Andrea, t’es qui là (là) ?

Depuis plus d’un an, et même s’il y a eu une certaine détente durant l’été, le Québec applique une prévention restrictive : il est interdit de se rassembler dans les espaces privés. Traduction pour les gens dotés d’oeillères, on ne voit plus nos amis, on se protège les uns les autres… et par extension on s’envoie des bêtises par message régulièrement pour ne pas commencer à jouer à la Pat Patrouille avec nos enfants colocataires.

Alors quand ton amie, et quasiment voisine (la Fitbit indique 150 pas porte-à-porte), prend de l’âge, il y a pas mal de choix de présents qui ne s’offrent plus à toi. La journée spa, le weekend en chalet, le verre jusqu’à pas d’heure en étant pas trop mal habillée, la lancer de hache et encore plus réaliste le souper entre amis au resto (il va falloir re-expliquer aux enfants ce concept de socialisation qui terrorise tout parent) ou tout simplement chez soi : tu oublies… Et tu ruses ! Pour ne pas faire les magasins sans but, pour lui faire plaisir en mou, THE vêtement de 2020-2021, et pour le personnaliser au plus.

Modèle : Sweat Andrea de Petit Patron est un modèle pour femme, homme et enfant ! Un basique, mixte, inclusif, qui permet pas mal de combinaison. Unicolore, ou bi, ou encore tricolore, patriotique, passe-partout ou comme ici avec une petite private joke dont seules les amies ont le secret et assument!

Taille : c’est là la difficulté quand tu couds pour autrui et de surcroît en cachette! J’avais donc missionné le conjoint pour me confier l’espace d’un après-midi un chandail sur lequel me baser. (le pauvre est nul en mensonge et en prétextant sortir faire une balade pour me donner un pull modèle, il a envoyé en premier le texto à… moi! trop de stress ahah!). C’est toujours approximatif et je voyais un résultat plus ample, mais au final c’est une coupe qui lui va très bien. J’ai réalisé la taille 40. Je pense que la coupe taille plus étroit que large, méfiez-vous et préférez toujours la taille au-dessus de la vôtre. Pour moi, je choisirais sans doute le 38, voire 40 (la pandémie n’explique pas tout, je vous vois venir)

Tissus : bien sûr et c’est un impératif avant de coudre le sweat, plus que tout autre tissu coton, il faut laver vos tissus. Le sweat, ratine, polaire, comme vous voulez, a un gros potentiel de rétrécissement. Il est donc important d’en acheter un peu plus que prévu, et de le laver. Je l’ai même passé légèrement au sèche-linge, sachant que la propriétaire le ferait surement. Mais tout doux.

J’ai donc choisi chez Club Tissus, 3 coupons de sweat de la même qualité, pas trop fin, pour avoir un peu de tenue, et avec le plus de coton possible, pour éviter l’effet transpirant de ce type de vêtement s’il est trop en polyester. Le choix des couleurs a aussi guidé mon achat. C’est donc un sweat de supporter de Springboks d’Afrique du Sud (amis de l’ovalie bonjour) qui s’est imposé.

Réalisation / modification : C’est un modèle très simple à réaliser, encore plus avec une surjeteuse (plus confortable je dirais) mais il se réalise très facilement avec une machine classique. J’avais déjà réalisé un modèle enfant et ai donc pris garde à bien couper les morceaux* selon les bonnes couleurs = c’est la seule difficulté du patron. (*Il m’a semblé dans la version enfant, que les inscriptions sur le patron imprimé comportait une coquille en ce sens (numérotation nom), mais je dois vérifier à nouveau)

Pour les poignets, la bande d’encolure et le bas du chandail, alors qu’il y a deux options : tissu identique ou en bord-côte. J’étais partie sur le second jusqu’à parcourir les exemples sur Instagram (un précieux allié pour faire tes choix), je n’en ai vu aucune version ! Le temps m’était compté, mon budget aussi, je suis allée avec le tissu d’origine que j’avais donc sous la main. La garantie de la continuité couleur pour une version tricolore est finalement gagnante mais le bord-côte reste dans un coin de ma tête pour une version unie histoire de donner un peu de peps et relever le tout.

Ma seule modification ou ajout : la broderie ! Pour l’inscription, j’ai choisi un fil DMC coloris 783, en sélectionnant 3 brins seulement pour un point de chaînette, appris pour l’occasion. Je ne suis exercée sur une chute et ai tracé ma calligraphie en mouillant légèrement un crayon de couleur blanc (ils ne servent qu’à cela, on est d’accord). Un tambour de bois pour bien tenir tendu le tissu, les marques de pression n’effacent sans problème avec le crayon lors du lavage final.

Pour le message, il est né d’une recherche scientifique auprès de 1500 individus… ah bah non pandémie ma grande, deux personnes disant des bêtises ensemble auront suffit. Team Gin To, C’est l’histoire d’un pingouin, #ginto, C’est par où la forêt, Je peux pas je prends un bain, Vis ma vie de DRH, ont été jetés sur la table… mais un bon jeu de mots a suffit. J’aurais voulu mettre une touche encore plus québécoise en ajoutant un second LÀ mais la place m’a manqué et l’objectif était aussi de ne pas forcément être lu lors d’une Visio Zoom, si cela n’était pas assumé en société.

Au final, il a été déposé sur le pas de la porte de la nouvelle trentenaire (deuxième cadeau ne me remercie pas) et aussitôt enfilé. Il lui a plu ! (et il lui va!). L’an prochain, c’est sûr elle me fait à dîner, on y croit!

Il me reste des chutes et je vois une version pour mon petit garçon. Rêvons un peu, la situation aura une fin et ils pourront peut-être tous les deux se faire un grand câlin en se croisant attifés de la même manière. Je ne sais lequel des deux auraient la plus grande fierté (indice la grande).

Satsuki Cat ou l’adoption du chat crocheté

Viendra le temps où elle espèrera être récompensée de sa bonne conduite par de la monnaie sonnante et trébuchante. Thanks God nous n’en sommes pas encore là (on a des fondations à payer en attendant). L’envie de mon écolière était, depuis Noël quelques semaines, ce petit chat au crochet.

Depuis quelques temps, des jours, des semaines, des mois, une année, on est devenu une véritable team, un quatuor qui fonctionne plutôt bien grâce en partie aux efforts de cette petite de 6 ans pour gérer ses frustrations, faire taire ses envies d’avoir ses amis en visite, de voyager pour voir ses grands-parents, et s’occuper si bien de son petit frère (avec parfois des injonctions hurlantes, ça échappe même aux grands) pour aider ses pauvres parents qui jonglent entre boulot, travaux, angoisses bactériologiques et recettes de collation healthy. Profitant d’une respiration dans le quotidien (et de la fin de quelques chandails), je me suis exécutée… (elle nous a presque eu à l’usure pour adopter un chat mais les associations québécoises contactées ont toutes rechigné à nous confier un animal… parce qu’on avait des enfants ! oui, oui… celui-ci n’a pas à se plaindre de sévices je vous assure)

Modèle : Satsuki Cat de Yanina Schenkel, alias Pica Pau, issu de son deuxième ouvrage Animal Friends of Pica Pau 2.

Fils : j’ai pioché dans mon sac de chutes de coton, mais j’ai aussi associé des fins de pelotes de mérinos à du lace coton pour avoir l’effet lisse. Je n’ai rien pesé (certaines de mes copines ne me reconnaitraient pas, je vous rassure tout va bien !), et j’ai monté au fur et à mesure les éléments. Ne pas hésiter à doubler les fils de coton trop fins : la densité du rendu améliore la tenue du petit animal. Le tout est crocheté en 3mm.

Réalisation / modifications : J’avais déjà pu réaliser ces petits amigurumi avec plaisir pour leur côté original et varié. Je savais donc aussi les défis qui m’attendaient. Le principal était parfois une approximation dans l’alignement des mailles pour les changements de couleur. Vous trouverez Hector le rhino, Philip le Homard, René le caïman et Charles le Picbois. Après avoir posé mon cerveau rigide de côté, j’ai pu à l’oeil essayé de contrer les décalages de mailles ou en tout cas que cela ne se voit pas trop. La robe fait bien le job justement.

Ce que j’ai aimé : La construction, pour une fois, ne présente pas trop de couture. La tête est du même tenant que le corps jusqu’au bout des pattes. Le positionnement des pièces est facile. J’aime aussi le côté assez non genré de l’animal. Ici il porte une jupe mais on pourrait bien lui donner un chandail totalement mixte.

Ce que j’ai moins aimé : la réalisation du noeud a été totalement freestyle. Le nombre impaire du cercle me laisse encore perplexe. Qui dit nombre impair alors qu’on alterne deux types de rang augure qu’on doive faire deux mailles identiques de suite… J’ai comme eu une bulle au cerveau. Si tu te lances et que tu penses que la dernière pièce est du gâteau, pars sur 34 mailles

Elle a patienté quelques soirs que je finisse l’ensemble de cet amigurumi (j’ai cogné des clous bien des soirs comme on dit ici au Québec), en m’encourageant et j’ai été largement récompensé lorsqu’elle a joué une journée entière avec, pendant mon télé-travail.

Note pour l’avenir : juste prévoir les boules Quiès pour ne pas subir les miaulements du chat en continu 🙂

= Rendez-vous par 20 sous zéro =

Depuis notre expatriation vers le pays des grands froids (pour nous pauvres français), le fait d’optimiser les vêtements pour ne pas geler dehors est devenu un leitmotiv voire une religion. Quand tu tricotes, tu as alors un coup d’avance pour choisir les matières qui sont légères et efficaces en chaleur.

Les chercheurs s’écharpent toujours pour savoir si le mythe de la déperdition de chaleur par la tête est réelle ou non. Quoiqu’il en soit lorsque l’on voit un chauve (ou juste découvert) en plein air l’hiver, on constate bien que la chaleur s’échappe (et par nos températures c’est visible ça fume !), on comprend alors l’importance du couvre-chef. Depuis des années, je multiplie pour les enfants le sacro-saint modèle Quynn (bien une quinzaine à mon actif) et il est toujours aussi efficace, reste bien en place. Il est donc difficile de me convenir avec un autre modèle pour les enfants.

Maude m’a alors proposé de tester son dernier modèle, j’ai su qu’il fallait qu’il ait un truc en plus. Et il l’a ! la Cha-leur ! L’avantage de tester un modèle d’un compatriote c’est que les contraintes météo sont parfaitement intégrées !

Modèle : 20 sous zéro de Maude L. Baril est un modèle de bonnet/tuque, disponible en 6 tailles de bébé à adulte. Il possède une option avec oreilles et ses galons à attacher dans le cou, et même pompons. Sa spécificité est qu’il est doublé et donc double épaisseur veut bien dire idéal pour les grands grands froids.

Taille : J’ai réalisé la taille Enfant mais je pense que j’aurai pu opter pour Adulte-Petit. La double épaisseur du bonnet à tendance à resserrer et le faire remonter, quand on ne serre pas les galons.

Fil : J’avais un fil bouclette phildar auquel je cherchais un projet (après un antique détricotage) mais il s’est révélé vraiment trop gros (et une horreur à travailler). J’ai finalement opté pour un fil rustique que j’ai doublé pour obtenir le bon échantillon et un fil mèche doux. Tout est tricoté en aiguille 4.5mm

Extérieur : Regal de Briggs & Little en coloris Heather Grey, tricoté en double. J’avais pu réaliser des mitaines auparavant et il me restait un petit peloton. La laine était si rustique qu’elle se prêtait très bien pour l’extérieur d’une tuque (surtout tricotée en double, et donc dense). J’ai utilisé les 170m/185yds qu’il me restait. Il vous faudra donc 85m/95yds de fil.

Intérieur : Classic Wool Roving de Patons North America. Une amie m’avait donné cette pelote orpheline, qu’elle avait acheté pour faire du punch needle. Sa douceur était parfaite pour mon usage. J’ai utilisé 95m/105 yds. Il y a un peu plus de fil même si c’est l’intérieur, car c’est ce fil qui est utilisé pour les oreilles et cordons.

Réalisation / modifications : Pour un enfant je recommande bien évidemment les oreilles. Si tu veux rester plus de 15 minutes dehors sans avoir des plaintes, suis mon avis.

Pour un bon rendu sur la taille, il est important de réaliser l’échantillon. En effet, les deux faces du bonnet sont dans une laine différente, de grosseur différente. L’exterieur sera dense mais un poil plus large que l’intérieur pour ne pas laisser passer les frimas. L’intérieur est à choisir en fil doux !

Ma principale modification est l’ajustement du placement des oreilles. Et ça c’est assez propre à chacun. Après quelques essais infructueux (mais le patron final a été modifié depuis pour vous guider !), j’ai placé les miennes à 4 mailles du marqueur de début de rang placé à l’arrière (nuque). Je n’ai pas réalisé de pompons pour être capable de mettre la capuche/capuchon du manteau ou un casque.

Ce que j’ai aimé : j’aime le rendu dense de la laine qui le rend parfaitement imperméable à la neige. Nul besoin de le fermer il couvre bien les oreilles. Il a été tout de suite adopté par l’enfant lui-même (si c’est pas le meilleur des arguments ça) car chaud et jamais mouillé à l’intérieur.

La structure intérieure de la tuque est très ingénieuse et c’est confortable !

Ce que j’ai moins aimé : j’aurais dû anticiper la taille et le fait qu’il remonte avec les cheveux longs de ma fille (ne parlons pas de la possibilité de faire une couette), je suis donc souvent à lui tirer un grand coup vers le bas pour couvrir bien la nuque. La tuque est aussi bien moelleuse et épaisse et ne passe pas sous le casque de vélo/patin malheureusement ! Il faut y penser (ou alors aimer le look casque Kipa)

Ce modèle a donc trouvé sa place dans mon palmarès des meilleures tuques pour affronter l’hiver. Elle a son utilité propre pour ne pas détrôner le Quynn mais est un essentiel pour les journées si froides que nous avons eu. Elle est aussi parfaite pour amortir les chutes sur la glace ! J’attends que l’enfant plus jeune se décide sur une couleur pour lui faire le sien (pour l’hiver prochain).

Chilly Podsters, les mitaines du chasseur

Il y a des petits projets qui sont très réconfortants. Celui-ci est de ceux là, car il a réussi à matérialiser un lien rendu impossible autrement qu’en visio depuis le début de la pandémie. Être expatrié, c’est grandir en vivant des expériences dingues, sans avoir le back-up de la famille à ses côtés. J’étais de celle, indépendante, qui en avait envie, qui a toujours assumé ce choix, mais trois ans sans avoir mis le pied dans un Carrefour, ça commence à peser (et là ma famille lève les yeux au ciel, rhhhoo je déconne)…

Depuis la pandémie, et quand on observe l’Europe et ses mesures, on a de plus en plus un pincement au coeur. On est témoins des libertés que les gens s’accordent (vas-y qu’on se fait un selfie à un lancement presse… ces choses ont disparu ici). Depuis les frontières nous sont interdites et les risques sont encore et toujours grands. (J’avais écrit un long paragraphe sur ces instagrameuses qui font fi des risques pour un lancement entre copines, qui sont malades et après nous revendent, la bouche en coeur, la Cricut, mais je vous l’épargne…)

Aussi quand mon père m’a demandé une paire de mitaines pour aller à la chasse, j’ai bondi sur le mot mitaines en occultant le mot chasse. C’était le moyen de créer un contact entre nous, on se jette sur ce qu’on a.

La commande était simple : avoir chaud, et avoir l’index libre pour glisser dans la gâchette (brrr).

Modèle : les mitaines (ou gants sans doigts) Chilly Podsters de Glenna Knits. C’est un patron gratuit, en anglais, qui propose deux tailles S et L.

Fil : il a bien tenté de me passer la commande du orange fluo pour pas se prendre de la chevrotine dans la forêt (gare au chasseur aviné maladroit) mais je n’avais que de l’acrylique et on perdait complètement l’effet chaleur. J’ai opté pour un fil pure laine gris Classic Wool Worsted de chez Patons North America. C’est un fil économique, pure laine, très chaud qui donnera une étanchéité aux mitaines (c’est pratique dans le Sud-Ouest humide).

Le modèle recommande un fil worsted et on tricote en 3.25 mm. Mon rendu était assez dense, le blocage a assoupli un peu l’ouvrage final. Impossible d’avoir froid avec.

Réalisation / modifications : J’ai réalisé la taille L et mon père m’a pourtant dit qu’elles étaient un peu larges à la base de la palme de la main. Le dernier projet tricoté pour lui a fini au sèche-linge, sait-on jamais !

Les mitaines se tricotent du poignet jusqu’aux doigts. Chaque bout de doigt se tricote individuellement avec des aiguilles doubles pointes idéalement. On laissera une ligne de vie colorée (là ok j’ai mis orange !) pour reprendre des mailles de créer le capuchon qui recouvrent les doigts (quand ils ne tuent pas les moineaux).

Ma seule modification fut de ne pas faire un pouce découvrable/ouvert avec capuchon. Ça me semblait inutile. Le patron prévoit cette option également.

Ce que j’ai aimé : c’est un projet très rapide et peu gourmand en laine. Seulement 1 pelote de 195m/210 yds de fil worsted. On peut même imaginer faire le capuchon en laine constatante et finir les fonds de panier à laines.

Ce que j’ai moins aimé : faire les doigts était un peu barbants.

En définitive, elles ont été envoyées par delà l’Atlantique. Pas besoin de vaccins pour les cadeaux. Et ont été adoptées rapidement. Le crash test a couté la vie des deux beaux sangliers qui ravageaient les cultures agricoles (je vous épargne les clichés reçues au petit matin québécois). Si au moins je revoyais un jour la couleur d’un pâté ! (pensez-y égoïstes influenceuses qui font des selfies collées collées !).

Si l’aventure des mitaines vous tente , j’avais fait il y a quelques années des Warmest Mittens pour le Duc (article le plus consulté, le Duc bombe le torse), des mitaines cadeaux pour les éducatrices How Cold is it? Mittens et dernièrement les Hanne et enfin pour moi des Norwegian Mittens for mimi. L’embarras du choix !

Guêtres Sherpa

C’est un accessoire qui peut être secondaire pour certains, mais dans mes contrées il devient rapidement un précieux allié. J’avais déjà réalisé des guêtres Some cloudy day que je mets religieusement de novembre à février. Elles se détendent rapidement lorsqu’on les porte et cette seconde paire donne une bonne option pour alterner. C’est si confortable que j’oublie souvent de les retirer à l’intérieur…

Modèle : les guêtres Sherpa par Le Style Knitting, un patron disponible gratuitement qui a la particularité de proposer un petit ajout de fleurs brodées. Florence, la designer, propose tout un tas de vidéos tutoriels pour toutes les techniques proposées, un gros plus !

Taille : La version initiale du patron est plus courte que les miennes. Initialement, ces guêtres/legwarmers ne couvrent que les chevilles… Mais le patron est français alors on mise plus sur le style que sur la survie hein. Ma version monte plus haut sur le mollet et frôle même les genoux (soyons fous) pour mesurer 32 cm (soit 10 cm entre les deux zones de côtes).

Fil : le modèle requiert un fil DK qui se tricote en 4 mm. Pour obtenir le bon échantillon j’ai utilisé des aiguilles 3.75 mm (et 3.5 mm pour les côtes) avec le fil assez inédit Amuri DK de Naturally Yarns NZ. Comme son nom l’indique, c’est une marque néo-zélandaise, ramenée d’un voyage de ma mère et qui a la particularité d’être composé de 75% de laine mérinos et de 25%… d’opossum. Outre le fait de savoir comment on file de la toison d’opossum (si tu veux voir à quoi ressemble le dit animal, c’est ici), il faut savoir que c’est extrêmement doux ! J’ai utilisé pour cette version “longue” 75 gr soit 215m/235yds de fil. Ce fil n’est malheureusement plus commercialisé. J’avais réalisé au préalable un col avec ce même fil en point herringbone mais n’était pas convaincue par la tenue ni l’usage que la famille en avait.

Réalisation / modification : le modèle démarre et termine par des côtes qui s’arrêtent graduellement pour former une pointe. C’est élégant et surtout fort utile pour bien tenir sur le mollet et se resserrer à la cheville. Favorisez les côtes torses.

Pour les fleurs, je pensais réellement que ce n’était pas à ma portée et que le moment où tout est parfait et que tu gâches tout était justement cet ajout. Force est de constater que la designer nous tient bien par la main avec des tutoriels vidéo bien ficelés (ou tu vois bien le brin de laine, alleluia). Le fil à tendance mèche est clairement un atout à ce moment-ci.

Mon conseil : ne pas trop surcharger en fleurs, et de pas serrer trop en réalisant les pétales surtout si votre guêtre est destiné au mollet qui est automatiquement plus fort que la cheville (ou alors consultez…)

Avec ou sans fleurs, c’est une très bonne base à refaire !

Peeta ‘ doré pour commencer l’année confinée !

J’ai abordé le début de l’hiver avec une petite angoisse sourde : celle de ne plus rien avoir à tricoter (et donc plus ne savoir occuper mes mains sans bruit) et d’avoir, par contre, un tiroir de chandails plein à craquer. J’ai donc proposé à mes amies non tricophiles (le correcteur me proposait tricéphale qui aurait pu être cocasse) de réaliser ce test pour l’une d’elles. La réponse a fusé.

Modèle : le chandail Peeta de Nadia Crétin-Léchenne disponible de la taille XS à 5 XL. Cette designer est la valeur sûre de mon dressing laineux. Aucune hésitation à avoir, les débutants seront en sécurité aussi. De plus, c’est un modèle facilement mixte ! Il se tricote sur des aiguilles circulaires de l’encolure vers le bas.

Taille : j’ai réalisé la taille S pour mon amie Anne-Sophie. Vigilance de mise pour la longueur du chandail : j’avais peur qu’il soit court mais le blocage a considérablement assoupli le rendu un peu cartonné du tricotage de ce fil épais en fines aiguilles. On le voit sur les photos, il a une coupe Boyfriend désormais et c’est parfait !

Fil : en Perfect de Sandnes Garn pour la couleur principale (grise – 1053) pour 920m/1010yds et pour la couleur contrastante 1 (blanc – 1002) pour 130m/145yds ; puis en Nimbus de Fonty pour la couleur contrastante 2 (jaune – 708) pour 105m/115yds, glanée pour le plaisir lors de mon passage parisien (sur fond de grève l’an dernier chez Les Petits Points Parisiens. (80%laine – 20%nylon)

Je voulais tester la Sandnes Garn depuis un moment : peu chère, chaude car majorité de laine, superwash… je l’ai trouvé à La Lainerie Lépine à Montréal. Mon malheur aura alors été de n’avoir pas eu assez de blanc et dû attendre le réassort Covid-oblige pendant 1,5 mois ! Un appel miraculeux dans la boutique de Trois-Rivières Pompon Laine Café m’aura sauvé la mise (mais bien mise en retard). C’est un gros coup de coeur pour ce fil, qui est vraiment chaud et donne un rendu très régulier. J’ai déjà prévu le futur chandail du Duc dans ce fil. Stay Stuned !

Réalisation / modifications : Le patron est parfait. Pas trop de bla-bla, juste ce qu’il faut pour savoir où l’on va! Sauf quand on est fatiguée et qu’on pense que pour compenser le fil à tendance épaisse, on augmente la taille d’aiguille et que ça n’aura aucune incidence…. Tu le vois le marteau de Ricky Larson qui s’abat sur mon crâne… Après le tricotage de toute l’encolure en jacquard, il a bien fallu me rendre à l’évidence que j’avais trop de hauteur : le pull ne serait pas aux dimensions attendues. Il s’agit d’un test, le jeu c’est justement de tester et de défaire.

C’est là le moment gore (pour le Peeta, ce jeu de mot vous est offert par mon amie Caro…).

Le 24 décembre au soir, j’ai pris mon courage à deux mains et défait le tout pout remonter en aiguilles adéquates (l’avantage d’être confinée en tout temps, tu n’as pas d’autre programme). C’est là que le fun commence, quand la sortie du dit chandail est prévue pour le 7 janvier ! À la faveur d’une remontée incroyable de la jument grise et or, j’ai pu livrer mon métrage (juste pour conforter les choses) et mes impressions mais il manquait bien une manche au pull-over. C’est donc avec un petit délai que je vous livre ici mes conclusions. Ne soyez pas tant impatients voyons !

Ce que j’ai aimé : le modèle est un basique comme je les aime. J’apprécie particulièrement le yoke à mi-chemin entre géométrie moderne et motifs traditionnels. Les contrastes rendent vraiment un beau rendu et sont à privilégier à mon sens. Les poignets et le bas du pull sont en côtes longues, ce qui ajoute au confort.

Ce que j’ai moins aimé : lors du tricotage j’avais encore quelques doute sur le fil pour ce modèle, mais le blocage les a dissipé aussitôt.

M’arrêter pendant 1 mois et demi reste la seule source de frustration. Je déteste décevoir les attentes qu’on m’a confié, et même si je n’ai pas disparu dans la nature, c’est toujours une source de flagellation (avec de la laine c’est pas non plus douloureux, pas d’inquiétudes). On ne m’y reprendra plus, je verrais plus large lors de l’achat initial (au risque d’avoir des restes le Duc !)

Le confinement étant le moment parfait pour transformer un situation désagréable en occupation positive du temps, nous avons continué notre série de travaux pour l’aménagement de notre bicoque. On teste la résistance de notre couple (le kayak ça fonctionnait déjà !) et on économise l’argent qu’on n’a pas forcément en faisant ces aménagements nous-même. Le défi du moment : détruire le dressing existant de notre chambre pour créer de toute pièce un espace de rangement du sol au plafond avec penderies et tiroirs avec option garage à outils (ça y est tu es conquis par l’idée).

Tout ça pour dire que le manque de place pour les chandails s’est résolu… Je vais me résoudre à laisser partir ce Peeta, mais c’est un peu comme si j’étais éleveuse de bébés chiens et que je devais m’men séparer. Pour faire ce petit deuil, je l’ai porté toute la journée, puis rangé dans son sac de transport en quarantaine pour rejoindre sa destinataire.

Et je lui imagine un cousin pour venir habiter tout cet espace disponible !

DIY Dominos (Party)

Oui je peux mettre Party! où je veux. Noël confiné au Québec nous autorise des largesses (et la santé!).

Le moment de gâter nos proches (ou nous-même un peu plus) devrait être tous les jours. Mais comme pour beaucoup, cette idée ne vient que fin décembre suivez mon regard, je me suis dit qu’il était toujours temps de vous montrer ce que nous avions offert pour les 5 ans de notre enfant !

Oui je sais elle vient d’avoir 6 ans et précédemment je vous ai montré le déguisement cousu pour l’occasion. Vous ne serez pas à une bizarrerie près cette année, et comme ça a été l’occasion de me souvenir des cadeaux précédents, je vous en fais le détail (et le consigne ici pour mes vieux jours). C’est une activité très sympa à faire avec son chum/sa blonde/amoureu(x)(se), mieux que le canoë, je vous garantis que le divorce n’est pas au bout ! Ou en tout cas pas à cause de cette activité, le reste débrouillez-vous….

Modèle : des dominos pardi ! point de modèle, mais juste quelques astuces à suivre !

Matériaux :

  • une baguette de bois de chez votre quincailler préféré d’une largeur de 3/4 de pouce (1,8 cm). Ici, c’est mon fidèle Rona qui m’accompagne depuis 6 ans, et les siestes de mes enfants improvisées dans les rayons… Comme un jeu de dominos contient 28 pièces, il vous faudra au moins 21 pouces (ou 51 cm).
  • du papier à poncer/sabler
  • un crayon noir qui sèche vite (moins usé que le mien)
  • tous les vernis de couleur des copines OU une couleur unique
  • du vernis bois incolore

Réalisation :

  • découper la baguette tous les 1 pouce 3/4 (ou 4,5 cm)
  • sabler/poncer les bords de la pièce doucement
  • tracer une ligne au centre pour séparer la pièce en deux zones identiques
  • marquer 27 pièces sur 28 avec le/les vernis selon les nombres : c’est là qu’il faut être méthodique !
  • laisser sécher complètement
  • vernis le dessus des pièces avec un vernis bois incolore
  • laisser sécher complètement
  • ranger dans une boite d’où les dominos se s’échapperont pas !

Conseil :

J’ai demandé les vernis des copines autour de moi (n’en mettant pas) et le plus de couleurs possibles. Je suis un peu mono-maniaque, donc chaque chiffre avait une couleur. Pour que les enfants qui ne savent pas encore bien compter les repèrent bien, c’est une bonne idée.

Ne pas se précipiter et laisser plus de temps de séchage que pas assez. Le risque avec le vernis final à bois est de faire baver les points ou la barre centrale. Passez-ci seulement une couche, ou deux si vous avez peur que les points de couleurs en relief ne sautent sous la manipulation douce de vos chérubins.

Pour la boite, j’ai confié l’opération au paternel de l’enfant choyé (oui on était la veille pour le lendemain, une équipe se sert les coudes). Il a trouvé une boite de lunettes Izipizi et a encollé du papier de soie Petit Pan sur tout la boite et une partie du tiroir. Une partie seulement, car il a eu peur que cela gène au moment de refermer… Peur ou flemme, il n’y a qu’un pas…

Le résultat est très chouette, cela coûte 5$ au bas mot, l’enfant était ravie que ce soit unique et confectionné par ses parents (je vous rassure elle peut être ingrate pour d’autres choses). Et ça permet de jouer ensemble à des jeux pas trop niais, qui ne font ni bruit ni mal. C’est aussi un très bon cadeau à réaliser AVEC l’enfant (pour un ami par exemple). Un must pour votre temps des fêtes prochain ?

Ça va ben aller, madame la Marquise…

On arrive au moment charnière de l’année où la demoiselle de la maisonnée souffle une bougie. Et comme chaque année, j’ai mis mon cerveau en mode recherche pour trouver le cadeau qui ferait mouche, tant dans ses yeux que dans nos convictions de parents.

On a instauré qu’on fabriquerait nous-même ses cadeaux de fête/anniversaire pour agrémenter le présent d’une grosse dose d’affect. Elle a du bol, on gère plutôt bien les bricolages et autres colliers de nouilles avec son père.

Cette année tellement étrange en terme d’emploi du temps, de ressources financières aussi, j’ai pu me mettre sur ce projet assez tôt et fait incroyable, sachant que les autres années je finissais la veille dans la nuit, j’ai terminé son cadeau avec un bon mois d’avance !

Modèle : la robe de marquise de Pompadour, issue de l’ouvrage d’Annabel Bénilan, Déguise-moi un pirate ! où l’on retrouve 24 modèles pour filles et garçons entre 3 et 8 ans sur deux planches de patrons.

Taille : Même si le modèle donner des astuces pour concevoir un déguisement qui pourra être agrandi au fur et à mesure de la poussée de croissance de la marquise, j’ai tablé sur ses mensurations du moment. Rien de plus frustrant alors que de recevoir un déguisement et devoir attendre 6 mois pour qu’il t’aille (ou encore pire, devoir se contorsionner pour y rentrer). En suivant le tableau des mesures, j’ai opté pour la taille 5/6.

Attention : c’est un peu déconcertant mais aucune taille n’est présente sur les présentations individuelles des modèles, ni écrites sur les planches de patrons. Il faut se reporter à la page 32 Petites instructions avant de commencer. Comme il n’y a que 3 tailles, tu retrouves vite quel ligne suivre sur les planches.

Tissus : C’est du total recyclage de stock ! À part le velcro blanc de 2 cm de large, je n’ai rien acheté. Pour le tissu rose, c’est une espèce de popeline glacée huilée, dégotée lors d’un vide atelier à Montréal, il y a 5 ou 6 ans et dont j’aimais le côté insolite mais sans jamais avoir su quoi faire tant le tissu n’était pas extensible pour un sou et la couleur bien trop girly pour moi (ou pour elle, c’est moi qui décide encore). Pour le tissu doré, il dormait à côté du rouleau rose, et il s’est révélé après lavage pour devenir très souple. Il fait un peu fête alors comme je ne suis pas trop bling bling dans ma vie de tous les jours il attendait encore le projet parfait.

Et pour la jupe, c’est un voilage rideau très très fin (mais pourquoi j’avais acheté ça à Emmaüs ??), qui se déchire avec les doigts ! J’ai donc doublé pour un effet encore plus volumineux et vaporeux, secondé par l’utilisation d’un jupon de tulle blanc dessous (3 épaisseurs aussi).

Si je dois en refaire une, je mettrais sans doute une épaisseur de coton sous le tulle pour éviter le contact avec la peau qui peut gratter un peu à la longue.

Réalisation / modifications : Hormis mes ajouts d’épaisseur de tissu (aussi pour vider plus vite le stock qui dort), j’ai suivi assez bien le patron. Attention de ne pas aller trop vite car les explications sont assez succinctes, il faut y aller lentement et bien regarder les schémas techniques qui aident beaucoup du coup.

Ce que j’ai aimé : la multiplication des tissus avec des matières qui donne un volume et une part belle au drapé. C’est suffisamment simple mais qui donne un effet élaboré pour un costume d’enfant, c’est très appréciable. J’étais tellement excitée, que le Duc a cru un moment que j’allais m’en coudre une réplique. Une chance que j’aime pas les match enfant-parent (mais elle va grandir, et un jour on refera des soirées déguisées alors je garde ça dans un coin de ma tête)

La technique du scratch sur tout le dos est d’un génie ! J’ai reproduit ça pour le costume de Cléopâtre de son Halloween. Ça avait beau être une base de robe classique, montée à la va-vite, j’ai ajouté du velcro pour lui permettre de l’enlever et remettre facilement.

Ce que j’ai moins aimé : déchiffrer les planches de patrons pour trouver tous les morceaux de la robe et comprendre leur utilité (et pourtant ce n’est pas du Burda illisible). J’ai eu quelques minutes d’énervement quand je ne trouvais pas l’intégralité des morceaux en me référant aux couleurs difficiles à reconnaître.

J’avais du tissu en bonne quantité et ce fut heureux. En effet, les pièces sont décrites une à une et quel type de tissu employer. J’aurais préféré voir une hiérarchisation par tissu avec la quantité globale qu’il faudra et quelles pièces y seront découpées. On doit un peu trop chercher et additionner les pièces pour comprendre si on a assez en stock. Attention donc !

Enfin comme les techniques entre les différents modèles se répètent, le patron de la robe de marquise vous renvoie à d’autres pages pour organiser le montage. Autant d’aller-retour qui tendent un peu à donner le tournis et qui m’ont fait assembler le bas de la jupe au haut en oubliant une épaisseur. Quelques coups de découds-vite c’était résolu, mais c’est un peu rageant (surtout à la surjeteuse).

Le grand dénouement est arrivé et le costume a pu être essayé pour la première fois lors de son anniversaire ! C’est ça un peu le risque. Elle dort comme une masse et je peux lui essayer des cadeaux bonnets, mais de là à tenter la robe, il faut pas pousser.

Le prochain costume ? Le Pirate pardi pour le Noël du cadet 🙂 et j’ai une bonne idée de recyclage pour ajouter une touche d’émotion supplémentaire.

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Pour voir les différents cadeaux des précédentes années pour vos enfants :

Les mitaines Hanne

Perrin se transforme petit à petit en lutin du Père Noël. Tu me diras qu’on est mi-novembre et que tout fout le camp. Tu as raison ! Enfin je sais pas si tu vis dans une grotte depuis 7 mois mais oui tout fout le camp, alors la logique, la justice, tout ça… aux oubliettes.

Bon le bon point de la situation, c’est quand même le télétravail dans mon cas. Je dis ça parce que je suis seule en télétravail chez moi attention ! Et que le soir venu, tout le monde rentre pour divertir mon quotidien (cynisme inside). Et donc je suis chez moi en journée, je travaille fort (mais oui !) et mon esprit fait parfois des listes.

Les listes, je les faisais aussi quand j’avais une entreprise avec un bureau dans un endroit où je ne dors pas, ne te méprend pas. Par contre, désormais les listes je ne les perds plus ! Elles sont scotchées devant mon visage sur le mur (c’est pas Versailles chez moi). Et donc l’anticipation de Noël est puissance 1000. Et je me suis dit que je pourrais jusqu’à Noël, vous donner ici des idées de cadeaux homemade sous le conifère !

Modèle : les mitaines Hanne de Amy Christoffers qui est un patron gratuit, disponible sur le site de la marque de laine Berroco. C’est un bon plan pour des patrons de bonne qualité.

Nec plus ultra du cadeau fait main (à la blague) qui ne prend pas trop de temps, pas trop d’énergie, pas trop d’argent et si tu es chanceuse très utile pour son destinataire (gens de Dubaï vous êtes malheureusement exclus de ces publications). L’un des hit en fréquentation de ce blog est d’ailleurs pour les mitaines faites pour le Duc.

Fil : c’est le point de départ de ce projet. L’heureuse destinataire était partie, à une époque où quand l’on voyageait le seul risque était de perdre sa valise ou un petit désordre intestinal, au Pérou. Je lui avais alors demandé si elle pouvait me rapporter du fil d’alpaga local. Au détour d’un marché, la commande fut faite. Elle s’en doutait et le test de mordre dans la fibre a été sans appel : c’était bien de l’acrylique pure… Qu’à cela ne tienne, pour des mitaines automne/printemps en jacquard ça conviendra ! Prévoir pour la couleur principale (ici le bleu) le double de la couleur secondaire (beige).

Taille : il s’agit d’une taille unique ! Mais on pourra dire qu’il s’agit d’un modèle assez étroit. Le jacquard participe en ce sens. Les mains fines apprécieront, les plus charpentées s’escaloperont dedans ou alors prévoyez de faire votre échantillon en jacquard, pour monter peut-être d’une taille d’aiguille et être un peu moins dense niveau tension. C’est un fil lace mis en double pour obtenir un dk. J’ai utilisé des aiguilles 3.25 et 3.75 mm.

Réalisation / modifications : la densité du rendu final c’est un peu ça la clé pour des moufles/mitaines. Parce que quoi de plus inutile de porter des mitaines qui t’handicapent un peu les mains, si en plus l’air passe partout et que tes doigts sont gelés.

Pas de modification, le patron est archi simple. La seule difficulté peut résider dans le tricot en dernier du pouce en retirant le fil temporaire. Mais encore les explications sont courtes et simples. Aucun souci rencontré, le patron est accessible aux débutants.

Ce que j’ai aimé : j’ai pu tester en direct les effets du tricot de jacquard avec le fil qui passe dessus ou devant et voir les effets sur la dominance du fil dans le rendu final. Si tu observes les deux poignets, tu verras cette illustration bien parlante sur la photo juste au dessus. Bon par contre je n’ai pas noté, quelle technique a donné quel résultat… à refaire.

Ce que j’ai moins aimé : texture du fil mais ça c’est un autre débat !

L’anticipation, on l’aura vu c’est bien. Il faut juste maintenant gérer l’enfant aînée, 6 ans dans quelques semaines, qui me dit suggère négligemment d’ajouter un nouvel item sur le liste, celle écrite sur mon bureau… Elle sait donc lire apparemment… lire mon écriture qui plus est… Il va falloir que je prévienne son Institut, qu’on soit pas 2 à se faire avoir…

Stjärna des neiges, pays merveilleux….

Modèle : Stjärna de Karolina Eckerdola (à qui on doit notamment le magnifique Stratum dans l’ouvrage Wool People 8). Il s’agit d’un modèle gratuit d’ornement de Noël !

Fil : j’ai utilisé un fil mèche d’acrylique/laine légèrement brillant avec une touche de scintillant dedans donné par une amie, issu de son stock inusité de fil pour faire du punchneedle. Je n’ai pas de référence mais c’est un fil de grosseur DK (ou worsted light). Une pelote de 50g a pu donner 4 étoiles au moins ! – Il vous faudra également du rembourrage (un oreiller sacrifié) pour leur donner le moelleux ! J’ai utilisé des aiguilles 3mm pour garantir des mailles bien serrées et ne pas voir le rembourrage.

Réalisation / modifications : Les explications sont un peu ardues à comprendre. On reçoit lors du téléchargement deux tutoriels : l’un pour les instructions et l’autre pour apprendre à monter les mailles. C’est un peu mélangeant.

Ce qu’il faut retenir quand on veut tricoter cette étoile en magic loop sur une seule aiguille circulaire : On monte les mailles requises et on commence en aller retour 1 premier rang endroit, puis toujours en aller retour un second rand endroit R1 qui correspond au démarrage des branches. Les indications demandent de sauter le rang de mise en place et c’est cela qui est dérangeant. Ce rang de mise en place est en fait celui fait et expliqué sur l’instruction de montage. (est-ce plus clair).

Il faut comprendre aussi que l’on rejoindra en rond à la fin du rang 1 et avant d’enchaîner par le rang 2. Un léger écart peut se créer mais il sera temps de le réduire lorsqu’on relèvera les mailles pour la face 2 de l’étoile.

Mon conseil : lorsqu’on relève la deuxième face de cette étoile à 5 branches, il vaut mieux préférer commencer par un autre endroit – plutôt qu’au niveau du début de la première face. Ainsi on viendra refermer plus facilement l’écart créé par le démarrage en aller-retour initial, en relevant des mailles d’un seul trait avant et après.

C’est addictif ! Après une première, j’ai vite vu l’issue de finir les restes de pelotes qui trainent un peu partout dans mon stock en adaptant la taille d’aiguille au fil. Cela donnera des étoiles de différentes tailles. À vos marques, prêts….