Bon plan, Couture, DIY

Back to Sew : la Robe Lucille !

Yes Ma’am I dit it ! J’ai repris le chemin de la table de couture. C’est avec une belle bouffée d’oxygène que je l’annonce aujourd’hui ! 2017 aura été assez morne en couture personnelle. En découvrant une grossesse début janvier, accouchant en septembre, il est sûre qu’à part des accessoires et une robe plantain de grossesse, je n’ai pas vraiment eu l’envie de coudre pour si peu de temps et pour un corps qui était encore en perpétuel mouvement. Celui-ci n’est pas stabilisé mais j’ai sauté sur LE patron que je pressentais idéal pour cette période. Adaptable, mettant en valeur toutes les formes et ultra rapide à caler entre têtes, rots, siestes et alimentation personnelle.

Rapide, il l’est. Il m’aura cependant fallu 1 jour et demi pour décalquer le patron et épingler sur le tissu (oh misère ces jours furent longs et pénibles), mais 2h pour la coudre entièrement (fils de surjeteuse rentrés compris). Et 1h pour en faire une seconde !!

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Modèle : Robe Lucille d’Urban Fairy Pattern par la pétillante designer Elsa ! Il n’est pas disponible en pdf pour le moment mais je ne pouvais pas attendre plus. Il m’a coûté une petite fortune eu-égard au taux de change actuel EURO-DOLLARS CAN, et les frais de port mais il est vite rentabilisé ! Il propose les tailles 32 à 52, et 3 variantes de jupe. Vous pouvez aussi craquer pour le format pour fillette avec la Lucille pour enfants.

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Taille : J’ai coupé la taille 38 pour convenir à mes formes post-grossesse et ne pas trop mouler les dites-formes qui n’ont pas besoin qu’on les emprisonne… Je suis mignonne, je les laisse tranquille ah ah ah. Autant le bas restera en 38, autant je pense tailler le haut en 36 pour coller plus aux épaules et à la poitrine, une fois celle-ci diminuée #milkpower

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Tissu : il s’agit d’un jersey viscose/élasthane trouvé chez J et L Couture sur le boulevard St Laurent à Montréal. Je l’avais déjà utilisé avec succès pour un tee-shirt plantain. Il ne bougeait pas et passait très bien sous le simple pied de la machine à coudre. Ici avec la surjeteuse, c’est le top !

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Réalisation / modification :

Le patron ne présente aucune difficulté. Il y a 4 morceaux de robe et 2 manches + une bande pour l’encolure cache-coeur. Ma seule interrogation a été au niveau du dessin technique sur lequel je ne comprenais pas les valeurs de largeur du tissu. En effet, les deux demis devants sont identiques en largeur et moins larges que le dos. C’est normal et cela implique d’étirer les pièces pour les faire correspondre. L’élasticité du tissu est là pour faire disparaître cet écart quand on la porte. Les coutures des flancs côtés sont au final bien à leur place.

J’ai modifié le revers des manches pour faire un ourlet large à la surjeteuse. Parce que je suis un peu dingo de la surjeteuse je vous avouerais mais aussi parce que je trouvais cela classe les ourlets larges et propres. J’ai aussi coupé des manches 3/4 car après avoir joué à Tetris une journée entière, j’ai du me rendre à l’évidence que mon coupon était trop juste pour les rentrer entières et coupées dans le droit fil.

Pour le bas de la jupe je me suis abstenu de faire un ourlet surjeté pour ne pas la raccourcir trop. Elle était bien assez courte. J’ai donc suivi les instructions de revers à la double aiguille à la machine à coudre et couper le surplus de tissu aux ciseaux de longueur

Mes modifications par la suite :

  • diminuer les manches et les pans du torse en taille 36 qui me vont mieux, surtout si le tissu est un peu épais (ma seconde version en jersey coton épais donne plus de surplus de tissu à l’encolure)
  • ne pas hésiter à réduire un peu la longueur de la bande d’encolure pour éviter que ne baille l’encolure cache-coeur. Quelques centimètres en moins feront étirer un peu plus la bande et plaquer la pièce contre la peau.

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Ce que j’ai aimé : elle est compatible pour allaiter ! C’était mon premier argument et je n’ai pas été déçue. Le cache-coeur s’ouvre parfaitement sans être déformé et sans pour autant bailler lorsqu’il est fermé. Les pièces se superposent parfaitement. Elles sont arches simples à assembler. Ça peut paraître plate comme argument mais quand c’est ton quotidien pendant 4-5 mois, tu en as vite assez d’être habillée pratique mais moche #jevaisbrulermapolaireQuechua

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J’ai également beaucoup la coupe féminine de la taille marquée haute (sans être empire). Je tenterai la jupe froncée bientôt et peut-être même la fourreau mais quand les formes des cuisses seront moins pénibles à mon regard 🙂

Ce que j’ai moins aimé : le patron offre donc des ajustements selon la stature (la taille entière du modèle) et j’ai réduit la longueur de la jupe (car je suis plus petite que la taille standard du patron). Je n’aurai pas dû raboter la jupe en longueur pour mes modèles d’hiver. Bien que portée avec des collants, j’ai fait un ourlet minimal pour éviter de me retrouver les fesses au vent (électricité du collant et -38 ressenti, je prends mes précautions, voyez-vous !).

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En définitive, c’est un patron que j’ai adoré pour sa simplicité et sa capacité à être adapté pour tomber parfaitement, et hyper pratique pour allaiter, ce qui est un must have dans les premiers temps avec un bébé goulu. Elle est rapide à exécuter et déclinable dans tous les tissus jersey qui me tombe sous la main (attention à l’élasticité cependant). J’ai d’ailleurs fait une seconde version noire, passe-partout, en jersey coton un peu épais le lendemain, et me lance dans une version haut rallongé très prochainement !

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Allez je repars mettre ma parka en duvet de canard, on attend une belle bordée de neige pour lundi, il s’agit de ne pas relâcher la vigilance, l’hiver est encore long par ici !

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Couture, DIY, Tuto

Ma robe Plantain [de grossesse mais pas que] !

Bien avant la grossesse,j’avais remarqué cette évolution du patron de tee-shirt Plantain. Pour ma première expérience de couture de jersey l’an dernier, j’avais opté pour ce modèle très simple et efficace et j’étais conquise par la coupe, l’arrondi du décolleté et sa rapidité d’exécution. Mon tee-shirt plantain à pois est largement porté depuis, bedaine ou pas !

Je savais que le modèle avait été rallongé pour obtenir une robe. Je suis plus adepte des robes jersey droites, à créer dans le prolongement des lignes de couture. Quitte à ce que ça moule un peu, ça ne me dérange pas trop. Mais c’était la version facile de la chose, j’ai donc opté pour la transformation un peu plus poussée qui est de créer une taille empire (sous la poitrine) et un plissé dans le tissu pour assurer un peu plus d’aisance dans ma période de ventre rond mais pas que !

Modèle : Tee-shirt Plantain de Deer and Doe, modifié en version Robe babybump babydoll, coupée et froncée en taille empire en me basant sur les explications du tutoriel de Anna sur le site de Deer and doe. J’ai, au cours de la couture, choisi l’option manches courtes. Mais l’idée de ne pas faire de manches du tout (ou même des manches 3/4 pour l’automne me tente un peu !)

Taille : J’ai réalisé tout d’abord une taille 38… Mais autant j’ai augmenté mon tour de poitrine, autant les épaules, les côtes et les bras ne prennent pas un taille ! En la montant j’ai donc recoupé grossièrement à la surjeteuse, ce qui nous ramène l’ensemble à une taille 36.

Tissu : un jersey contenant de l’elasthane. J’ai eu une grosse phase bleu-vert canard, au point d’en amasser pas mal dans mon stock de tissus. Il va falloir écouler tout cela désormais ! Celui-ci est assez épais et a une bonne tenue, ne se détend pas trop à la couture mais peu paraitre un peu lourd et chaud en ces jours enfin chauds qui arrivent.

Réalisation / Modifications : Pas de modification à part la retaille un peu barbare en cours de réalisation lorsque je me suis aperçue que le 38 me ferait un sweat-shirt plutôt qu’un robe me mettant en valeur rondeurs. J’ai aussi recoupé la longueur de la jupe en adéquation avec ma propre longueur de jambe et un capital de remontée dû au ventre qui grossit pour estimer au plus juste entre le style Marie-charlotte (jupe mi mollet) et trop ras-les fesses (je joue avec Esther au parc, détail non négligeable pour mon intimité). Pour info, je mesure 1m62 et j’ai fait une jupe de 61 cm de haut (ourlets compris). Mon ourlet est large volontairement pour ne pas rebiquer ! (3 cm)

Ce que j’ai aimé : la tenue du tissu facilite vraiment grandement la couture et j’ai aimé testé la couture de l’élastique sur la taille empire. C’est magique, il faut fixer le début de l’élastique avec quelques points aller-retour puis coudre en ligne ou en zig zag en étirant l’élastique (mais pas tant le tissu). Une fois la couture finie, on lâche tout et ça fronce ! Magique !

Les ourlets à la surjeteuse sont comme toujours un plaisir ! C’est rapide et super propre surtout sur un tissu sans motifs.

Ce que j’ai moins aimé : Mon étourderie ou mon impatience en cousant cette robe m’a fait faire des bêtises. Ainsi je n’ai pas bien lu/compris les explications et j’ai coupé la jupe dans mon tissu… mais pas sur le pli donc je me suis retrouvé avec deux demies dos au lieu d’une seule pièce ! Comble de toute cette aventure je n’ai pas coupé mon tissu dans le bon sens !!

Mais le tissu rattrape vraiment bien cette erreur de débutante et ça ne se voit pas tant. Quelqu’un qui ne coud pas, ne verrait aucune différence. J’ai, par chance, eu assez pour recouper une pièce (entière cette fois) pour faire la partie jupe devant.

Je suis toujours aussi conquise par le patron et compte bien m’en faire d’autres.. peut-être en imaginant une ouverture cache coeur pour rester compatible avec des premiers mois avec bébé et l’allaitement. A voir !

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Couture, DIY, Enfants

Une mini-adèle, ou les pétales de Soleil

Avec ma drôle d’aventure avec la Louisa Dress, j’avais néanmoins relevé le défi surjeteuse. Je me suis donc remise à la table de couture pour tenter de nouveau un modèle de robe fillette. C’est fois-ci pour ma nièce de presque 7 ans.

Pour plaire à une adorable puce comme celle-ci il suffit de lui parler. Comme moi dis-donc !! Bref, à l’occasion d’une discussion Skype, je lui ai proposé deux patrons et de me dire sa couleur. La réponse est sans appel : celle avec les pétales et le jaune ! (parce que c’est ma couleur préférée tata !)

Modèle : la Mini-Adèle de République du Chiffon.

Taille : je me suis basée sur la taille réelle de la demoiselle plus que sur son âge. J’ai donc réalisé une taille 6 ans pour qu’elle lui aille bien ce printemps-été. J’ai bien fait ! Le patron taille juste. Elle l’a essayé à la réception et c’est nickel pour dès à présent.

Tissu : un coton imprimé trouvé chez Plazatex à Montréal. Il n’est pas transparent mais attention tout de même s’il vous prend l’envie de le porter en modèle femme, je suis pas sûre sûre des jeux de transparence avec le soleil… Pour une fillette c’est safe ! Elles bougent tellement de toute façon et n’ont pas de soutien-gorge dentelle bordeaux normalement

Réalisation/modification : Pas de modification en vue pour ce modèle. Comme souvent pour les enfants, il n’est pas vraiment question d’ajustement en largeur pour correspondre aux formes de la personne qui porte le modèle. J’ai suivi les explication pour la longueur et ça convient très bien.

La particularité du patron se trouve vraiment dans ses emmanchures en pétales. Ils sont tous doublé avec un entoilage léger pour avoir une rigidité souple qui va  leur permettre de bien tenir en place et ne pas rentrer vers l’intérieur lors de l’enfilage (surtout derrière où il serait difficile de vérifier).

J’ai opté pour la partie coulissée pour un cordon assez casual-sport chiné gris-blanc pour trancher un peu, rester dans des couleurs douces, et ne pas trop pencher dans le trop habillé…

Ce que j’ai aimé : les finitions à la surjeteuse !

Sur un modèle de ce style, c’est assurément une plus-value. Quand on sait aussi que la petite fille va crapahuter et faire des bonds un peu partout, il vaut mieux que les bords de tissu soient propres et ne s’effilochent pas. Je suis devenue une fan des ourlet à la surjeteuse. C’est propre, invisible sur l’endroit au niveau du fil, uniquement un saut de tissu…

Ce que j’ai moins aimé : si on met de côté mon goût très peu porté sur les boutonnières (cette fois-ci le Duc ne m’a pas aidé je me suis débrouillée toute seule), j’ai surtout eu des difficultés pour comprendre le patron. Cerveau pas branché ou grosse fatigue, j’ai l’impression que ce n’était pas sorcier mais j’ai été un peu perdue lors de la lecture des explications. J’avais comme l’impression qu’il manquait un peu des étapes, des descriptions dans les étapes et les techniques à employer. Bref j’étais un peu frustrée lors de la couture. J’allais aussi un peu trop vite en besogne (tu sais la fois où tu percutes qu’il te manque les 3/4 de tes pétales…)…

J’ai peut-être l’habitude d’être très encadrée à la Deer and Doe, je pense donc que les patrons de République du Chiffon sont une coche au dessus niveau difficulté. Les explications sont un peu raccourcies mais ça a le mérite aussi parfois de faire à son goût non ?

Verdict de la demoiselle : quand je lui ai envoyé les deux robes (oui la Louisa Dress était bien trop grande pour ma petit fille de 2 ans… passons !) et c’est sans appel qu’elle m’a dit merci (oui on ne rigole pas avec ça dans cette famille) puis m’a dit : Oui mais en fait Tata, y’en a une que j’aime pas…. PAF sans appel je vous disais. Ben oui idiote que je suis, sachant très bien que le projet était à la base pour sa cousine, la demoiselle ne pouvait se résoudre à porter une robe un peu bébé. J’ai bien ri et récupérerai ladite robe pour am puce quand elle lui ira en temps voulu !

Couture, DIY, Enfants

Louisa Dress, la vaste blague 2016

Je suis une fille de fin d’année, même de fin fin d’année… La dernière semaine de décembre est donc toujours très intense pour moi. Depuis notre expatriation, le problème de la crise de foie est résolue (pour contrebalancer avec l’envie de sauter dans un avion), celui de la fatigue hivernale est mieux gérée par un hiver long de 6 mois (on s’adapte), et le Duc me gâte et cultive la surprise à laquelle je tiens tant…

Pour mes 30 ans, il a donc craqué pour moi et m’a offert une surjeteuse !! Et moi je me suis offert un jour de vacances rien que pour moi avec garderie ouverte et ai joué avec mon nouveau cadeau après une initiation par une amie sur son propre bolide.

  • Modèle :

La Louisa Dress de Compagnie M, qui est une compagnie néerlandaise qui édite des patrons papier et PDF en 5 langues ! Je la regardais depuis des mois, j’ai enfin sauté le pas et ai téléchargé ce modèle enfant (11 tailles dispo de 1 à 10 ans), qui existe aussi en adulte.

Tissus : Comme c’était mon grand démarrage à la surjeteuse, j’ai pris un minimum de risque et ai tapé dans mon stock pour les tissus.

Tissu Corps : Cotonnade fine bleue dénichée chez Emmaüs. Utilisée il y a quelques années pour me faire une robe kimono qui a fini dans un sac de fringues à donner, tant le tissu me faisait transpirer et marquait le pli. Pour une enfant, ça passe, pour une adulte au bureau, on oublie.

Tissu motif chevrons : c’est une chute d’un tissu choisi par une ancienne collègue pour son coussin de grossesse.

Tissu doublure : la toile basique beige Ikea ! Un coton agréable sans être le plus doux du monde, c’était surtout pour la quantité disponible dans mon stock que je l’ai choisi, et son accord avec les autres couleurs.

  • Taille :

C’est là le gros FAIL de fin d’année ! Le patron choisi a été acheté dans sa version PDF pour arriver jusqu’à mon igloo canadien rapidement et à moindre frais. Je l’ai imprimé sur mon imprimante maison ravie d’avoir trouvée enfin (et à prix d’or) du papier format A4 (pas le format nord Américain ça) et fait la taille 2 ans pour ma petite fille. J’ai tout découpé, et ai commencé à associer mes tissus… et là j’ai compris que ça sentait le sapin… Ma demoiselle n’étant jamais loin de ma table de couture (pour ne pas dire sur mes genoux, coucou Anaïg tu n’es pas seule !), je me suis vite rendue compte que la taille était vraiment immense comparée à mon mini-modèle qui sans être un colosse, loin de là, est parfaitement dans les courbes de son âge. Pour comparer, c’est simple j’ai posé la robe sur moi et en étant surement un peu moulée, j’étais capable d’en faire une robe style Françoise Hardy

J’ai pourtant continué l’ouvrage, têtue ou résignée, en me disant que mieux valait trop grand que trop petit. Et j’y pensais lors de mes insomnies. J’ai cru m’être trompée en décalquant et avoir pris la deuxième taille la plus grande au lieu de la deuxième taille la plus petite. Que nenni après vérification matinale.

Et c’est au moment où je commençais à me gratter trop fortement la tête, que le Duc m’a négligemment interrogé sur la grandeur de mon carré de référence sur la première page de la planche du patron… Oh il m’énerve quand il a raison. La grosse boulette : mon imprimante a imprimé le patron (à l’insu de mon plein gré total) en 120 % au lieu de 100%. J’avais donc obtenu une taille 2 ans avec 20% d’augmentation !! Soit environ du 8 ans, je pense. J’ai une nièce chérie de 6 ans et demi, la robe part donc direction Nantes avec une autre robe de son choix. Esther était déçue mais a concédé de lui prêter jusqu’à ce qu’elle aie la taille adéquate pour refaire le chemin inverse ! OUF !

  • Réalisation / modification :

J’ai donc choisi de réaliser une version doublée, manche courtes, avec la poche kangourou devant passepoilée. Le choix de la version est assez compliqué, associer les explications est ardu, je n’ai donc pas tenté de modifications, n’étant déjà pas à l’aide avec le mode de rédaction du patron. Objectif 1 : comprendre et coudre; objectif 2 : voir mes propres ajouts éventuels par la suite.

  • Ce que j’ai aimé :

Tout d’abord, le patron, j’aime le style qu’apporte la poche kangourou devant, les lignes courbes, le passepoil. Ensuite, à part pour la fermeture éclair, j’ai pu m’éclater question surjet ! Tout le reste est fait à la surjeteuse. J’ai vite découvert qu’il ne fallait pas forcément surjeter toutes ses pièces avant de les assembler à la surjeteuse. Le fail de débutante qui fait sourire. J’ai expérimenté les surjets droits, les courbes internes et externes. J’ai aussi découvert l’ourlet à la surjeteuse et c’est le gros kif (même si les raccords n’ont pas été respecté).

  • Ce que je n’ai pas aimé :

L’écriture du patron. J’étais dans une phase mononeurone et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre le patron, des étapes raccourcies à outrance, et des dessins techniques un peu troublants. C’était une rare fois où je doublais un vêtement mais ce n’est pas cela qui m’a posé problème réellement. J’ai pesté de nombreuses fois, maudis la designer (sans doute à tort) mais suis quand même curieuse de la refaire une seconde fois après ce premier jet.

Les versions proposées, les variantes sont nombreuses dans le patron. Le choix de son option et les explications qui en découlent sont un peu difficiles à saisir lors du démarrage. Ensuite l’assemblage pose un peu moins de problème.

Et vous, c’est quoi votre dernier gros FAIL ?

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Et toi, tu parles Baleine ?

Je suis dans un mood de vidage de stock. Autant en tricot qu’en couture, le moindre bout de laine, la moindre chute de tissu provoque une recherche intensive de sa future utilisation pour la faire disparaitre !

J’ai donc ressorti ma machine à coudre de mon atelier d’été pour la rentrer pour l’automne/hiver. L’atelier-véranda n’étant pas isolé, je commençais sérieusement à claquer des dents assise à ma table de couture. Mon élan pour de futurs projets disparaissait à mesure que le thermomètre chutait.

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C’était aussi l’occasion d’ouvrir enfin mon nouveau livre de couture acheté cet été, laissé dans ma bibliothèque faute de temps lors de mon dernier emploi.

Modèle : La Baleine du livre de Citronille, les Intemporels pour Bébés Tome 2. Une cousette chrono !

Dimensions : c’est là que j’ai été un peu surprise. Les photos du livre peuvent nous faire penser à un bon cétacé à câliner. La bête une fois cousue mesure en réalité 30 cm de long pour 13 cm de haut et 10 cm de large pour le corps. Un petit câlin quoi !

Tissu : Un tissu Jean assez souple, utilisé il y a 6 ans (rien que ça) pour ma première cousette d’adulte : une jupe en jean et liberty de Mademoiselle Bazar. Moment émotion ! J’ai délimité le corps entre le dos et le ventre en utilisant le même tissu sur l’envers puis l’endroit.

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Réalisation / modification : pas de modification mais quelques questionnements au moment de coudre la queue de la baleine. Une pièce haut, une pièce bas qui donnent une couture de part et d’autre qui justement ne vont pas aller dans le prolongement des coutures du corps qui sont en haut et bas.On peut décliner des versions assez variées en jouant avec les tissus pour les différentes pièces du cétacé. J’imagine déjà des versions liberty, chamarrées.

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Ce que j’ai aimé : J’ai beaucoup aimé la coudre. Quatre pièces à décalquer, dix pièces à coudre c’est assez intuitif et rapidement cousu. Un petit point pour l’oeil, c’est une couture clairement accessible à tous et qui a beaucoup plu d’emblée au Duc (qui m’a dit : y’a pas moyen on la garde !) et à Esther (qui la confond parfois avec une fronde…)

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Ce que j’ai moins aimé : la pièce de la queue présente une ligne de coupe un peu étrange sur le haut qui m’a fait douté lors de l’assemblage. Ne cherchez pas longtemps, faites comme si elle était droite ! Je l’ai ensuite assemblée et cousue à point invisible. La bourrer davantage la prochaine fois sera judicieux.

Le moment de retourner l’ouvrage par le trou de la queue encore non cousue est aussi un peu délicat mais en y allant avec une petite dose de patience, cela pas tout seul !
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Alors convaincus, toi aussi tu veux te mettre à parler Baleine ?

Couture, Déco, DIY, Enfants, Patron, Tuto

Le Sac de mini-ado ou la Fjällräven Attitude Meow

La petite fille dont j’ai la chance d’être la maman a fêté ses 2 bougies dernièrement. Elle commence tout doucement à comprendre le principe du cadeau (le gâteau elle a déjà bien intégré) et s’est vu bien trop gâtée par la famille loin de nous et celle toute proche, ses amis.

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Le Duc et moi-même essayons lui offrons une vie de rire, de jeux et de découvertes toute l’année, mais pour son anniversaire, c’est une tradition qu’on souhaite installer, nous lui fabriquons quelque chose nous-même, comme une belle répétition de la fameuse journée où, en équipe, on lui a donné la vie.

L’an dernier, la veille de son premier anniversaire, nous nous mettions en route pour la construction d’une maison en carton pour sa chambre. Elle l’a largement utilisé, les murs ont tremblé bien des fois. Cette année, on s’est gratté le crâne et avons misé sur l’utile. J’ai sort mes épingles et le Duc m’a encouragé !

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Modèle : Sac-à-dos dans le style Fjällräven grâce au super tuto video youtube de Wendy dont j’ai découvert le super site : I am With Wendy.

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Tissu : une pépite découverte chez le géant suédois Ikea ! Un design de Niina Aalto de 2010. Des gros chats un peu psychédéliques. J’avais acheté un coupon dans l’idée d’un cadeau mais pas encore d’idée super précise. L’épaisseur de tissu était idéale pour ce type de projet.

L’utile et l’agréable sont donc réunis quand on va pouvoir mettre les affaires de notre petite dans un sac qui la suivra à la garderie et ce tout les années où elle y sera, les sangles réglables sont là pour ça. C’est un motif enfantin mais pas non plus gnangnan et surtout pas girls-princesse-paillettes comme on nous en sert un peu trop, à partir du moment où tu engendres une fille (même combat avec les dinosaures et les camions quand c’est un garçon).

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Les dimensions des différentes pièces en francais et système métrique :

Pièce de devant et dos : 23 cm de large sur 32 de haut chacun

Pièce du contour : 38 cm de large, 104 cm de long
Pièce du haut de la poche de devant : 18 cm de large, 13 cm de haut.
Pièce du bas de la poche de devant : 18 cm de large, 15 cm de haut
Sangle devant : 58 cm de long
Sangles pour ajuster : 6,5 cm de long chacun
Sangle pour bretelle du dos : 203 cm de long
Zippers: 33 cm de long X 3

Réalisation / modifications : Le tuto vidéo dure 12 minutes mais tu te donnes bien qu’il te faudra un tantinet plus de temps pour le réaliser. Cela dit, j’ai été surprise de la facilité rencontrée. Les étapes sont simples, même si tu n’es pas fortiche en anglais. Les images parlent d’elles-même. Les gros ongles jaunes de la jeune fille aident vraiment à cibler les coutures pour moi vous n’y pensez pas

Je n’ai pas eu à faire de modification, j’ai juste mis une fermeture éclair longue et unique pour la grande poche au lieu d’un double curseur ou deux zip courts collés ensemble.

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On commence par monter la petite poche devant avec sa fermeture éclair courte, on l’attache au plastron devant, puis on procède par étapes en reculant au fur et à mesure pour finir par assembler le dos à plat sur la partie devant assez travaillée.

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Ce que j’ai aimé : Les détails dans les surpiqûres, cela donne vraiment un joli rendu soigné. On renforce également les coutures des sangles, qui se voient sur l’intérieur qui n’est pas doublé (seul bémol !) mais vraiment c’est soigné et propre donc pas gênant à mon goût.

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Je n’ai pas suivi les raccords des chats, bien volontairement en coupant tous les morceaux dans le même sens du motif. Prise de tête assuré à l’inverse, là on joue sur la multiplicité.

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Je trouve au final que l’illusion marche très bien entre cette copie et l’original sac Fjällräven qui coûte pour un format enfant, près de 80 dollars. Celui-ci tissu, fil, sangles, zips revient à 15-20 dollars max. Originalité non taxée !

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Ce que j’ai moins aimé : devoir recharger souvent la page Youtube pour revoir une étape. Mais le prochain sera bien plus rapide ! Blague à part, rien ne m’a vraiment dérangé. C’est assez intuitif et peu importe le soin qu’on y met le résultat tient bien la route.

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On est fin prêt pour le départ à la garderie demain !

Et vous, pour le pied du sapin dans 1 mois ?

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Couture, DIY

Datura, envers et contre toute…

Depuis l’arrivée de la petite E. dans nos vies, il faut l’admettre, nos soirées sont bien plus chargées, bruyantes, et après une journée de boulot l’appel du canapé est parfois le plus fort. Le tricot prenant alors le pas sur la couture. La température chutant et mon atelier désormais dans la véranda non isolée, sont autant d’arguments à mon ralentissement couture.

En plus du temps en moins, on dirait aussi que la masse de cerveau disponible a lui-aussi diminué et j’ai eu pas mal de misère avec ce patron de Deer and Doe qui me faisait envie depuis longtemps ! Ne vous y trompez pas, j’ai pris les photos mi-septembre dans les derniers beaux jours chauds, on a désormais sorti les petites laines pour le bel été des Indiens au Québec !

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Modèle : Datura de Deer and Doe. Ce modèle propose deux sortes de col (Claudine ou encolure ajourée) ainsi que plusieurs options de finitions en bas. J’ai fait ma Claudine en version Arrondie moi !

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Taille : XS pour éviter l’effet flottant devant qui font douter les amis sur un potentiel secret de polichinelle.

dsc_0060Tissus : Le tissu gouttes avait été un gros coup de coeur chez Effiloché il y a plus de deux ans lors de son achat. J’avais réalisé pour mon amie Camille une housse de matelas à langer et avait utilisé la chute pour les petites bouillottes sèches de mes amies à Noël dernier. Il restait encore quelques centimètres de tissu avec le motif dans le bon sens (c’est souvent là le problème) : Little Things by Arrin Turnmire of Little Figs for Moda © http://www.modafabrics.com 100% coton.

Le second tissu est une trouvaille chez Fabricville juste avant sa fermeture du centre-ville de Montréal. Comme une désespérée, je m’étais jetée sur deux mètres de ce voilage coquelicot pour me faire un foulard. Il est bien évidemment resté deux ans avant que je m’en serve. C’est un léger voilage plumetis.

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Réalisation / modification : d’ordinaire les patrons Deer and Doe ne me posent aucun problème. Suivre les étapes les unes après les autres n’avaient jamais été difficile. Mais là j’ai buté de longues semaines (la faute à un emploi du temps estival chargé aussi, pas de panique) à l’étape du montage des épaules. Je comprends désormais le principe, grâce à la réunion des cerveaux de mes copines avec le mien. Le dessin technique ne m’aidant absolument pas et les détails écrits restants obscurs. Il faut dire que l’étape n’est clairement pas facile à décrire, la nuance entre assembler et bâtir m’a un peu laissée perplexe. Une fois recentrée, j’avais compris l’idée : il fallait assembler les bouts à l’horizontale puis retourner et faire ressortir carrément une bretelle dans l’autre, aplatir un peu au fer à repasser aide, ET COUDRE sur la verticale chaque bord pour bien fermer… Si vous avez le patron vous comprendrez ma description, sinon ça ne vous aide pas …

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Ce que j’ai aimé : Le rendu final plus que la fabrication. C’est une blouse très agréable à porter qui peut s’enfiler par la tête directement sans nécessiter de faire les boutonnières à l’arrière. Et donc là bien sûr j’aime encore plus ! Les boutons sont cousus directement pour assembler les deux pattes de boutonnage.

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Ce que je n’ai pas aimé : le temps que ça m’a pris pour comprendre ce fichu dessin technique et la mise de côté que ça a occasionné durant tout l’été. Notre climat montréalais étant ce qu’il est, on fuit l’intérieur étouffant pour trouver de l’air dehors les quelques mois disponibles. J’ai donc remis au lendemain et j’ai laissé le soleil grignoter la couleur de mon tissu orangé !!! Il y a de légères traces jaunes qui en témoignent, mais la souplesse du tissu empêche que ça se voit réellement dans le mouvement. J’ai eu chaud !

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