Un soupçon de Saf[f]ran

Mon goût pour le jacquard a débuté il y a deux ans. Un chalet entre amis, un canapé confortable, des chutes de laines en pagaille et je réalisais le béguin Merriment. Un bel entraînement pour comprendre la technique sur des rangs courts, le jeu de l’enchaînement des couleurs et la tension idéale à appliquer. Avis aux débutantes !

Excès de confiance ou bouillonnement d’hormones plus tard je me lançais dans le pull Stasis. A combiner avec la naissance d’un bout de chou, j’étais un peu maso, mais il me fallait un tricot défi, pour me prouver que je savais faire plusieurs choses en même temps en plus d’allaiter . C’est toujours mon pull réconfort même si il est devenu oversize/bien trop grand depuis le départ en vacances de ma poitrine… Cet hiver ils vont se retrouver, enjoy !

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Modèle : Pendant que certains se lancent dans la période de plantation du safran (coucou BIAO du Domaine de Gauville 🙂 ), moi je me suis lancée sur le Saffran Cardigan de Nicolina Lindsten sous la marque Docksjö Design

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Fil : les deux couleurs étant croisées sur l’intégralité du modèle, je voulais prendre le même fil/même marque pour les deux couleurs. J’ai opté pour la laine CASA, 100% laine qui s’adoucit grandement au blocage et surtout lorsqu’elle est portée. Mon pull Bloomsbury est un de mes chouchous pour cela ! 340m de jaune Benoîte Groult et 130m de blanc Elizabeth Zimmerman.

Le steeking est la technique qui consiste à couper le tricot pour transformer un pull en cardigan, il est fait avec une laine contrastante, pour ne pas risquer de couper par erreur le mauvais brin. (je vous en parle plus bas) Il s’agit de Berroco Vintage, utilisée pour un bonnet d’enfant. Les chutes c’est formidable !

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Taille : réalisé ici en taille 3 ans soit 98 cm, il est disponible de la taille Nouveau-né (il me fait de l’oeil aussi) jusqu’au 13 ans soit 162cm…. eh ! mais c’est justement ma taille le 13 ans. Oh oh oh ! Ma grande fille culmine à 87 cm à presque 3 ans, la bonne blague, elle le mettra cet hiver à souhait et surement le suivant. Bon calcul Perrin ! mais non je ne coordonnerai pas mes vêtements à ceux de ma fille…

Réalisation / modifications : j’ai essayé au plus possible de coller au patron. Je dis “essayer” parce que les explications ne sont pas un exemple de clarté ni de logique. Le libertés à prendre sont avec la grille essentiellement. On est laissé un peu seul et les manches sont même carrément un peu aléatoire. Faire et défaire, lot de ce petit projet.

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Après blocage je confirme mon hésitation sur le nombre de mailles relevées pour les bandes de boutonnage. Il en manque peut-être 2 ou 3 et c’est un peu dommage. Aucune indication dans le patron, ils disent juste d’en relever autant de chaque côté : une révélation pareille c’est assez dingue !

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La technique du Steeking : c’est là la grande découverte de ce patron.  Le patron de ce cardigan se tricote en pull, soit en rond continu. On relève ensuite deux parties en côtes pour faire des bandes de boutonnage et ensuite on doit couper au centre !!! Rhaaaaa !

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Ma copine Eva l’avait déjà fait pour un modèle adulte Angry Sleep cardigan et un enfant Gilipeysa, je lui faisais donc confiance pour m’épauler lors de cette délicate étape. Le patron préconise la méthode qu’elle connaissait, soit celle du passage sous la machine à coudre. On fait deux coutures droites ou zigzag pour tenir les mailles de cette partie centrale éphémère, on coupe, puis on enferme les deux petites parties latérales dans un ruban pour tenir bien le tout.

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Au final, Ariane de la Maison Tricotée m’a parlé d’une autre technique, celle qui associe tricot et crochet (elle vous parle de tout sur le blog de la MT dès la rentrée !). On monte une bande de mailles serrées de part et d’autre de la maille centrale de la bande de steek. On coupe ensuite et comme par magie, cela tient bien les mailles coupées, et comble de bonheur ça rabat les bandes vers l’intérieur. Le résultat souhaité à savoir la séparation est bien finie et bien plus rapide. Option testée et approuvée !

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Ce que j’ai aimé : Outre le design général et la couleur choisie (platement copié sur le modèle présenté), j’ai aimé associé deux laines épaisses, ce qui donne un effet veste, parfaite pour nos saisons. La bande de côtes en bas et aux poignets est très agréable autant à l’oeil qu’à la tenue.

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Ce que je n’ai pas aimé du tout : la rédaction du patron ! Je ne vais pas sacrer ici mais j’en suis vraiment pas loin ! Ce n’est clairement pas un patron très accessible aux tricoteurs du dimanche, sans sens de la débrouille. J’ai appris à me détendre de ma rigueur habituelle, pour vraiment obtenir un gilet portable à la fin. Le problème comme expliqué plus haut, vient de la grille du jacquard qui ne s’adapte pas vraiment aux diminutions de l’encolure/yoke. J’ai essayé au plus possible de ne pas démarrer de flocon si il allait être mangé par le raglan, mais ce n’est pas toujours le cas. Rien de rédhibitoire j’adore ce mot pour l’oeil mais ça peu chiffonner les maniaques de la symétrie et du plein.

Pour les manches c’est là aussi le néant total. Tu ne sais pas bien nagé et on t’appuie sur la tête ! Les indications du motif sont difficiles à comprendre. Je suis partie en mode freestyle après avoir défait les 8 premiers centimètres de manches, une bonne dizaine de fois.

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Au final, j’ai choisi des boutons bois plutôt foncés travaillés dans un style proche des flocons, trouvés chez J & L Couture à Montréal. Après essai avec des clairs, ça jurait limite même plus qu’avec des foncés. Je suis emballée.

Je l’aime vraiment beaucoup et le regarde dans la penderie tous les deux jours tellement il me plaît…

Vais-je flancher et m’en faire un aussi, malgré ce patron pas écrit Perrin-Friendly ?

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J’ai le Béguin pour Septembre…

La famille Perrinpimpim s’agrandit en fin d’été et passées les premières angoisses et retenues, je commence doucement à lorgner les modèles pour mini-humains et préparer un joli trousseau à ce bébé de septembre. Fille ou garçon, c’est vraiment la dernière préoccupation pour le Duc et moi, on tranche dans le mixte comme toujours, car on goûte très peu le rose girly dont on veut systématiquement affubler les fillettes, ni la triste sobriété qu’on croît devoir imposer aux petits garçons ou alors camions et dinosaures.

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Modèle : Béguin Pierre Louise de Emilie Luis ou l’Atelier Emilie en taille 0-3 mois.

Fil : Basic Merino des Laines Katia, couleur Taupe (67m/74 yds) et la Pure nature de Bergère de France couleur Jonquille pour le pompon. J’ai déjà utilisé la Katia pour un petit pantalon et je sais qu’elle a tendance à bien se détendre. Une chance que les hivers durent par chez nous. 70m de fil ont suffit !

Réalisation / modifications : pas de modifications pour cet adorable béguin qui a fait l’unanimité parmi toutes les personnes l’ayant tricoté. La seule difficulté pour moi a été de bien me souvenir de serrer la première maille pour le démarrage des noppes. Sinon celle-ci est plate et sans forme ni rebond.

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Ce que j’ai aimé : la rapidité d’exécution de ce modèle, mais je pense que le voir porté sur notre bébé sera vraiment le nec’plus ultra. Ça m’a légèrement donné envie de finir toutes mes chutes de laine dans ce modèle, mais tout le monde ne goûte pas ce style alors je restreints mes pulsions.

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Ce que j’ai moins aimé : nothing at all ! C’est un succès !

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L’été est déjà moitié passé, nous espérons que Septembre sera synonyme d’un bel été indien digne de ce nom. Sinon le moral des Québécois sera vraiment pas folichon… Les fraîches matinées, nous pourrons nous balader avec un petit pompon jaune dodelinant au sortir de l’écharpe autour de nous.

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Entrechat Bonnet, un test pour Frogginette

Ma période de repos à la maison est mise à profit pour compléter la liste des 1001 choses que je remettais au lendemain. Pour pimenter un peu la chose, je m’autorise à consulter les appels au test qui apparaissent sur les groupes et sur Instagram. Sans me mettre la pression pour autant, je me suis lancée dans celui du Goten de Maman Crotte sans trop regarder à la date de rendu des copies. Un brin de pression plus tard j’étais dans les temps mais j’ai appris de mes erreurs frayeurs. Celui-ci était pour un bonnet et avec un délai largement dans mes cordes. Bingo ! il m’a fallu une soirée pour le terminer.

Modèle : Worsted Entrechat Bonnet de Lisa Chemery alias Frogginette, c’est-à-dire le patron avec un fil assez gros pour être tricoté en 4-5mm. J’ai réalisé la taille 12-24 mois et utilisé 90 m. Il existe aussi avec un fil Fingering et un fil DK et peut-être acheté seul ou dans un e-book pour obtenir le même patron mais selon trois sortes de fils différents (fingering-dk-worsted)

Fil : Lamb’s Pride Worsted de Brown Sheep. C’est un mélange très doux de laine et de mohair. J’avais réalisé un pull Flax pour mon neveu Robin, puis ajouté ce fil dans mon bonnet jacquard Pasture and Woods et celui du Duc : Oak Leaf Beanie. C’est un fil chaud et doux, un peu pelucheux.

Réalisation / Modifications : Je connaissais la designer Lisa Chemery, grâce à ses patrons comme le manteau Latte Baby réalisé deux fois pour les manteaux d’automne ou celui de robe Summer into Fall que ma copine Taloline avait réalisé pour ma fille. Elle en était très satisfaite, moi aussi, la coupe flatteuse et les explications claires. Je pouvais y aller les yeux fermés. Et j’ai eu raison ! Le patron en test était parfait et n’a récolté que quelques remarques et ajustements pour la rédaction.

La construction du béguin est simple et part du front vers la pointe arrière. Puis on rajoute une i-cord sur les contours. Il faut juste s’assurer que la partie avant les diminutions soit bien haute pour offrir une profondeur satisfaisante au bonnet… et avoir les côtés du visages suffisamment couverts (ne pas oublier qu’il fait -20 chez moi l’hiver = vive la Cold Cream).

Ce que j’ai aimé : le design me paraît assez mixte (surtout pour une version plus baby qu’enfant) et aussi la finition en i-cord devant et au cou qui donne un arrondi et un rendu très propre. Monica, sors de ce corps.

J’ai mis un soir à la réaliser dans sa plus grande taille

devant une bonne série : gros point positif !!

Ce que j”ai moins aimé : esthétiquement je cherche toujours à voir un modèle avec des diminutions de l’arrière de ces béguins sans des bords saillants. Je n’ai pas encore trouvé de techniques pour que ce soit bien arrondi. Peut-être est-ce impossible, ou alors suis-je juste un peu trop perturbée dans ma tête c’est sans doute ça ceci dit. Cela s’adoucit une fois sur la tête du bambin par contre !

Le bonnet de la demoiselle pour l’hiver prochain est donc fait (même si le Quynn de l’an passé est encore largement portable). Ma to knit list avance !!

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Ma robe Plantain [de grossesse mais pas que] !

Bien avant la grossesse,j’avais remarqué cette évolution du patron de tee-shirt Plantain. Pour ma première expérience de couture de jersey l’an dernier, j’avais opté pour ce modèle très simple et efficace et j’étais conquise par la coupe, l’arrondi du décolleté et sa rapidité d’exécution. Mon tee-shirt plantain à pois est largement porté depuis, bedaine ou pas !

Je savais que le modèle avait été rallongé pour obtenir une robe. Je suis plus adepte des robes jersey droites, à créer dans le prolongement des lignes de couture. Quitte à ce que ça moule un peu, ça ne me dérange pas trop. Mais c’était la version facile de la chose, j’ai donc opté pour la transformation un peu plus poussée qui est de créer une taille empire (sous la poitrine) et un plissé dans le tissu pour assurer un peu plus d’aisance dans ma période de ventre rond mais pas que !

Modèle : Tee-shirt Plantain de Deer and Doe, modifié en version Robe babybump babydoll, coupée et froncée en taille empire en me basant sur les explications du tutoriel de Anna sur le site de Deer and doe. J’ai, au cours de la couture, choisi l’option manches courtes. Mais l’idée de ne pas faire de manches du tout (ou même des manches 3/4 pour l’automne me tente un peu !)

Taille : J’ai réalisé tout d’abord une taille 38… Mais autant j’ai augmenté mon tour de poitrine, autant les épaules, les côtes et les bras ne prennent pas un taille ! En la montant j’ai donc recoupé grossièrement à la surjeteuse, ce qui nous ramène l’ensemble à une taille 36.

Tissu : un jersey contenant de l’elasthane. J’ai eu une grosse phase bleu-vert canard, au point d’en amasser pas mal dans mon stock de tissus. Il va falloir écouler tout cela désormais ! Celui-ci est assez épais et a une bonne tenue, ne se détend pas trop à la couture mais peu paraitre un peu lourd et chaud en ces jours enfin chauds qui arrivent.

Réalisation / Modifications : Pas de modification à part la retaille un peu barbare en cours de réalisation lorsque je me suis aperçue que le 38 me ferait un sweat-shirt plutôt qu’un robe me mettant en valeur rondeurs. J’ai aussi recoupé la longueur de la jupe en adéquation avec ma propre longueur de jambe et un capital de remontée dû au ventre qui grossit pour estimer au plus juste entre le style Marie-charlotte (jupe mi mollet) et trop ras-les fesses (je joue avec Esther au parc, détail non négligeable pour mon intimité). Pour info, je mesure 1m62 et j’ai fait une jupe de 61 cm de haut (ourlets compris). Mon ourlet est large volontairement pour ne pas rebiquer ! (3 cm)

Ce que j’ai aimé : la tenue du tissu facilite vraiment grandement la couture et j’ai aimé testé la couture de l’élastique sur la taille empire. C’est magique, il faut fixer le début de l’élastique avec quelques points aller-retour puis coudre en ligne ou en zig zag en étirant l’élastique (mais pas tant le tissu). Une fois la couture finie, on lâche tout et ça fronce ! Magique !

Les ourlets à la surjeteuse sont comme toujours un plaisir ! C’est rapide et super propre surtout sur un tissu sans motifs.

Ce que j’ai moins aimé : Mon étourderie ou mon impatience en cousant cette robe m’a fait faire des bêtises. Ainsi je n’ai pas bien lu/compris les explications et j’ai coupé la jupe dans mon tissu… mais pas sur le pli donc je me suis retrouvé avec deux demies dos au lieu d’une seule pièce ! Comble de toute cette aventure je n’ai pas coupé mon tissu dans le bon sens !!

Mais le tissu rattrape vraiment bien cette erreur de débutante et ça ne se voit pas tant. Quelqu’un qui ne coud pas, ne verrait aucune différence. J’ai, par chance, eu assez pour recouper une pièce (entière cette fois) pour faire la partie jupe devant.

Je suis toujours aussi conquise par le patron et compte bien m’en faire d’autres.. peut-être en imaginant une ouverture cache coeur pour rester compatible avec des premiers mois avec bébé et l’allaitement. A voir !

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Trio coton : Heinz, Simon et Woody

Perrinpimpim et le crochet, c’est une histoire de pulsion et ça tourne souvent à l’obsession sur une période définie mais intense. En effet, je commence un amigurumi qui est souvent suivi de quelques fruits pour une dinette, un pouf et puis encore un amigurumi pour la route… Telle une droguée, j’approche alors du hangover/gueule de bois/tendinite et je range mes petits crochets pour un temps…

Cet hiver, je les entendais faire `clic-clic` dans le pot de crochet sur un buffet… ok c’était bien Esther qui jouait aux mikados avec, mais ça a attisé dans ma caboche l’envie de tournicoter du coton… Au même moment, La Maison Tricotée affichait un éventail de couleur de leur fil coton Cora qui piquait ma curiosité ! (bah oui mon stock de vieux Phildar commence à baisser). J’ai donc commencé en novembre pour finir… en juillet ! L’hiver m’a laissé un peu sur le carreau et j’ai eu tendance à privilégier les siestes depuis !

Modèle : IV L’Hiver de Lalylala dans ses collections Four Season Series (créatrice Lydia Tresselt). A chaque saison, cette marque sort des petites figurines par trio dans le thème saisonnier dédié. Pour ce 4ème hiver, on a une inspiration pomme de pin givrée pour Woody, un cerf pour Heinz et Simon un bonhomme de neige en-chapeauté. Le modèle indique un crochet 2.25 mais pas de panique, tant que le fil est accordé à la taille du crochet, tout sera bien proportionnel. Seul le projet final sera plus ou moins gros. Ici les amigurumis font 12 cm de haut maximum)

Fil : Coton Cora de La Maison Tricotée dans les coloris : pour Woody = bleu Lady Di, blanc Elizabeth Zimmerman, jaune Henriette Ekwe; pour Heinz = naturel Hypathie d’Alexandrie, blanc Elizabeth Zimmerman, vert Rosalind Franklind, jaune Henriette Ekwe et pour Simon = rose Anne Franck, noir Coco Chanel, blanc Elizabeth Zimmerman, gris Julie Payette.

Ce fil se crochète ou tricote en 3-3.5 mm, j’ai utilisé pour ma part un crochet 3mm pour un total de 215m (si vous avez besoin du détail par couleur tout est à jour sur la page du projet sur Ravelry je suis un peu dingue)

Réalisation / modification : Pour imaginer mes petits personnages, j’ai commencé par un croquis, ce que je fais depuis quelques temps et me rends pas mal service pour lancer un projet et arrêter d’hésiter sans cesse. J’y inscris mes infos finales, une sorte de Ravelry old school.

Les trois personnages ont l’avantage de parcourir plein de point de crochet différents mais assez débutant. Pour Woody, ce joli point pétale (c’est de mon cru cette appellation) qui donne une belle originalité; pour Heinz le cerf les yeux  brodés-crochetés et pour Simon (le plus simple des trois) la mise en relief du chapeau.

J’ai noté une seule modification. Pour Heinz le cerf : (pour ceux qui ont le patron ça parlera, les autres passez votre chemin) Rang 13 . 9 ms, 18ms dans le brin arrière, puis 11 ms pour centrer la bande crochetée sur l arrière. Pour placer les yeux, j’ai beaucoup aimé l’idée ingénieuse des épingles mises aux intervalles.

Ce que j’ai aimé : réfléchir et préparer les couleurs/costumes de ces petites figurines en les réalisant au préalable sur mon petit carnet à croquis. Il suffisait ensuite de jouer avec l’éventail de couleurs de la Cora.

Voir monter rapidement les personnages sous les tours de crochet en font un projet assez metro-friendly. C’est aussi très drôle de voir les gens se tordent le cou très discrètement pour tenter de comprendre la forme du projet. Ma copine Marjo s’évertue à y voir des dents !

Ce que j’ai moins aimé : Broder les yeux ! Mais ça c’est un peu subsidiaire comme critique ! Les patrons sont vraiment bien écrits, le fil très doux et ne se dédoublant pas du tout (ce qui peut être souvent le cas avec le coton), les jeux de couleurs amusants et rapides à réaliser.

Comme quoi on peut très bien associer Coton et Hiver !

Cardigan Goten

Lorsque qu’un patron de tricot (comme de couture) est mis à disposition du grand public, qu’il soit payant ou gratuit, il a généralement été tricoté de nombreuses fois. Et c’est ce qui va garantir que peu ou pas de coquilles demeurent dans les explications. Les designers de ces patrons font donc appel à toute leur patience pour tester les différentes tailles mais aussi à leurs ami(e)s ou à des testeurs/testeuses sélectionnées ou tout simplement volontaires.

Pour ce modèle, je n’ai pas hésité longtemps et pour plusieurs raisons. La première, j’ai tout intérêt à produire un petit modèle pour les premiers mois de mon bébé à venir, mais aussi parce que la designer en question est prolixe et produit de nombreux modèles. Elle est aguerrie à gérer un test et ses réponses et ne débute pas en tricot (ça promet des grattages de tête en moins). Puis non des moindres, j’ai réussi, malgré le décalage horaire à voir le message à temps avant que la horde de testeurs habituels soit déjà sur les rangs ! Ben oui quand tu as 6h de décalage avec l’Europe et que tu travailles des horaires de bureau classiques, tu rates souvent le coche.

Modèle : Le cardigan Goten de Marianne Munier, connue dans le petit monde du design tricot sous le pseudonyme Maman Crotte. Il est disponible de la taille naissance à 18 mois. Le même modèle existe ensuite pour les tailles 2 ans au 12 ans sous le nom Gohan.

Le modèle est payant mais a la particularité d’être vendu au profit exclusif de la Lutte contre le cancer, comme tous les modèles de Marianne Munier. Les bénéfices sont reversés intégralement pour la recherche. Un geste fort, noble et qui mérite d’être encouragé.

Taille : J’ai réalisé une taille 3 mois. Je trouve que le modèle taille juste voir un peu plus grand, surtout si la poussée de croissance fulgurante de votre bébé est plus tardive.

Les dimensions finales de mon cardigan après blocage sont :

  • Largeur de corps : 23 cm
  • Hauteur bas vers emmanchures : 17 cm
  • hauteur de la bande de boutonnage : 24 cm
  • Manche du bord à l’encolure : 30 cm
  • Manche du bord à l’emmanchure (aisselle) : 15 cm
  • Largeur de manche : 8,5 cm

Fil : après l’avoir utilisé une première fois lors du Rocky Pants, j’ai opté pour la Baby Merino de Drops, j’ai acheté une nouvelle pelote pour compléter le reste dont je disposais. J’ai utilisé des aiguilles 3.5mm puis 3.25 pour les les côtes (car je n’avais que cela sous la main) pour un total de 290m/315 yds de fil.

Boutons : c’est là la touche émouvante de cette réalisation. J’ai utilisé des boutons en étain “argentés” donc, signés “équipements militaires” trouvés dans la boîte à boutons de ma grand-mère, récupérés vraisemblablement sur les uniformes de mon Papi durant l’occupation ou son service miliaire. Les racines picardes ressortent à 6000 km de la ferme familiale, pour un futur bébé après une génération aujourd’hui disparue. J’ai utilisé 6 boutons pour ma part dans un diamètre légèrement plus gros que préconisé pour garantir de garder le gilet fermé.

Réalisation / modifications : Ce modèle de gilet se démarre par un montage provisoire au col et se tricote du haut vers le bas. Un raglan pour former la poitrine et des manches qui se continuent ensuite. Pas de couture non plus pour les bandes de boutonnage ou d’encolure, celles-ci sont relevées directement sur le corps et le montage provisoire initial. Pas de modifications à prévoir, le corps est suffisamment ample pour permettre d’habiller un bébé facilement. La longueur du corps semble correcte, ainsi que les manches, même si j’avoue avoir un peu oublié la taille estimée d’un petit bébé de 3 mois. Mon premier bébé était du modèle crevette !

Ce que j’ai aimé : La phase de test a été plaisante, les échanges nombreux et constructifs entre les différents testeurs. J’aime particulièrement le côté mixte du modèle. Je n’aime pas particulièrement les vêtements genrés tant par leur couleur que par leur style/coupe. Oui au gris/sombres pour une petite fille, oui aux torsades pour un garçon… J’aime les détails comme le cou resserré bien haut. Je trouve souvent que les cardigans d’enfant sont trop décolletés, les tee-shirts dépassent alors sans arrêt (problème existentiel j’avoue). Je vois aussi tout à fait le modèle dans une version coton bien plus printanière !

Ce que j’ai moins aimé : la partie de relevage des mailles pour les bandes de boutonnage n’est jamais une partie de plaisir. Ne pas donner de nombres précis de mailles entre chaque boutonnières m’a un peu mis dans une position incertaine. J’ai calculé le nombre de mailles relevées sur la hauteur, et j’ai déduit de quelques mailles pour le haut et bas du gilet puis diviser les mailles restantes par 5 ou 6 suivants le besoin de fermeture serrée entre les boutons. Un peu trop de devinettes et de calculs pour un débutant et un risque de tout de voir démonter pour tenter un autre calcul une fois la bande terminée et un aperçu de son rendu.

C’est donc un modèle que j’ai aimé testé tant pour son aspect final que pour l’expérience du test qui a été plutôt détendue et bien encadrée. C’est avec plaisir que je m’y risquerai de nouveau pour cette designer. Sans compter sur la dimension altruiste de son travail.

J’ai hâte de voir ce petit modèle porté dans la froidure de l’hiver canadien, lové dans nos manteaux en plumes. Mais avant c’est l’été, ok ?!

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Une mini-adèle, ou les pétales de Soleil

Avec ma drôle d’aventure avec la Louisa Dress, j’avais néanmoins relevé le défi surjeteuse. Je me suis donc remise à la table de couture pour tenter de nouveau un modèle de robe fillette. C’est fois-ci pour ma nièce de presque 7 ans.

Pour plaire à une adorable puce comme celle-ci il suffit de lui parler. Comme moi dis-donc !! Bref, à l’occasion d’une discussion Skype, je lui ai proposé deux patrons et de me dire sa couleur. La réponse est sans appel : celle avec les pétales et le jaune ! (parce que c’est ma couleur préférée tata !)

Modèle : la Mini-Adèle de République du Chiffon.

Taille : je me suis basée sur la taille réelle de la demoiselle plus que sur son âge. J’ai donc réalisé une taille 6 ans pour qu’elle lui aille bien ce printemps-été. J’ai bien fait ! Le patron taille juste. Elle l’a essayé à la réception et c’est nickel pour dès à présent.

Tissu : un coton imprimé trouvé chez Plazatex à Montréal. Il n’est pas transparent mais attention tout de même s’il vous prend l’envie de le porter en modèle femme, je suis pas sûre sûre des jeux de transparence avec le soleil… Pour une fillette c’est safe ! Elles bougent tellement de toute façon et n’ont pas de soutien-gorge dentelle bordeaux normalement

Réalisation/modification : Pas de modification en vue pour ce modèle. Comme souvent pour les enfants, il n’est pas vraiment question d’ajustement en largeur pour correspondre aux formes de la personne qui porte le modèle. J’ai suivi les explication pour la longueur et ça convient très bien.

La particularité du patron se trouve vraiment dans ses emmanchures en pétales. Ils sont tous doublé avec un entoilage léger pour avoir une rigidité souple qui va  leur permettre de bien tenir en place et ne pas rentrer vers l’intérieur lors de l’enfilage (surtout derrière où il serait difficile de vérifier).

J’ai opté pour la partie coulissée pour un cordon assez casual-sport chiné gris-blanc pour trancher un peu, rester dans des couleurs douces, et ne pas trop pencher dans le trop habillé…

Ce que j’ai aimé : les finitions à la surjeteuse !

Sur un modèle de ce style, c’est assurément une plus-value. Quand on sait aussi que la petite fille va crapahuter et faire des bonds un peu partout, il vaut mieux que les bords de tissu soient propres et ne s’effilochent pas. Je suis devenue une fan des ourlet à la surjeteuse. C’est propre, invisible sur l’endroit au niveau du fil, uniquement un saut de tissu…

Ce que j’ai moins aimé : si on met de côté mon goût très peu porté sur les boutonnières (cette fois-ci le Duc ne m’a pas aidé je me suis débrouillée toute seule), j’ai surtout eu des difficultés pour comprendre le patron. Cerveau pas branché ou grosse fatigue, j’ai l’impression que ce n’était pas sorcier mais j’ai été un peu perdue lors de la lecture des explications. J’avais comme l’impression qu’il manquait un peu des étapes, des descriptions dans les étapes et les techniques à employer. Bref j’étais un peu frustrée lors de la couture. J’allais aussi un peu trop vite en besogne (tu sais la fois où tu percutes qu’il te manque les 3/4 de tes pétales…)…

J’ai peut-être l’habitude d’être très encadrée à la Deer and Doe, je pense donc que les patrons de République du Chiffon sont une coche au dessus niveau difficulté. Les explications sont un peu raccourcies mais ça a le mérite aussi parfois de faire à son goût non ?

Verdict de la demoiselle : quand je lui ai envoyé les deux robes (oui la Louisa Dress était bien trop grande pour ma petit fille de 2 ans… passons !) et c’est sans appel qu’elle m’a dit merci (oui on ne rigole pas avec ça dans cette famille) puis m’a dit : Oui mais en fait Tata, y’en a une que j’aime pas…. PAF sans appel je vous disais. Ben oui idiote que je suis, sachant très bien que le projet était à la base pour sa cousine, la demoiselle ne pouvait se résoudre à porter une robe un peu bébé. J’ai bien ri et récupérerai ladite robe pour am puce quand elle lui ira en temps voulu !

Pavement, ou la tentation du fin du fin !

Quand Emilie et Paule ont lancé le KAL (knit-along) du fameux chandail en fingering, j’ai vu là un beau prétexte pour me relancer dans un pull/chandail/sweater tout fin comme j’avais pu faire le Princess Fiona l’an dernier. Un modèle que je porte très souvent tant j’apprécie le côté léger du rendu final, fin, le motif délicat et en même temps le côté chaud du mérinos.

Modèle : Pavement de Veera Välimäki. Il s’agit d’un modèle payant disponible du XS au XXL.

Taille : Je ne me suis pas laissée berner cette fois-ci. En prenant mes mesures, j’ai tendance à devoir faire la taille XS, mais je lave généralement ce type de pull avec du nylon dans le fil directement en machine (programme délicat pour les pulls et pas trop nombreux en même temps pour éviter le feutrage), et mes pulls ont tendance à rétrécir un petit peu. Il était donc important que je vois suffisamment grand et pas trop hyper ajusté. Le volume de mon buste étant également sujet à augmentation à l’automne, je voulais assurer mes arrières, ou avant, enfin bref tu comprends… J’ai donc fait la taille S, en ajustant mes aiguilles pour être en accord avec l’échantillon voulu et suis donc partie sur des aiguilles 4 mm (au lieu de 4.5mm) et 2,75 mm pour les parties mousse (au lieu de 3 mm).

Fil : On ne change pas une équipe qui gagne et je persiste dans mon coup de coeur pour la Riverside Studio Merino Sock qui contient du Nylon (aka fil à chaussettes). Le fil est bien tordu, résistant et les nuances de couleurs me plaisent beaucoup. Le coloris est Indigo, une tuerie dénichée à la Maison Tricotée !

Réalisation / modifications : Pas de modification hormis le changement d’aiguille (mais votre Honneur c’était pour convenir à l’échantillon !) J’ai conservé la longueur totale qui rajoute du drapé grâce à l’aisance positive imposée. Il vaut mieux être plus taillée comme un phasme que comme une bille pour ce type de coupe. Je garde mon optimisme pour dans quelques mois et fait appel à une gentille copine pour jouer les modèles du jour.

Une autre copine me surveille de près pour que je ne porte pas le pull avant de retrouver ma ligne. Je risquerai de le déformer en l’étirant au niveau du ventre et créer une “poche” disgracieuse” à cet endroit par la suite. Après quelques incartades à la maison, promis il est rangé Caro !

Ce que j’ai moins aimé : La meeeeeerrrr de jersey pour le corps des emmanchures au bas du pull. C’est assez monotone mais garanti la forme boxy… En fingering il a fallu s’armer de patience et de nombreux trajets en metro/bus jusqu’au bureau… Pas de diminutions pour le corps c’est un tube tout droit.

Ce que j’ai aimé : sa construction en Top-down, du haut vers le bas, avec cette formation si particulière des épaules. J’ai eu quelques doutes au départ mais sitôt qu’on démarre le corps sous les emmanchures, le tout s’harmonise bien et les proportions correspondent bien la taille souhaitée. J’ai aimé aussi manipuler ce fil si agréable et qui s’adoucit grandement encore au blocage. (mais je ne crains pas du tout).

La finition du bas du pull en vague est assez simple à réaliser. Et apporte un côté non-strict et cool que j’aime aussi particulièrement.

Étrangement je ne regrette pas d’avoir conservé la taille 3/4 des manches qui ajoutent à la finesse du modèle (là je parle du patron, pas de moi ^^). Les finitions point mousse des extrémités du pull est aussi une belle découverte.

Le printemps est désormais lancé (oui enfin on est sur le bord…) et c’est le vêtement parfait pour cette période, porté sur des sous-vêtements seuls ou un petit débardeur/camisole. L’avantage avec notre automne (été indien) c’est que je pourrais me rattraper rapidement en octobre ! Vivement !

Rhha mince j’ai encore fraudé Caro !!

La Colorful Wedges baby Blanket, une couverture pour un baby de printemps…

Les cadeaux de naissance peuvent parfois se révéler difficile à choisir lorsqu’on souhaite cerner les besoins des futurs parents. Lorsque c’est un deuxième enfant, encore plus… J’hésite souvent à choisir un vêtement pour un bébé naissant, ne connaissant pas soit le sexe de l’enfant, soit sa corpulence de départ (oui j’associe le plus possible avec la saison). Un accessoire c’est le bon moyen de toucher juste et un accessoire que le poupon pourra garder dans le temps c’est encore plus viser juste.

Pour une demoiselle naissant début avril, nous étions deux amies à vouloir lui tricoter quelque chose. Associer deux tricoteuses n’est pas forcément facile (tension de fil, temps dispo, modèle), nous avons opté pour un trousseau. Mon amie a pris le bonnet façon bébé du tuto de Rita le Chat, et un prénom en tricotin, je gardais dans ma cour la couverture (avec un choix partagé pour le modèle et les couleurs).

Modèle : Colorful Wedges baby Blanket de Purl Soho tricotée en aiguilles 4.5 mm.

Laine : A la différence de ma couverture au point mousse type Hudson Bay, j’ai utilisé une seule gamme de fil, pour éviter de me creuser la tête. Avec ma compère Marjolaine, nous avons donc fait notre choix parmi la très large gamme de Patons pour la North America Canadiana. Le choix d’un fil acrylique n’est clairement pas anodin pour des parents enclin à laver fréquemment cette couverture sans soucis de rétrécissement, ni de feutrage.

Quantité utilisée : Principale : 600m/660 yds + chaque couleur insérée : 160m/170yds (4 couleurs choisies au final)

Réalisation : C’est un peu un projet de marathonien mais avec une touche de fantaisie. On tricote en point mousse donc toujours à l’endroit. Je me remercie de ne savoir alors que tricoter en mode continental pour le gain de temps, mais on ajoute une fantaisie avec des rangs raccourcis réguliers pour former des triangles alternés entre couleur principale et secondaire.

Et là c’est le drame … J’avais démarré mon ouvrage sur 150 mailles comme l’indique le modèle, mais avec une aiguille bien plus grosse que préconisée alors. Je me suis alors retrouvée avec une bonne largeur mais une hauteur minable après mon premier triangle. J’allais me retrouver à ce rythme avec une couverture totale de la taille d’un paillasson et des restes de laine conséquents. Ayant utilisé tout juste la moitié j’ai fait le pari fou de faire un second triangle coloré de chaque couleur (en troisième triangle) mais ce fut un gros raté/fail, je n’ai pas eu assez pour finir complètement la répétition….

Et là, j’ai donc tout détricoté… pour remonter le tout sur 130 mailles et suivre cette option pas si bête de prime abord mais irréalisable sur les valeurs de départ. La largeur est encore fort suffisante et donne une longueur agréable pour poser un bébé mais également couvrir le lit d’un enfant qui grandit. J’ai tout de même supprimé la dernière couleur prévu (un vert/bleu canard profond) pour éviter d’avoir une longueur trop grande, par rapport à la largeur.

Le papa de cette petite fille née début avril a toujours conservé la couverture de sa naissance, qui trône fièrement sur le lit de sa fille aînée. J’espère sincèrement que cette petite fille saura la conserver.

Les deux compères tricoteuses ont eu plaisir à l’imaginer et encore plus à l’offrir comme cadeau de bienvenue dans le quartier une semaine après la naissance de cette demoiselle !

Louisa Dress, la vaste blague 2016

Je suis une fille de fin d’année, même de fin fin d’année… La dernière semaine de décembre est donc toujours très intense pour moi. Depuis notre expatriation, le problème de la crise de foie est résolue (pour contrebalancer avec l’envie de sauter dans un avion), celui de la fatigue hivernale est mieux gérée par un hiver long de 6 mois (on s’adapte), et le Duc me gâte et cultive la surprise à laquelle je tiens tant…

Pour mes 30 ans, il a donc craqué pour moi et m’a offert une surjeteuse !! Et moi je me suis offert un jour de vacances rien que pour moi avec garderie ouverte et ai joué avec mon nouveau cadeau après une initiation par une amie sur son propre bolide.

  • Modèle :

La Louisa Dress de Compagnie M, qui est une compagnie néerlandaise qui édite des patrons papier et PDF en 5 langues ! Je la regardais depuis des mois, j’ai enfin sauté le pas et ai téléchargé ce modèle enfant (11 tailles dispo de 1 à 10 ans), qui existe aussi en adulte.

Tissus : Comme c’était mon grand démarrage à la surjeteuse, j’ai pris un minimum de risque et ai tapé dans mon stock pour les tissus.

Tissu Corps : Cotonnade fine bleue dénichée chez Emmaüs. Utilisée il y a quelques années pour me faire une robe kimono qui a fini dans un sac de fringues à donner, tant le tissu me faisait transpirer et marquait le pli. Pour une enfant, ça passe, pour une adulte au bureau, on oublie.

Tissu motif chevrons : c’est une chute d’un tissu choisi par une ancienne collègue pour son coussin de grossesse.

Tissu doublure : la toile basique beige Ikea ! Un coton agréable sans être le plus doux du monde, c’était surtout pour la quantité disponible dans mon stock que je l’ai choisi, et son accord avec les autres couleurs.

  • Taille :

C’est là le gros FAIL de fin d’année ! Le patron choisi a été acheté dans sa version PDF pour arriver jusqu’à mon igloo canadien rapidement et à moindre frais. Je l’ai imprimé sur mon imprimante maison ravie d’avoir trouvée enfin (et à prix d’or) du papier format A4 (pas le format nord Américain ça) et fait la taille 2 ans pour ma petite fille. J’ai tout découpé, et ai commencé à associer mes tissus… et là j’ai compris que ça sentait le sapin… Ma demoiselle n’étant jamais loin de ma table de couture (pour ne pas dire sur mes genoux, coucou Anaïg tu n’es pas seule !), je me suis vite rendue compte que la taille était vraiment immense comparée à mon mini-modèle qui sans être un colosse, loin de là, est parfaitement dans les courbes de son âge. Pour comparer, c’est simple j’ai posé la robe sur moi et en étant surement un peu moulée, j’étais capable d’en faire une robe style Françoise Hardy

J’ai pourtant continué l’ouvrage, têtue ou résignée, en me disant que mieux valait trop grand que trop petit. Et j’y pensais lors de mes insomnies. J’ai cru m’être trompée en décalquant et avoir pris la deuxième taille la plus grande au lieu de la deuxième taille la plus petite. Que nenni après vérification matinale.

Et c’est au moment où je commençais à me gratter trop fortement la tête, que le Duc m’a négligemment interrogé sur la grandeur de mon carré de référence sur la première page de la planche du patron… Oh il m’énerve quand il a raison. La grosse boulette : mon imprimante a imprimé le patron (à l’insu de mon plein gré total) en 120 % au lieu de 100%. J’avais donc obtenu une taille 2 ans avec 20% d’augmentation !! Soit environ du 8 ans, je pense. J’ai une nièce chérie de 6 ans et demi, la robe part donc direction Nantes avec une autre robe de son choix. Esther était déçue mais a concédé de lui prêter jusqu’à ce qu’elle aie la taille adéquate pour refaire le chemin inverse ! OUF !

  • Réalisation / modification :

J’ai donc choisi de réaliser une version doublée, manche courtes, avec la poche kangourou devant passepoilée. Le choix de la version est assez compliqué, associer les explications est ardu, je n’ai donc pas tenté de modifications, n’étant déjà pas à l’aide avec le mode de rédaction du patron. Objectif 1 : comprendre et coudre; objectif 2 : voir mes propres ajouts éventuels par la suite.

  • Ce que j’ai aimé :

Tout d’abord, le patron, j’aime le style qu’apporte la poche kangourou devant, les lignes courbes, le passepoil. Ensuite, à part pour la fermeture éclair, j’ai pu m’éclater question surjet ! Tout le reste est fait à la surjeteuse. J’ai vite découvert qu’il ne fallait pas forcément surjeter toutes ses pièces avant de les assembler à la surjeteuse. Le fail de débutante qui fait sourire. J’ai expérimenté les surjets droits, les courbes internes et externes. J’ai aussi découvert l’ourlet à la surjeteuse et c’est le gros kif (même si les raccords n’ont pas été respecté).

  • Ce que je n’ai pas aimé :

L’écriture du patron. J’étais dans une phase mononeurone et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre le patron, des étapes raccourcies à outrance, et des dessins techniques un peu troublants. C’était une rare fois où je doublais un vêtement mais ce n’est pas cela qui m’a posé problème réellement. J’ai pesté de nombreuses fois, maudis la designer (sans doute à tort) mais suis quand même curieuse de la refaire une seconde fois après ce premier jet.

Les versions proposées, les variantes sont nombreuses dans le patron. Le choix de son option et les explications qui en découlent sont un peu difficiles à saisir lors du démarrage. Ensuite l’assemblage pose un peu moins de problème.

Et vous, c’est quoi votre dernier gros FAIL ?