Guêtres Sherpa

C’est un accessoire qui peut être secondaire pour certains, mais dans mes contrées il devient rapidement un précieux allié. J’avais déjà réalisé des guêtres Some cloudy day que je mets religieusement de novembre à février. Elles se détendent rapidement lorsqu’on les porte et cette seconde paire donne une bonne option pour alterner. C’est si confortable que j’oublie souvent de les retirer à l’intérieur…

Modèle : les guêtres Sherpa par Le Style Knitting, un patron disponible gratuitement qui a la particularité de proposer un petit ajout de fleurs brodées. Florence, la designer, propose tout un tas de vidéos tutoriels pour toutes les techniques proposées, un gros plus !

Taille : La version initiale du patron est plus courte que les miennes. Initialement, ces guêtres/legwarmers ne couvrent que les chevilles… Mais le patron est français alors on mise plus sur le style que sur la survie hein. Ma version monte plus haut sur le mollet et frôle même les genoux (soyons fous) pour mesurer 32 cm (soit 10 cm entre les deux zones de côtes).

Fil : le modèle requiert un fil DK qui se tricote en 4 mm. Pour obtenir le bon échantillon j’ai utilisé des aiguilles 3.75 mm (et 3.5 mm pour les côtes) avec le fil assez inédit Amuri DK de Naturally Yarns NZ. Comme son nom l’indique, c’est une marque néo-zélandaise, ramenée d’un voyage de ma mère et qui a la particularité d’être composé de 75% de laine mérinos et de 25%… d’opossum. Outre le fait de savoir comment on file de la toison d’opossum (si tu veux voir à quoi ressemble le dit animal, c’est ici), il faut savoir que c’est extrêmement doux ! J’ai utilisé pour cette version “longue” 75 gr soit 215m/235yds de fil. Ce fil n’est malheureusement plus commercialisé. J’avais réalisé au préalable un col avec ce même fil en point herringbone mais n’était pas convaincue par la tenue ni l’usage que la famille en avait.

Réalisation / modification : le modèle démarre et termine par des côtes qui s’arrêtent graduellement pour former une pointe. C’est élégant et surtout fort utile pour bien tenir sur le mollet et se resserrer à la cheville. Favorisez les côtes torses.

Pour les fleurs, je pensais réellement que ce n’était pas à ma portée et que le moment où tout est parfait et que tu gâches tout était justement cet ajout. Force est de constater que la designer nous tient bien par la main avec des tutoriels vidéo bien ficelés (ou tu vois bien le brin de laine, alleluia). Le fil à tendance mèche est clairement un atout à ce moment-ci.

Mon conseil : ne pas trop surcharger en fleurs, et de pas serrer trop en réalisant les pétales surtout si votre guêtre est destiné au mollet qui est automatiquement plus fort que la cheville (ou alors consultez…)

Avec ou sans fleurs, c’est une très bonne base à refaire !

Peeta ‘ doré pour commencer l’année confinée !

J’ai abordé le début de l’hiver avec une petite angoisse sourde : celle de ne plus rien avoir à tricoter (et donc plus ne savoir occuper mes mains sans bruit) et d’avoir, par contre, un tiroir de chandails plein à craquer. J’ai donc proposé à mes amies non tricophiles (le correcteur me proposait tricéphale qui aurait pu être cocasse) de réaliser ce test pour l’une d’elles. La réponse a fusé.

Modèle : le chandail Peeta de Nadia Crétin-Léchenne disponible de la taille XS à 5 XL. Cette designer est la valeur sûre de mon dressing laineux. Aucune hésitation à avoir, les débutants seront en sécurité aussi. De plus, c’est un modèle facilement mixte ! Il se tricote sur des aiguilles circulaires de l’encolure vers le bas.

Taille : j’ai réalisé la taille S pour mon amie Anne-Sophie. Vigilance de mise pour la longueur du chandail : j’avais peur qu’il soit court mais le blocage a considérablement assoupli le rendu un peu cartonné du tricotage de ce fil épais en fines aiguilles. On le voit sur les photos, il a une coupe Boyfriend désormais et c’est parfait !

Fil : en Perfect de Sandnes Garn pour la couleur principale (grise – 1053) pour 920m/1010yds et pour la couleur contrastante 1 (blanc – 1002) pour 130m/145yds ; puis en Nimbus de Fonty pour la couleur contrastante 2 (jaune – 708) pour 105m/115yds, glanée pour le plaisir lors de mon passage parisien (sur fond de grève l’an dernier chez Les Petits Points Parisiens. (80%laine – 20%nylon)

Je voulais tester la Sandnes Garn depuis un moment : peu chère, chaude car majorité de laine, superwash… je l’ai trouvé à La Lainerie Lépine à Montréal. Mon malheur aura alors été de n’avoir pas eu assez de blanc et dû attendre le réassort Covid-oblige pendant 1,5 mois ! Un appel miraculeux dans la boutique de Trois-Rivières Pompon Laine Café m’aura sauvé la mise (mais bien mise en retard). C’est un gros coup de coeur pour ce fil, qui est vraiment chaud et donne un rendu très régulier. J’ai déjà prévu le futur chandail du Duc dans ce fil. Stay Stuned !

Réalisation / modifications : Le patron est parfait. Pas trop de bla-bla, juste ce qu’il faut pour savoir où l’on va! Sauf quand on est fatiguée et qu’on pense que pour compenser le fil à tendance épaisse, on augmente la taille d’aiguille et que ça n’aura aucune incidence…. Tu le vois le marteau de Ricky Larson qui s’abat sur mon crâne… Après le tricotage de toute l’encolure en jacquard, il a bien fallu me rendre à l’évidence que j’avais trop de hauteur : le pull ne serait pas aux dimensions attendues. Il s’agit d’un test, le jeu c’est justement de tester et de défaire.

C’est là le moment gore (pour le Peeta, ce jeu de mot vous est offert par mon amie Caro…).

Le 24 décembre au soir, j’ai pris mon courage à deux mains et défait le tout pout remonter en aiguilles adéquates (l’avantage d’être confinée en tout temps, tu n’as pas d’autre programme). C’est là que le fun commence, quand la sortie du dit chandail est prévue pour le 7 janvier ! À la faveur d’une remontée incroyable de la jument grise et or, j’ai pu livrer mon métrage (juste pour conforter les choses) et mes impressions mais il manquait bien une manche au pull-over. C’est donc avec un petit délai que je vous livre ici mes conclusions. Ne soyez pas tant impatients voyons !

Ce que j’ai aimé : le modèle est un basique comme je les aime. J’apprécie particulièrement le yoke à mi-chemin entre géométrie moderne et motifs traditionnels. Les contrastes rendent vraiment un beau rendu et sont à privilégier à mon sens. Les poignets et le bas du pull sont en côtes longues, ce qui ajoute au confort.

Ce que j’ai moins aimé : lors du tricotage j’avais encore quelques doute sur le fil pour ce modèle, mais le blocage les a dissipé aussitôt.

M’arrêter pendant 1 mois et demi reste la seule source de frustration. Je déteste décevoir les attentes qu’on m’a confié, et même si je n’ai pas disparu dans la nature, c’est toujours une source de flagellation (avec de la laine c’est pas non plus douloureux, pas d’inquiétudes). On ne m’y reprendra plus, je verrais plus large lors de l’achat initial (au risque d’avoir des restes le Duc !)

Le confinement étant le moment parfait pour transformer un situation désagréable en occupation positive du temps, nous avons continué notre série de travaux pour l’aménagement de notre bicoque. On teste la résistance de notre couple (le kayak ça fonctionnait déjà !) et on économise l’argent qu’on n’a pas forcément en faisant ces aménagements nous-même. Le défi du moment : détruire le dressing existant de notre chambre pour créer de toute pièce un espace de rangement du sol au plafond avec penderies et tiroirs avec option garage à outils (ça y est tu es conquis par l’idée).

Tout ça pour dire que le manque de place pour les chandails s’est résolu… Je vais me résoudre à laisser partir ce Peeta, mais c’est un peu comme si j’étais éleveuse de bébés chiens et que je devais m’men séparer. Pour faire ce petit deuil, je l’ai porté toute la journée, puis rangé dans son sac de transport en quarantaine pour rejoindre sa destinataire.

Et je lui imagine un cousin pour venir habiter tout cet espace disponible !

DIY Dominos (Party)

Oui je peux mettre Party! où je veux. Noël confiné au Québec nous autorise des largesses (et la santé!).

Le moment de gâter nos proches (ou nous-même un peu plus) devrait être tous les jours. Mais comme pour beaucoup, cette idée ne vient que fin décembre suivez mon regard, je me suis dit qu’il était toujours temps de vous montrer ce que nous avions offert pour les 5 ans de notre enfant !

Oui je sais elle vient d’avoir 6 ans et précédemment je vous ai montré le déguisement cousu pour l’occasion. Vous ne serez pas à une bizarrerie près cette année, et comme ça a été l’occasion de me souvenir des cadeaux précédents, je vous en fais le détail (et le consigne ici pour mes vieux jours). C’est une activité très sympa à faire avec son chum/sa blonde/amoureu(x)(se), mieux que le canoë, je vous garantis que le divorce n’est pas au bout ! Ou en tout cas pas à cause de cette activité, le reste débrouillez-vous….

Modèle : des dominos pardi ! point de modèle, mais juste quelques astuces à suivre !

Matériaux :

  • une baguette de bois de chez votre quincailler préféré d’une largeur de 3/4 de pouce (1,8 cm). Ici, c’est mon fidèle Rona qui m’accompagne depuis 6 ans, et les siestes de mes enfants improvisées dans les rayons… Comme un jeu de dominos contient 28 pièces, il vous faudra au moins 21 pouces (ou 51 cm).
  • du papier à poncer/sabler
  • un crayon noir qui sèche vite (moins usé que le mien)
  • tous les vernis de couleur des copines OU une couleur unique
  • du vernis bois incolore

Réalisation :

  • découper la baguette tous les 1 pouce 3/4 (ou 4,5 cm)
  • sabler/poncer les bords de la pièce doucement
  • tracer une ligne au centre pour séparer la pièce en deux zones identiques
  • marquer 27 pièces sur 28 avec le/les vernis selon les nombres : c’est là qu’il faut être méthodique !
  • laisser sécher complètement
  • vernis le dessus des pièces avec un vernis bois incolore
  • laisser sécher complètement
  • ranger dans une boite d’où les dominos se s’échapperont pas !

Conseil :

J’ai demandé les vernis des copines autour de moi (n’en mettant pas) et le plus de couleurs possibles. Je suis un peu mono-maniaque, donc chaque chiffre avait une couleur. Pour que les enfants qui ne savent pas encore bien compter les repèrent bien, c’est une bonne idée.

Ne pas se précipiter et laisser plus de temps de séchage que pas assez. Le risque avec le vernis final à bois est de faire baver les points ou la barre centrale. Passez-ci seulement une couche, ou deux si vous avez peur que les points de couleurs en relief ne sautent sous la manipulation douce de vos chérubins.

Pour la boite, j’ai confié l’opération au paternel de l’enfant choyé (oui on était la veille pour le lendemain, une équipe se sert les coudes). Il a trouvé une boite de lunettes Izipizi et a encollé du papier de soie Petit Pan sur tout la boite et une partie du tiroir. Une partie seulement, car il a eu peur que cela gène au moment de refermer… Peur ou flemme, il n’y a qu’un pas…

Le résultat est très chouette, cela coûte 5$ au bas mot, l’enfant était ravie que ce soit unique et confectionné par ses parents (je vous rassure elle peut être ingrate pour d’autres choses). Et ça permet de jouer ensemble à des jeux pas trop niais, qui ne font ni bruit ni mal. C’est aussi un très bon cadeau à réaliser AVEC l’enfant (pour un ami par exemple). Un must pour votre temps des fêtes prochain ?

Ça va ben aller, madame la Marquise…

On arrive au moment charnière de l’année où la demoiselle de la maisonnée souffle une bougie. Et comme chaque année, j’ai mis mon cerveau en mode recherche pour trouver le cadeau qui ferait mouche, tant dans ses yeux que dans nos convictions de parents.

On a instauré qu’on fabriquerait nous-même ses cadeaux de fête/anniversaire pour agrémenter le présent d’une grosse dose d’affect. Elle a du bol, on gère plutôt bien les bricolages et autres colliers de nouilles avec son père.

Cette année tellement étrange en terme d’emploi du temps, de ressources financières aussi, j’ai pu me mettre sur ce projet assez tôt et fait incroyable, sachant que les autres années je finissais la veille dans la nuit, j’ai terminé son cadeau avec un bon mois d’avance !

Modèle : la robe de marquise de Pompadour, issue de l’ouvrage d’Annabel Bénilan, Déguise-moi un pirate ! où l’on retrouve 24 modèles pour filles et garçons entre 3 et 8 ans sur deux planches de patrons.

Taille : Même si le modèle donner des astuces pour concevoir un déguisement qui pourra être agrandi au fur et à mesure de la poussée de croissance de la marquise, j’ai tablé sur ses mensurations du moment. Rien de plus frustrant alors que de recevoir un déguisement et devoir attendre 6 mois pour qu’il t’aille (ou encore pire, devoir se contorsionner pour y rentrer). En suivant le tableau des mesures, j’ai opté pour la taille 5/6.

Attention : c’est un peu déconcertant mais aucune taille n’est présente sur les présentations individuelles des modèles, ni écrites sur les planches de patrons. Il faut se reporter à la page 32 Petites instructions avant de commencer. Comme il n’y a que 3 tailles, tu retrouves vite quel ligne suivre sur les planches.

Tissus : C’est du total recyclage de stock ! À part le velcro blanc de 2 cm de large, je n’ai rien acheté. Pour le tissu rose, c’est une espèce de popeline glacée huilée, dégotée lors d’un vide atelier à Montréal, il y a 5 ou 6 ans et dont j’aimais le côté insolite mais sans jamais avoir su quoi faire tant le tissu n’était pas extensible pour un sou et la couleur bien trop girly pour moi (ou pour elle, c’est moi qui décide encore). Pour le tissu doré, il dormait à côté du rouleau rose, et il s’est révélé après lavage pour devenir très souple. Il fait un peu fête alors comme je ne suis pas trop bling bling dans ma vie de tous les jours il attendait encore le projet parfait.

Et pour la jupe, c’est un voilage rideau très très fin (mais pourquoi j’avais acheté ça à Emmaüs ??), qui se déchire avec les doigts ! J’ai donc doublé pour un effet encore plus volumineux et vaporeux, secondé par l’utilisation d’un jupon de tulle blanc dessous (3 épaisseurs aussi).

Si je dois en refaire une, je mettrais sans doute une épaisseur de coton sous le tulle pour éviter le contact avec la peau qui peut gratter un peu à la longue.

Réalisation / modifications : Hormis mes ajouts d’épaisseur de tissu (aussi pour vider plus vite le stock qui dort), j’ai suivi assez bien le patron. Attention de ne pas aller trop vite car les explications sont assez succinctes, il faut y aller lentement et bien regarder les schémas techniques qui aident beaucoup du coup.

Ce que j’ai aimé : la multiplication des tissus avec des matières qui donne un volume et une part belle au drapé. C’est suffisamment simple mais qui donne un effet élaboré pour un costume d’enfant, c’est très appréciable. J’étais tellement excitée, que le Duc a cru un moment que j’allais m’en coudre une réplique. Une chance que j’aime pas les match enfant-parent (mais elle va grandir, et un jour on refera des soirées déguisées alors je garde ça dans un coin de ma tête)

La technique du scratch sur tout le dos est d’un génie ! J’ai reproduit ça pour le costume de Cléopâtre de son Halloween. Ça avait beau être une base de robe classique, montée à la va-vite, j’ai ajouté du velcro pour lui permettre de l’enlever et remettre facilement.

Ce que j’ai moins aimé : déchiffrer les planches de patrons pour trouver tous les morceaux de la robe et comprendre leur utilité (et pourtant ce n’est pas du Burda illisible). J’ai eu quelques minutes d’énervement quand je ne trouvais pas l’intégralité des morceaux en me référant aux couleurs difficiles à reconnaître.

J’avais du tissu en bonne quantité et ce fut heureux. En effet, les pièces sont décrites une à une et quel type de tissu employer. J’aurais préféré voir une hiérarchisation par tissu avec la quantité globale qu’il faudra et quelles pièces y seront découpées. On doit un peu trop chercher et additionner les pièces pour comprendre si on a assez en stock. Attention donc !

Enfin comme les techniques entre les différents modèles se répètent, le patron de la robe de marquise vous renvoie à d’autres pages pour organiser le montage. Autant d’aller-retour qui tendent un peu à donner le tournis et qui m’ont fait assembler le bas de la jupe au haut en oubliant une épaisseur. Quelques coups de découds-vite c’était résolu, mais c’est un peu rageant (surtout à la surjeteuse).

Le grand dénouement est arrivé et le costume a pu être essayé pour la première fois lors de son anniversaire ! C’est ça un peu le risque. Elle dort comme une masse et je peux lui essayer des cadeaux bonnets, mais de là à tenter la robe, il faut pas pousser.

Le prochain costume ? Le Pirate pardi pour le Noël du cadet 🙂 et j’ai une bonne idée de recyclage pour ajouter une touche d’émotion supplémentaire.

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Pour voir les différents cadeaux des précédentes années pour vos enfants :

Les mitaines Hanne

Perrin se transforme petit à petit en lutin du Père Noël. Tu me diras qu’on est mi-novembre et que tout fout le camp. Tu as raison ! Enfin je sais pas si tu vis dans une grotte depuis 7 mois mais oui tout fout le camp, alors la logique, la justice, tout ça… aux oubliettes.

Bon le bon point de la situation, c’est quand même le télétravail dans mon cas. Je dis ça parce que je suis seule en télétravail chez moi attention ! Et que le soir venu, tout le monde rentre pour divertir mon quotidien (cynisme inside). Et donc je suis chez moi en journée, je travaille fort (mais oui !) et mon esprit fait parfois des listes.

Les listes, je les faisais aussi quand j’avais une entreprise avec un bureau dans un endroit où je ne dors pas, ne te méprend pas. Par contre, désormais les listes je ne les perds plus ! Elles sont scotchées devant mon visage sur le mur (c’est pas Versailles chez moi). Et donc l’anticipation de Noël est puissance 1000. Et je me suis dit que je pourrais jusqu’à Noël, vous donner ici des idées de cadeaux homemade sous le conifère !

Modèle : les mitaines Hanne de Amy Christoffers qui est un patron gratuit, disponible sur le site de la marque de laine Berroco. C’est un bon plan pour des patrons de bonne qualité.

Nec plus ultra du cadeau fait main (à la blague) qui ne prend pas trop de temps, pas trop d’énergie, pas trop d’argent et si tu es chanceuse très utile pour son destinataire (gens de Dubaï vous êtes malheureusement exclus de ces publications). L’un des hit en fréquentation de ce blog est d’ailleurs pour les mitaines faites pour le Duc.

Fil : c’est le point de départ de ce projet. L’heureuse destinataire était partie, à une époque où quand l’on voyageait le seul risque était de perdre sa valise ou un petit désordre intestinal, au Pérou. Je lui avais alors demandé si elle pouvait me rapporter du fil d’alpaga local. Au détour d’un marché, la commande fut faite. Elle s’en doutait et le test de mordre dans la fibre a été sans appel : c’était bien de l’acrylique pure… Qu’à cela ne tienne, pour des mitaines automne/printemps en jacquard ça conviendra ! Prévoir pour la couleur principale (ici le bleu) le double de la couleur secondaire (beige).

Taille : il s’agit d’une taille unique ! Mais on pourra dire qu’il s’agit d’un modèle assez étroit. Le jacquard participe en ce sens. Les mains fines apprécieront, les plus charpentées s’escaloperont dedans ou alors prévoyez de faire votre échantillon en jacquard, pour monter peut-être d’une taille d’aiguille et être un peu moins dense niveau tension. C’est un fil lace mis en double pour obtenir un dk. J’ai utilisé des aiguilles 3.25 et 3.75 mm.

Réalisation / modifications : la densité du rendu final c’est un peu ça la clé pour des moufles/mitaines. Parce que quoi de plus inutile de porter des mitaines qui t’handicapent un peu les mains, si en plus l’air passe partout et que tes doigts sont gelés.

Pas de modification, le patron est archi simple. La seule difficulté peut résider dans le tricot en dernier du pouce en retirant le fil temporaire. Mais encore les explications sont courtes et simples. Aucun souci rencontré, le patron est accessible aux débutants.

Ce que j’ai aimé : j’ai pu tester en direct les effets du tricot de jacquard avec le fil qui passe dessus ou devant et voir les effets sur la dominance du fil dans le rendu final. Si tu observes les deux poignets, tu verras cette illustration bien parlante sur la photo juste au dessus. Bon par contre je n’ai pas noté, quelle technique a donné quel résultat… à refaire.

Ce que j’ai moins aimé : texture du fil mais ça c’est un autre débat !

L’anticipation, on l’aura vu c’est bien. Il faut juste maintenant gérer l’enfant aînée, 6 ans dans quelques semaines, qui me dit suggère négligemment d’ajouter un nouvel item sur le liste, celle écrite sur mon bureau… Elle sait donc lire apparemment… lire mon écriture qui plus est… Il va falloir que je prévienne son Institut, qu’on soit pas 2 à se faire avoir…

Stjärna des neiges, pays merveilleux….

Modèle : Stjärna de Karolina Eckerdola (à qui on doit notamment le magnifique Stratum dans l’ouvrage Wool People 8). Il s’agit d’un modèle gratuit d’ornement de Noël !

Fil : j’ai utilisé un fil mèche d’acrylique/laine légèrement brillant avec une touche de scintillant dedans donné par une amie, issu de son stock inusité de fil pour faire du punchneedle. Je n’ai pas de référence mais c’est un fil de grosseur DK (ou worsted light). Une pelote de 50g a pu donner 4 étoiles au moins ! – Il vous faudra également du rembourrage (un oreiller sacrifié) pour leur donner le moelleux ! J’ai utilisé des aiguilles 3mm pour garantir des mailles bien serrées et ne pas voir le rembourrage.

Réalisation / modifications : Les explications sont un peu ardues à comprendre. On reçoit lors du téléchargement deux tutoriels : l’un pour les instructions et l’autre pour apprendre à monter les mailles. C’est un peu mélangeant.

Ce qu’il faut retenir quand on veut tricoter cette étoile en magic loop sur une seule aiguille circulaire : On monte les mailles requises et on commence en aller retour 1 premier rang endroit, puis toujours en aller retour un second rand endroit R1 qui correspond au démarrage des branches. Les indications demandent de sauter le rang de mise en place et c’est cela qui est dérangeant. Ce rang de mise en place est en fait celui fait et expliqué sur l’instruction de montage. (est-ce plus clair).

Il faut comprendre aussi que l’on rejoindra en rond à la fin du rang 1 et avant d’enchaîner par le rang 2. Un léger écart peut se créer mais il sera temps de le réduire lorsqu’on relèvera les mailles pour la face 2 de l’étoile.

Mon conseil : lorsqu’on relève la deuxième face de cette étoile à 5 branches, il vaut mieux préférer commencer par un autre endroit – plutôt qu’au niveau du début de la première face. Ainsi on viendra refermer plus facilement l’écart créé par le démarrage en aller-retour initial, en relevant des mailles d’un seul trait avant et après.

C’est addictif ! Après une première, j’ai vite vu l’issue de finir les restes de pelotes qui trainent un peu partout dans mon stock en adaptant la taille d’aiguille au fil. Cela donnera des étoiles de différentes tailles. À vos marques, prêts….

Y a plus de saison… du homard !

La saison du homard est terminée depuis un bout au Québec, pour le crabe des neiges pareil… Mais comme l’année a été facile pour personne, et que les élections de nos voisins du Sud nous ont tenu en haleine (pas celle du crabe hein tu suis pas…), j’ai décidé de tout mélangé et j’ai mis tout mon stress à voir rester l’homme orange (comme un homard, on reste dans le thème, je suis pas folle) dans mon crochet !

Bon et une amie fêtait ses 3 ans aussi accessoirement…. et j’ai fait ça :

Modèle : lui c’est Philip le homard, issu du livre de Animal Friends of Pica Pau 2 (le livre ne semble pas encore traduit c’est pourquoi je mets le titre anglais, milice du français calmez-vous), alias Yanina Schenkel.

Fil : pour le crochet, sauf disette files que, j’opte principalement pour le coton, j’ai un petit sac dédié à cela d’ailleurs – cela évite de retourner le stock à 23h… Pour le corps, la couleur principale est le Coton naturel 8 fils des Laines Pingouin (sans doute discontinué – coloris 006) dégoté à La Laiterie Lépine le temps des petits madames aussi âgées que le stock du fond… Environ 100m d’une pelote de coton !

La marinière a vu la fin de ma pelote de beige, outil indispensable de toute créatrice de bestiaire : la Soraya 10 de BST Kortrijk (également discontinuée – les vieux pots les confitures etc…) et le bleu Hempathy de Elsebeth Lavold (on le voit mieux chez Wolfgang ou Joséphine). 15m maximum de chaque sont suffisants.

Taille : Pour m’assurer d’avoir assez de fil, j’ai baissé ma taille de crochet (en fonction du fil) pour opter pour un ouvrage fini de 20 cm maximum, au lieu du 26 cm attendu.

Réalisation / modifications : Souvenez-vous (mais oui, enlève ton jogging mou et souviens-toi !) j’avais réalisé moults bestioles du premier opus Les amis de Pica Pau comme le rhinocéros, le caïman, le pic-bois… j’ai vu le second opus et sans boulot j’ai patienté avant de me l’offrir (ça coûte un bras les fondations de maison aussi…). J’avais déjà fait avec le châle Maluka en tricot et un amineko au crochet.

Mon contrat en poche, j’ai commandé l’ouvrage et 2 jours après le crustacé était terminé !

Ma modification aura été de ne pas faire les joues rosées sur l’animal. Car je l’offrais à une petite fille et je trouvais le fait de rajouter les joues très girly. Totalement inutile. Par esprit de contradiction, je les aurais peut-être mises pour l’offrir à un petit garçon. Va savoir…

Aussi pour les petites pattes de l’animal (au nombre de 6 ce n’est pas négligeable quand l’anniversaire est dans moins d’une heure) j’ai préféré faire un périmètre de cercle (je te perds Caro je le sens) de 10 mailles plutôt que de 8. Ça change pas la face du monde mais si tu as des gros doigts oui… Et pour faire tenir l’animal aussi.

Ce que j’ai aimé : J’ai aimé que l’animal se constitue de peu d’éléments (mis à part les pattes et les morceaux de queue). Les pinces sont d’un même tenant (et astucieusement montées) et la tête et le corps vont ensemble sans difficulté. Mis à part la couture des petits éléments, c’est un crochet accessible aux débutants.

Ce que j’ai moins aimé : manquer de fil pour faire les manches courtes du chandail. Tu n’avais pas remarqué ? Tu n’es pas exigeant et je t’aime ainsi… On a donc une version estival du lobster. Il fait 20 degrés un 10 novembre au Québec, rien n’est impossible !

La petite histoire cute c’est que j’avais parlé de cet ouvrage a une amie en septembre… Devant l’état peu reluisant de ma recherche d’emploi, j’avais mis cet achat à plus tard…

Ce que je ne savais pas c’est que l’amie en question s’est dit que ça me ferait un chouette cadeau d’anniversaire (fin décembre si jamais ça te donne des idées aussi)… la suite tu la connais, je me le suis offert fin octobre et elle a un livre au chaud chez elle, sans possibilité de le rendre vu les délais… et elle doit me trouver une nouvelle idée pour décembre ! (mais si toi tu veux le livre je t’envoie son 514 !).

Gluten free Beanie

Il était gratuit ! et puis pouf le lendemain il ne l’était plus. Est-ce un oubli de la designer ou une perspective attrapée au vol de se faire une petite ressource (ce que je trouve louable, il faut bien manger) ? Je l’ignore mais j’ai été surprise du cocasse et de l’impromptu de la situation.

J’attendais de faire de jolies photos de ce bonnet avec le folklore de nos feuilles d’automnes québécoises et peut-être même les premiers flocons (attendus dans les prochains jours) mais le dit-bonnet n’est plus réapparu après un passage par l’école ! La situation pandémique fait que tout parent est persona non grata dans l’enceinte de l’établissement, alors on espère voir réapparaître le couvre-chef après toute cette merde cet épisode fâcheux, mais dans le doute je suis bonne pour un prochaine tuque moi !

Modèle : Gluten Free Beanie de Tatiana Uluceviz. Un bonnet disponible en 3 tailles du 50 au 60 cm.

Fil : j’ai choisi deux fils DK mais vous pourriez très bien prendre plus fin, car le tricotage croisé rend l’ouvrage un peu raide au final. Pour apporter de la souplesse, sans pour autant avoir trop d’air qui passe…

J’ai utilisé donc 130m de Leizu DK de Julie Asselin, avec le coloris Birch. Je l’aime tellement que j’ai détricoté mon bonnet Oak Trail pour être sûre d’avoir assez (je ne le mettais pas, je soupçonne avoir manqué une explication lors de la réalisation en 2015, la tenue était étrange…) et 65 m (pompon compris) de fil 100% Merino de Katia, coloris Purple (25) qui est un fil très retordu qui se lave bien.

Attention : les métrages annoncés sur le patron sont un peu alambiqués ! mieux vaut vous baser sur les réalisations terminées sur Ravelry par exemple.

Taille : J’ai choisi la taille 50-52 cm pour ma fille de 6 ans qui a un tour de tête de 51… avoir su j’aurai fait celui du dessus. Attention c’est un modèle avec un point croisé et donc cela réduit grandement la taille et même sans avoir l’habitude de tricoter serré, votre ouvrage le sera un peu. Prévoir donc largement la taille au dessus pour ne pas être déçu(e). Surtout si comme dans mon cas c’est pour une enfant qui grandit ! J’ai utilisé des aiguilles 2.75 mm pour les côtes et 3,5mm pour le reste.

Aussi : la queue de cheval indispensable anti-poux de l’école serait plus à l’aise à l’intérieur ! Prévoir aussi un casque de vélo au-dessus (check !).

Réalisation / modifications : Le patron recommande de faire un Italian Cast On pour le montage. C’est la première fois que je lisais cela ! Curieuse, j’ai cherché un peu et le tutoriels offerts par la designer n’était pas d’une grande aide. J’ai pesté un peu, démonté beaucoup et j’ai finalement réussi mais avec beaucoup de concentration et de lumière (sans Netflix quoi…). Pour le premier rang à tricoter ensuite, suivre l’explication écrite et non le tutoriel video qui est trop rapide 🙂

Aussi les appellations numérotées des rangs se répètent un peu trop pour le démarrage puis le motif, c’est mélangeant. Donc suivez la charte, c’est plus sûr !

On commence le bonnet par la bordure et on change de couleur pour continuer les côtes. Les explications étant un peu étrange j’ai réalisé un rang après le montage avant de changer. J’ai regretté cette prudence, j’aurai dû changer juste après le montage des mailles pour n’avoir la couleur que sur cette tranche.

Ce que j’ai aimé : tout d’abord changer un peu de modèle ! J’avale des kilomètres de Quynn Hat pour tous les gamins du quartier (et j’adore c’est vraiment un modèle top) mais faire un projet rapide avec de la découverte c’est toujours agréable. Pas grand chose d’autres (à part contempler les côtes en Leizu Birch que j’adore)

Ce que je n’ai pas aimé : l’usage du violine m’a un peu donné la nausée mais c’es très personnel. C’est un peu trop chargé pour moi, surtout avec ce point croisé. J’aime définitivement mieux le jacquard plus traditionnel (pincez-moi je rêve…). Le patron manque clairement de clarté je trouve et ce ne sont pas les photos qui aident, loin de là, ce n’est pas pour les débutants je dirais. Les photos des exemples déjà réalisés ne sont pas très parlantes. Tout le monde produit un peu un résultat différent, c’est le premier indice qui indique que c’est obscur !

Conclusion : je me tâtais encore à le défaire complètement et le remonter dans une taille supérieure. Le fait de le perdre résout un peu mon hésitation. Vais-je vouloir le refaire identique ? Quand je relis mon article, j’en conclus que non ! Le plaisir n’était absolument pas au rendez-vous. Pour un prochain modèle, il me faudra donc de l’aisance à le mettre et le confort d’y glisser une queue de cheval et si la demoiselle le permet, pas le pompon qui n’est absolument pas pratique pour une cycliste protégée !

L’hiver dans quelques jours (je suis optimiste vous avez vu – c’est le confinement/2020 ne me remerciez pas !) va vite régler le problème avec le vélo remisé pour quelques mois mais ce sera alors la contrainte de la capuche pour éviter les violents vents glacés mêlés de flocons. Je ne suis que joie !

Little Rosa en duo

Au Québec, nous sommes re-confinés partiellement (comprendre l’école est ouverte !) depuis fin septembre. C’est aussi le moment où j’ai repris une activité, la pandémie étant rentrée de plein fouet dans mon secteur d’activité Je suis toujours dans la culture, mais dans une partie de la culture qui se consomme même quand les gens ne peuvent se côtoyer ! Je rattrape donc un peu mon retard pour garder une trace de ces réalisations, pourquoi j’ai pesté en le faisant, ou au contraire, si ça vaut le coup de se lancer à nouveau une prochaine fois. Depuis mars, c’est donc une vie d’ascète (tu le savais pas que tu devrais peut-être prendre un dico sur ce blog hein….) avec peu de dépenses, une gestion des réserves dans les denrées comme dans la laine et le tissu ! Mais à force de voir ces stocks en face toute la journée, j’ai eu une sérieuse envie de vide ! J’ai donc réfléchi pour allier mon passe-temps (calme, parce que je sais comment occuper mon temps en cabane-lectures-dessins-etc) et optimisation des quantités !

J’ai jeté mon dévolu sur un fil DK – il me fallait écouler mes 720 m restants après un cardigan Noisette.

Modèle : Rosa (Little) d’Along avec Anna proposé du 3 mois au 12 ans, un cardigan pouvant être réalisé en version crop (courte) ou régulière.

Fil : j’ai utilisé le même fil que pour mon gilet Pretty (me) mais dans une version un peu moins printanière (ou irlandaise selon votre goût pour le vert) : Austral de Katia Yarns, coloris Taupe (92). Pour le modèle enfant de 6 ans : 440m / 480 yds ; pour le modèle bébé : 240m / 260 yds. C’est un fil qui ne se fait plus !

Taille : j’ai d’abord réalisé le modèle 6 ans, pour me rendre compte qu’il me restait suffisamment de fil pour un modèle 3 mois. Un ami accueillera une petite fille en novembre (bah non c’est pas une annonce de petite soeur), c’est le cadeau tout indiqué (surtout quand on sait que je ne verrais cet enfant pas avant de longs mois, pandémie oblige. Pour les aiguilles, j’ai utilisé 3.75 mm et 3.25 mm pour les côtes et bandes.

Réalisation / modifications : pas de modifications pour ce modèle bien ficelé. J’ai juste dû adapter la partie du tronc avec les mensurations de mon enfant ! Facile, me direz-vous… ça n’a pas manqué, j’ai dû détricoter les côtes du bas pour le rallonger quand j’ai vu qu’il me restait encore un peu de fil après le petit cardigan en 3 mois. Je déteste les restes et le gaspillage (et aussi voir ma fille avoir la taille à l’air et tirer sur son gilet…).

Ce que j’ai aimé : la rapidité de réalisation de ce modèle est indéniable. C’est un super basique qui se réalise facilement (les indications sont limpides comme toujours avec Anna), le grand en 7 jours et le petit en 4 ! J’avais beaucoup aimé la partie ajourée sur l’un des premiers cardigans réalisés il y a 6 ans, le Maile Sweater de Nikki van de Car (le patron en ligne n’existe qu’en toute petite taille, sinon il faut trouver le livre), je la retrouve un peu ici dans l’esprit ! C’est sobre mais féminin, féminin mais sobre.

Ce que j’ai moins aimé : au final, c’est un cardigan beaucoup porté car très pratique et la fibre est vraiment douce. Le fil bouloche assez vite et est assez souple pour ce modèle déjà pas mal évasé au col. Je trouve qu’en le portant, il s’évase encore plus et ce n’est pas toujours adapté avec les t-shirts. Pour un prochain, je réfléchirais à soit, réduire de quelques mailles mon rang de départ (et ajouter le nombre requis lors du rang après les côtes), soit faire des côtes torses pour resserrer davantage le col, soit je partirais sur un fil plus épais/ou aiguille plus fine.

Conclusion : un tricot compatible avec un niveau débutant, à partir du moment où les mensurations de votre destinataires sont bien prises pour la longueur. Avec un fil mohair, c’est vraiment adorable même si je viserai cette version quand les manches ne tremperont plus encore trop fréquemment dans la sauce bolognaise.

Innove avec Nova…

Être une fille de bord de mer en habitant à Montréal est parfois un peu difficile à vivre. On a beau respirer bien fort, ne nous provient du St Laurent rarement les embruns désirés si ardemment. C’est la seule chose qui me manque réellement (bon la famille aussi vous emballez pas) de ma vie européenne : cette proximité à l’océan. Je compense avec une large dose de marinières, vareuses et mouclades pour tenir le choc. Comme je ne partage pas les recettes familiales si facilement, je préfère vous parler de ma lubie marinière en tricot !

Modèle : Nova de Signe Strømgaard, un modèle de robe ou tunique (voir même t-shirt si vous réduisez grandement le tronc) pour enfant en fingering. Il s’agit d’un modèle gratuit de la taille 2 à 10 ans. Je ne connaissais uniquement que ce modèle et celui de la robe Deer Dress de cette designer danoise mais elle fait des modèles adultes également sobres et très beaux (comme le chandail Gloria). Ce deux derniers étant par contre payants.

Pour la petite histoire, je l’ai mis de côté le 3 novembre 2014… ma fille (dont nous seuls connaissions l’identité sexuelle) est née 3 petites semaines plus tard (avec une semaine de retard)… Je m’impatientais… J’ai commencé ce modèle en 4 ans le 22 août 2018 sans l’avoir continué jamais. Je l’ai mis à nouveau cette année sur mes aiguilles pour le démarrer une taille au-dessus (ben oui !) donc 2 ans plus tard !

Fil : j’ai utilisé deux fils de même marque pour cette robe pour garantir un effet fluide et bien lisse : Heritage de Cascade Yarns qui se caractérise par une grosseur fingering et une qualité 75% superwash merinos et 25% nylon. Idéal pour les enfants parce que ça se lave en machine et plus important, c’est vraiment très doux, même en contact direct sur la peau (ma fille la porte sans maillot de corps dessous). Hyper économique pour ce modèle (de robe tout de même) j’ai utilisé moins d’un écheveau de chaque couleur : 345m / 380 yds de Bleu Denim (soit 86 gr) et 320 m / 350 yds de blanc 518 Snow (soit 80 gr).

Taille : J’ai réalisé la taille 6 ans pour ma fille de presque 6 ans ! Comme habituellement elle est plus dans la taille en dessous qu’au dessus, je dirais que le modèle taille un peu petit et surtout étroit. Elle a la taille d’une 6 ans mais pas forcément la carrure en bref (casse-tête pour la couture). J’ai utilisé des aiguilles 2,75mm pour les bordures et 3,25 mm pour le reste. Mini mini !

Réalisation / modifications : Ma seule modification fut de baser mes rayures sur 4 rangs et non 6 rangs comme le modèle le propose. Rien de très changeant, il faut juste faire son petit calcul pour les diminutions qui varient donc d’une rayure à l’autre. Un peu de concentration et c’est assez facile.

Je n’ai pas coupé mon fil à chaque rayure (comme la première fois en 2018 – bonjour le jeu de rabibochage ensuite…) et l’ai fait suivre d’une rayure à l’autre en prenant garde à laisser du jeu pour qu’elle soit bien souple et extensible (sans faire de petits trous pour autant).

La coquetterie que j’ai rajouté, et qui manque au patron selon moi, est l’astuce pour gommer visuellement le saut de changement de couleur sur un rang plus haut… Comme tu tricotes en rond invariablement, tu décales en hauteur, sur de l’uni rien ne parait, sur du rayé gare aux escaliers… La technique m’avait été contée par Hélène aka Still Vauriens, une inconditionnelle de la rayure ! Moi aussi un jour, je m’en ferais un pour moi (ou pour le Duc tiens, mais peut-être pas en fingering…)

Ce que j’ai aimé : tout de suite les rayures ! Il fallait bien ça pour me motiver avec ces aiguilles super fines et cette mer de jersey endroit. Au final, ça rythme beaucoup et le tube de la robe monte bien (bon après c’est une taille enfant). J’affectionne particulièrement les marinières et c’est souvent des enfants coordonnés qui partent le matin (mais je m’en aperçois que le soir !).

On a cette fois une marinière un peu décalée en tricot avec un plastron de poitrine avec ses deux rangées de boutonnières qui donne du peps au classique. Ils auraient pu être bleu marine, mais le côté rouge apporte une touche plus habillée et mutine je trouve. J’avais dans l’idée première d’insérer une rayure rouge à la place d’une bleue mais je me suis découragée de trouver le fil adéquat dans mon stock….

Ce fil justement est aussi un élément très agréable de la réalisation de ce vêtement. Ce fil est un révélation, je le prenais pour un fil assez bon marché mais il devient une préférence pour les ouvrages en fingering. Il est très résistant. Un peu fin par contre donc à ne mettre qu’entre de très fines aiguilles.

Ce que j’ai moins aimé : j’avoue qu’un fil spécialement conçu autorisant pour les robes en 6 ans m’aurait plu ! Mais là, je sens que je suis un poil exigeante.

Conclusion : Ce qui était au départ plus une grosse envie de sa mère se révèle être un gros coup de coeur de la demoiselle. Bingo ! On espère juste que le vêtement ne revienne pas en miette de l’école 🙂

Pour info, je cherche un modèle de pull marin pour mon Duc, sobre, chic, avec la boutonnière à l’épaule, si vous voyez ce modèle quelque part.