bien tordu, résistant et les nuances de couleurs me plaisent beaucoup. Le coloris est Indigo, une tuerie dénichée à la Maison Tricotée !

Réalisation / modifications : Pas de modification hormis le changement d’aiguille (mais votre Honneur c’était pour convenir à l’échantillon !) J’ai conservé la longueur totale qui rajoute du drapé grâce à l’aisance positive imposée. Il vaut mieux être plus taillée comme un phasme que comme une bille pour ce type de coupe. Je garde mon optimisme pour dans quelques mois et fait appel à une gentille copine pour jouer les modèles du jour.

Une autre copine me surveille de près pour que je ne porte pas le pull avant de retrouver ma ligne. Je risquerai de le déformer en l’étirant au niveau du ventre et créer une “poche” disgracieuse” à cet endroit par la suite. Après quelques incartades à la maison, promis il est rangé Caro !

Ce que j’ai moins aimé : La meeeeeerrrr de jersey pour le corps des emmanchures au bas du pull. C’est assez monotone mais garanti la forme boxy… En fingering il a fallu s’armer de patience et de nombreux trajets en metro/bus jusqu’au bureau… Pas de diminutions pour le corps c’est un tube tout droit.

Ce que j’ai aimé : sa construction en Top-down, du haut vers le bas, avec cette formation si particulière des épaules. J’ai eu quelques doutes au départ mais sitôt qu’on démarre le corps sous les emmanchures, le tout s’harmonise bien et les proportions correspondent bien la taille souhaitée. J’ai aimé aussi manipuler ce fil si agréable et qui s’adoucit grandement encore au blocage. (mais je ne crains pas du tout).

La finition du bas du pull en vague est assez simple à réaliser. Et apporte un côté non-strict et cool que j’aime aussi particulièrement.

Étrangement je ne regrette pas d’avoir conservé la taille 3/4 des manches qui ajoutent à la finesse du modèle (là je parle du patron, pas de moi ^^). Les finitions point mousse des extrémités du pull est aussi une belle découverte.

Le printemps est désormais lancé (oui enfin on est sur le bord…) et c’est le vêtement parfait pour cette période, porté sur des sous-vêtements seuls ou un petit débardeur/camisole. L’avantage avec notre automne (été indien) c’est que je pourrais me rattraper rapidement en octobre ! Vivement !

Rhha mince j’ai encore fraudé Caro !!

La Colorful Wedges baby Blanket, une couverture pour un baby de printemps…

Les cadeaux de naissance peuvent parfois se révéler difficile à choisir lorsqu’on souhaite cerner les besoins des futurs parents. Lorsque c’est un deuxième enfant, encore plus… J’hésite souvent à choisir un vêtement pour un bébé naissant, ne connaissant pas soit le sexe de l’enfant, soit sa corpulence de départ (oui j’associe le plus possible avec la saison). Un accessoire c’est le bon moyen de toucher juste et un accessoire que le poupon pourra garder dans le temps c’est encore plus viser juste.

Pour une demoiselle naissant début avril, nous étions deux amies à vouloir lui tricoter quelque chose. Associer deux tricoteuses n’est pas forcément facile (tension de fil, temps dispo, modèle), nous avons opté pour un trousseau. Mon amie a pris le bonnet façon bébé du tuto de Rita le Chat, et un prénom en tricotin, je gardais dans ma cour la couverture (avec un choix partagé pour le modèle et les couleurs).

Modèle : Colorful Wedges baby Blanket de Purl Soho tricotée en aiguilles 4.5 mm.

Laine : A la différence de ma couverture au point mousse type Hudson Bay, j’ai utilisé une seule gamme de fil, pour éviter de me creuser la tête. Avec ma compère Marjolaine, nous avons donc fait notre choix parmi la très large gamme de Patons pour la North America Canadiana. Le choix d’un fil acrylique n’est clairement pas anodin pour des parents enclin à laver fréquemment cette couverture sans soucis de rétrécissement, ni de feutrage.

Quantité utilisée : Principale : 600m/660 yds + chaque couleur insérée : 160m/170yds (4 couleurs choisies au final)

Réalisation : C’est un peu un projet de marathonien mais avec une touche de fantaisie. On tricote en point mousse donc toujours à l’endroit. Je me remercie de ne savoir alors que tricoter en mode continental pour le gain de temps, mais on ajoute une fantaisie avec des rangs raccourcis réguliers pour former des triangles alternés entre couleur principale et secondaire.

Et là c’est le drame … J’avais démarré mon ouvrage sur 150 mailles comme l’indique le modèle, mais avec une aiguille bien plus grosse que préconisée alors. Je me suis alors retrouvée avec une bonne largeur mais une hauteur minable après mon premier triangle. J’allais me retrouver à ce rythme avec une couverture totale de la taille d’un paillasson et des restes de laine conséquents. Ayant utilisé tout juste la moitié j’ai fait le pari fou de faire un second triangle coloré de chaque couleur (en troisième triangle) mais ce fut un gros raté/fail, je n’ai pas eu assez pour finir complètement la répétition….

Et là, j’ai donc tout détricoté… pour remonter le tout sur 130 mailles et suivre cette option pas si bête de prime abord mais irréalisable sur les valeurs de départ. La largeur est encore fort suffisante et donne une longueur agréable pour poser un bébé mais également couvrir le lit d’un enfant qui grandit. J’ai tout de même supprimé la dernière couleur prévu (un vert/bleu canard profond) pour éviter d’avoir une longueur trop grande, par rapport à la largeur.

Le papa de cette petite fille née début avril a toujours conservé la couverture de sa naissance, qui trône fièrement sur le lit de sa fille aînée. J’espère sincèrement que cette petite fille saura la conserver.

Les deux compères tricoteuses ont eu plaisir à l’imaginer et encore plus à l’offrir comme cadeau de bienvenue dans le quartier une semaine après la naissance de cette demoiselle !

Pretty Verde, mon gilet au long court….

Il m’aura fallu quasiment 4 mois pour finaliser ce projet tricot. Pour moi, qui suit souvent pressée de voir grandir le vêtement que je confectionne et qui le tricote frénétiquement, c’est un peu un record de lenteur.

Pour commencer, ce projet est partie d’une grosse volonté d’utiliser la laine de mon stock et notamment ces 7 pelotes de vert bien cinglant à la douceur certaine mais au devenir longtemps inconnu. Après plusieurs chandails/pulls, comme le Princess Fiona et le Sulwen, j’ai voulu retomber du côté des gilets/cardigans.

Modèle : Pretty me de Nadia Crétin-Léchenne alias NCL Knits. Un gilet à l’origine assez court, aux manches 3/4 et mots nid d’abeille, un peu modifié au gré de mes envies. Il est payant et disponible en anglais et en français.

Laine : Enfin ! J’utilise enfin ce stock de laine Katia appelée Austral, en coloris vert 81, achetée sur un coup de tête par internet (ma seule et unique fois, promis). J’ai utilisé pile poil 6 pelotes sur 7, soit 840m/920yards – 300 gr pour cette version allongée. Mes chères amies, un bonnet de leprechaun pour vos petits est encore possible !

Taille/Aiguille : J’ai réalisé la taille S, lasse de me mesurer, de tricoter la taille XS, de passer mes pulls en machine programme laine et de finir mine de rien avec des tricots un chouïa raccourcis. L’éventualité de prendre un peu d’ampleur au cours de l’année m’avait aussi traversé l’esprit, bingo ! Il est tricoté en aiguille 3.5 mm.

Réalisation/modifications : Pour ce qui est de la construction, j’a respecté à la lettre le patron. Il se tricote en bottom-up, c’est-à-dire du bas du corps en remontant jusqu’au emmanchures. On met en attente (et c’est là qu’il s’est retrouvé remisé dans une armoire 2 mois….), on tricote les manches, puis en rassemble tout sur un même niveau et on termine le tout ensemble jusqu’à l’encolure.

Mes modifications sont faites pour allonger et rendre le gilet plus couvrant. Ainsi les manches mesurent du poignet à l’emmanchure : 49 cm (soit une pelote exactement chacune) au lieu des 35 cm pour des manches 3/4 du modèle ; et le corps, avec 36 cm du bas aux emmanchures au lieu des 33 cm attendus. Il faut ainsi prévoir un peu plus de fil qu’attendu, ainsi que des boutons supplémentaires..

En effet, j’ajoute alors en rallongeant un peu le corps 2 boutons pour en obtenir 9 en tout. Je les ai choisi verts, légèrement plus foncés que la laine, pour ne pas tomber dans le bois qui aurait donné un aspect plus rustique, transparent ou vert plus clair qui aurait ajouté du clinquant sur un gilet qui a un gros besoin de discrétion, non ?

Ce que j’ai aimé : la douceur de la laine et le fait qu’il soit vraiment chaud. je le porte vraiment très souvent et son côté allaitement-compatible va lui réserver de beaux jours dès l’automne. Le motif nid d’abeilles, d’abord assez complexe, est finalement rentré dans mon esprit et j’ai trouvé une logique qui m’a fait décollé de mon patron papier (pratique dans le bus/métro). Le jeu des augmentations le long du corps donne aussi un joli tracé au vêtement qui épouse vraiment bien les courbes féminines.

Ce que j’ai moins aimé : avec le recul et en regardant les photos, je trouve que des côtes aux poignets et au bas du gilet un peu plus longues aurait été plus joli. Peut-être aussi hautes que l’encolure…

Comble de l’ironie, il a été fini un 17 mars, jour de la St Patrick ! Ça ne s’invente pas avec un vert pareil. C’était une couleur un peu risquée, même si j’aime le vert, mais qui me séduit pour son association avec le bleu des jeans. Sobriété est un peu le maître mot, pour les quelques semaines où je pourrais le porter, tant au niveau des températures, que de ma morphologie fluctuante.

Et vous, quelles sont vos dernières audaces en matière de tricot ?

  

Estella Dress, le test tricot qui voit loin !

Les test tricot sont pour moi une lubie saisonnière. Généralement je me lance et le lendemain je me dis : mais pourquoi n’as-tu pas réfléchi avant de t’engager ! mais quand on prend un engagement, on s’y tient, ou enfin on essaie de s’y tenir… #jeparlecommeunevraiemaman

Le jour où Anne Dresow derrière son compte Instagram Nordic_Baby_knits a informé qu’elle cherchait des testeurs pour son patron de robe, j’ai pas vraiment réfléchi donc et je me suis proposé. Le courriel est arrivé le soir même, j’avais la taille 3-4 ans, c’était le 26 février…

La date de rendu des devoirs était le 28 mars et bien sûr j’ai commencé ma robe le 13 mars, tsé…. J’ai donc mis un sacré coup de collier pour la finir dans les temps, rendre mes notes détaillées (parce que j’aime bien les détails) et prendre quelques photos (malgré les nuances de gris du ciel ces jours-ci).

Modèle : Estella Dress d’Anne Dresow. Le patron est en vente pour 5.90 $US et se décline en 4 tailles du 1 au 6 ans.

Fil : la CASA de la Maison Tricotée : 600 m environ. J’avais acheté ce fil pour faire un Bloomsbury à ma petite E. Puis la perspective hivernale de lui faire un pull avec des trous a pris le dessus sur mon envie et j’ai sauté sur l’occasion pour ce modèle. Le coloris gris Benoite Groult va avec tout, je dis banco ! Je garde tout de même le pull en tête…

Taille : j’ai réalisé une taille 3-4 ans pour une aiguille en 4.5mm. Attention, cela dépend vraiment de notre façon de tricoter. Les autres testeuses ont souvent dû passer par le 5mm voire 6mm. J’ai donc fait un échantillon pour être sûre. J’ai une petite fille de 2 ans 1/2 à la maison à ranger (au sens figuré attention) dans la case petit modèle, mais je pense qu’on est pas si loin de sa taille. Je dirai qu’il faut considérer que le patron taille petit ou juste la taille 3 ans. Je vous confirmerai l’hiver prochain ou pas.

Réalisation / modification : pas de modification à mon actif comme chacun des tests que je réalise. La réalisation ne présentait pas de difficulté particulière, hormis le montage des picots en début de jupe et des manches qui me laisse encore quelques interrogations. Le rendu général donne bien, c’est le principal.

Je n’ai pas pris de photos de dos, mais elle se compose d’une petite ouverture sur deux boutons en haut du dos. Discret et tout simple.

Ce que j’ai aimé : son côté colorblock ! C’est d’abord parti d’une flemme intense d’aller chercher de la laine contrastante pour associer à ce gris Casa, à cause d’une énième tempête de neige dehors. J’ai finalement pris tout mon stock plus 25g d’une amie voisine (de sa laine, confondez-pas). Au final, je préfère nettement cette version unie moins tape à l’œil que des combinaisons à assortir avec collants (ma phobie ultime).

J’ai aimé aussi la ligne délicate de la taille et des emmanchures dessinées par le patron.

Ce que j’ai moins aimé : la construction bottom up, c’est-à-dire du bas vers le haut… il faut dire qu’en ce moment je les cumule. Raccorder des manches au corps n’a de satisfaction que de voir l’ensemble réduire rapidement.

La réduction à la taille est un peu au petit bonheur la chance. Pour répartir le nombre de diminutions demandées, je m’y suis reprise à 5 fois pour avoir un rendu harmonieux. J’ai même mis à contribution le Duc pour confirmer mon calcul mathématique hasardeux.

En détaillant le patron lors de sa réception, j’ai eu peur de tricoter une robe en si grosse laine, peur d’obtenir un rendu grossier et lourd. Je pense que finalement sur une taille et fillette 3/4 ans cela passe bien. J’ai plus de doute concernant les plus petites tailles (surtout pour les manches dont les mesures en largeur sont identiques pour toutes les tailles…).

Je retourne à mes encours !

J’ai plusieurs articles de retard proche de la publication, promis !

Duo tricot pour jumeaux !

2017 a commencé sur les chapeaux de roues et j’ai été un peu emportée par les nouvelles, le rythme famille-garderie-boulot et les microbes qui avaient élu domicile dans ma petite personne.

Mais c’est surtout avec l’arrivée de deux neveux d’un seul coup dans notre famille, qui a suscité beaucoup d’émotions. Sitôt la larmichette essuyée, j’ai sauté dans mon stock de laine, filé dans une boutique parce qu’on a jamais ce qu’il faut c’est bien connu, et fait chauffer mes aiguilles pour confectionner un petit kit de bébé avec chacun son élément, interchangeables à la convenance des parents, suivant leurs goûts.


Modèle 1 : Un Puerperium Cardigan de Kelly van Niekerk. Une valeur sûre ! La version naissance est gratuite, une évolution payante pour la taille au dessus existe.

Laine 1 : aimant toujours autant la douceur de mon pull Stasis, j’ai pris de nouveau de la Cascade 220 superwash Sport. Un coloris gris clair pour accorder avec tout vêtement, casse-tête de tout parent, de jumeaux encore plus ! 175m/190 yards pour être exact, le projet parfait pour vider ses restes en 4 mm. Lavage en machine qui plus est !

Réalisation 1 : aucune modification ! J’avais réalisé une première version pour mon propre bébé. Je savais la coupe impeccable malgré un nombre de boutons assez conséquent. J’ai découvert depuis la version de Dangoumette qui a réduit de moitié le nombre de boutonnières avec succès. Pour un prochain je suivrai son exemple.


Modèle 2 : Le petit pantalon pour le deuxième frangin est l’adorable Rocky de Tin Can Knits.

Laine 2 : la Baby Merino de chez Drops. Jamais essayée, largement entendue parlée, elle est effectivement fort agréable à tricoter. Fine à souhait, le modèle se tricote en 2.25 mm pour la ceinture et 3,5 mm pour le corps. J’ai aussi tricoter les chevilles en 2,75 mm. 220m/240 yards pour la taille 0-6 mois. Lavage en machine pour du 100% laine de merino !

Réalisation/modifications 2 : Ma seule modification fut de faire les côtes des chevilles en aiguille 2.75 mm pour être sûre que les petits pieds et chevilles fragiles de cet âge passeront sans contorsion. On est toujours réticent à forcer sur ces petites choses. J’ai aussi choisi l’option i-cord pour la ceinture, sans regrets !


Le colis est parti rapidement pour être sûrs d’être portés. Nés petits, les neveux ont bien compris l’objectif des premières semaines et ont pu rapidement les porter. J’ai eu droit à ma photo, j’étais ravie ! Les couleurs sobres et élégantes ont plu comme attendu !

Oakenshield Beanie, le caprice du Duc…

C’est sur une remarque de mon cher et tendre le matin au pied du sapin que j’ai tiqué… On parle souvent du cordonnier le plus mal chaussé, on oublie souvent de parler du conjoint du cordonnier. Une tricoteuse, c’est souvent le cas, tricote surtout pour elle. C’est vrai quoi, pourquoi les moqueurs seraient plus vernis que la personne qui est souvent l’objet des sarcasmes : moi !

Toujours est-il que mon Duc a formulé le désir teinté de déception-mêlée de ne pas avoir une nouvelle tuque au pied de notre épineux. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour plonger dans mon stock et monté le prochain couvre-chef du malheureux. Je n’ai pas pour autant suivi ses conseils de modèle faut pas déconner qui l’orientait vers un bonnet type Cousteau écarlate…

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Modèle : Oakenshield Beanie de Morgan Capestrain. Le modèle est gratuit en anglais. Pas beaucoup de texte, il s’agit essentiellement de suivre un diagramme et pour cela point de problème de langue.

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Taille : C’est une taille unique, qui se tricote en aiguilles 4 et 5,5 mm et ça c’est déjà une sacrée belle nouvelle !

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Fil : la Lamb’s Pride Worsted de la Brown Sheep Company en coloris Heather Grey du gris quoi. C’est doux, c’est épais, gonflant et superwash. Même si je suis pas sûre d’oser la passer en machine tout de même… Je l’ai dégoté dans des grands bacs pas cher au Festival de Rhinebeck. C’était un peu honteux d’acheter cela là-bas car très peu rare et inédit comme fil !

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Réalisation / modifications : C’est un modèle très rapide à faire. Une marée de point mousse (et en circulaire c’est assez désagréable je trouve) au départ et ensuite le joli motif. Un motif très facile à retenir sans mettre des marqueurs, mais qui fait assez mal aux mains, j’ai trouvé… La faute à l’inclinaison à gauche puis droite des mailles.

Ce que j’ai aimé : Le motif qui est discret, délicat, qui demande un peu de technique, mais qui reste tout de même masculin. Réellement mixte en fait, alors je lui pique ! Il a la délicatesse de pas trop râler…

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Ce que j’ai moins aimé : autant j’aime les modèles slouchy, autant j’ai toujours un peu de mal à appréhender le bon combo laine-souplesse-forme slouchy… Celle-ci est un peu grosse, elle s’appelle Worsted mais est en fait de grosseur plus Aran. Il était donc important de ne pas tomber dans cette forme. J’ai prolongé le motif au ralenti avant les diminutions de peur de ne jamais être dans la bonne longueur finale… Moults essayages ont été nécessaire pour être le plus dans les clous et à la bonne taille, même si le blocage a apporté de la longueur supplémentaire…

Il m’a aussi fait la remarque culottée de me dire qu’il était trop chaud pour le lendemain du jour où je lui ai offert… Là, j’ai serré fort les mâchoires, j’ai souris et je me suis souvenue pourquoi le conjoint du cordonnier pouvait aller voir ailleurs pour se faire faire une clé !

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