Tricot

Un Mimosa avec ça ?

Lorsqu’on est un peu Addict au tricot, on multiplie les ouvrages, on aime découvrir les différentes fibres et on est toujours enthousiastes à diversifier notre garde robe… Oui mais quand la garde robe nécessite d’augmenter les placards on se retrouve dans une impasse… N’ayant pas voulu multiplier les enfants pour combler mon léger fanatisme, j’ai susurré dans l’oreille de la copine de tricot que sous livraison du matériel nécessaire, je pouvais lui rendre ce fil sous la forme d’un chandail tricoté (dont elle voudra surement s’adjuger la maternité mais soit !). Elle a la grande qualité d’avoir une merveilleuse ouïe (déformation professionnelle oblige), elle m’a pris au mot !

Modèle : Mimoså de Solène A. Nale, version A. Il est disponible pour 8 euros sur son site personnel. deux versions sont disponibles et j’ai opté pour la version tout texturé, comme demandé par sa commanditaire.

Fil : Gilliat de De Rerum Natura en coloris Emeraude. Il était bien flashy en pelotes, il passe beaucoup mieux en oeuvre finie, je trouve. J’ai utilisé 1090m / 1190 yds soit 435 grammes de ce fil que je tricotais pour la première fois. Un beau crash ! C’est un fil très chaud et gonflant, qui est bien résistant et régulier.

Taille : taille 38. Aiguille 3 (pour les côtes) et 4 mm (pour le motif du corps et des manches) pour avoir un échantillon valable ! Attention, je pense que le patron maillon plus grand que petit. Si vous êtes entre deux tailles, vous pouvez voir pour la plus basse.

Réalisation / modifications : Ma principale modification est d’avoir allongé le corps de 7 cm. C’est beaucoup 7 cm mais ça les valait vraiment ! 32 cm étaient préconisés, mais qui a un corps de 32 cm ! Il ne parait pas ostensiblement “crop” sur les photos de présentation. J’étais donc déconcertée. Ça donne donc 100 rangs depuis les emmanchures et au dernier rang du motif je répète 4 mailles en côtes puis 1 diminution pour réduire le tour de 40 mailles et éviter le tombé droit trop large. J’enchaîne alors sur 10 rgs de côtes (un peu plus long que préconisé). Je pense que l’échantillon très personnel du patron et donc très difficile à obtenir biaise énormément les mesures finales. Compter le patron en rangs est alors impossible à suivre, il vaut mieux se baser sur les cm.

Pour les manches, j’ai apporté la principale modification visuelle en diminuant comme indiqué après 100 rangs (qui donne des manches 7/8e) droits et en allongeant les côtes du poignet considérablement pour renforcer l’effet ballon des manches et avoir un poignet très marqué. On vit au Québec que diable, y’a pas de place pour les manches trois quarts (pas en worsted en tout cas). J’ai fait 25 rangs en côtes. C’est beau, je voudrais en mettre partout désormais.

Mon changement d’aiguille pour les côtés en 3 mm participe à cet effet resserré. J’aurais pu même pousser le vice à les faire en côtes torses mais ce n’est que partie remise.

Ce que j’ai aimé : le motif et les noppes qui sont vraiment bien définies sans être compliquées. C’est fascinant comme un même point peut être expliqué dans tout un tas de façons différentes. Celle-ci, je la mets de côté c’est net et très rapide (sans tricoter sur l’endroit puis l’envers, puis l’endroit, etc).

Le côté boyfriend donne beaucoup d’aisance et est vraiment très séduisant ! J’ai cru souvent qu’il serait trop large mais il tombe parfaitement.

Ce que j’ai moins aimé : l’échantillon qui est extrêmement difficile à obtenir. On réalise très vite que la designer a une technique de tricot très lâche. C’est un peu dommage que ce ne soit pas le cas pour la plupart des tricoteurs. Personnellement je tricote assez lâche mais j’ai du tout de même m’Adapter. Qu’en sera-t-il de débutants qui serrent à n’en plus pouvoir ? Les longueurs/largeurs sont donc tout le temps à surveiller et i faut s’adapter.

Je suis curieuse de le voir réaliser dans un fil plus souple (avec un peu d’alpaga par exemple) pour réduire l’effet cartonné des manches worsted avec cet échantillon.

Conclusion : Ce n’est pas un modèle que je conseillerais aux débutants de par son besoin d’adaptation et de projections eu égard à l’échantillon délicat à finaliser (fil, aiguilles, etc), et surtout aimer essayer, adapter etc… La copine est ravie, j’espère qu’elle le portera beaucoup ! Le Québec a cet avantage de favoriser les histoires d’amour entre les gens et les chandails en laine !

DIY, Test, Tricot

Lightwood sur un Plateau

Modèle : Lightwood de Nadia Crétin-Léchenne ou NCL Knits (Brad appelle Léo LDC je peux peut-être appeler Nadia NCL…), un chandail pour femme avec une aisance positive de 10-15 cm tricoté du haut vers le bas pour finir avec un motif de dentelle végétal.

Fil : Alors que la designer l’avait imaginé en fade (c’est-à-dire dégradé), j’ai opté pour une couleur solide ainsi qu’un fil unique DK, quand elle en utilise deux fingerings : la Mérinito de la Bobineuse en coloris Orge. C’est un fil 100% mérinos super wash assez économique et d’une douceur et légèreté plébiscitée de plus en plus ici à Montréal.

Taille : vous aurez l’embarras du choix pour les tailles, il est proposé en 9 tailles allant du XXS au 4XL. J’ai pour ma part réalisé la taille S avec des aiguilles 4,5 mm et 5 mm pour obtenir le bon échantillon et la proportionnalité correcte attendue. C’est légèrement gros pour le fil DK gonflant mais ça donne un rendu très souple et fluide au chandail.

Réalisation / modifications : Faire un test pour Nadia Crétin-Léchenne, c’est quand même marcher dans une pelouse sans aucun petit caillou, ou si peu. Ça peut être un piège aussi car tout paraît fluide et pourrait laisser échapper une coquille. C’est pour cela que les testeurs sont nombreux et ne font pas forcément leurs retours visibles entre eux. Peu de chance de s’influencer et tout le monde doit donc contribuer. C’est une formule que j’aime assez. J’avais déjà fait le Simone en fil très fin et le porte tant et tant que j’ai rapidement fait confiance dans le potentiel confort de ce modèle.

On commence au col et on réalise le yoke qui bénéficie de petites diminutions marquées qui font comme un effet de trous trous délicat. Le corps se termine par un motif végétal qui se retient bien et se termine par des côtes dans la continuité de la dentelle.

Les manches offrent une particularité qui m’a conquis avec cet aspect bouffant et ses poignets resserrés et longs. C’est très féminin et moelleux.

Ce que j’ai aimé : Les manches remportent le suffrage haut la main ! Et aussi son poids plume pour le trainer avec moi pour deux trajets transatlantique (ou alors c’était de ne pas gérer d’enfant à ce moment-là, bref c’est associé à un bon souvenir). J’ai fait une cure de films et de tricots sans parler à quiconque (ma pauvre boss à mes côtés était à la fois impressionnée et apeurée de mon appétit cinématographique et fréquence de mes aiguilles).

La douceur du fil est appréciable aussi (et son prix) mais je sais qu’elle nécessitera surement un rasage ou deux assez rapidement pour rester belle et lisse.

Ce que j’ai moins aimé : opter pour un rendu drapé et déjaugé a peut-être rendu le chandail un peu plus fragile aux accrochages surtout sur ce fil qui marque pas mal. Les plis sont aussi très visibles et s’effacent mal. Gare au pliage !

Enfants, Test, Tricot

En direct de la Steam Valley…

Non, vous ne rêvez pas, en regardant ces photos, c’est comme si on était de retour du futur ! Mais ce n’est qu’illusion, la neige a bien recouvert ce camaïeu de jaune, d’orange et de brun. Je gardais cette pépite pour le lancement officiel du chandail. Ce n’est finalement pas pour me déplaire. L’hiver blanc ici peut durer 6 mois, alors voir cette verdure, même mordorée, c’est un regain d’espoir, un message optimiste qui rappelle que la nature se réveillera … un jour !

La Steam Valley est une référence à Reykjadalur au sud-ouest de l’Islande (c’est facile tu prends la route 1 tu peux pas te tromper), réputée pour ses bains chauds naturels (vive la géothermie et l’odeur d’oeuf) à peu près partout où ton oeil se pose. Des fumeroles et des vapeurs s’échappent d’un peu partout. Steam = vapeur, te voilà informée.

La designer a eu un coup de coeur pour ce bout de pays et a sorti récemment un ouvrage Tricoter le jacquard en rond, dont les illustrations sont tirées de son dernier voyage ; les modèles en sont empreints aussi, les noms itou.

Modèle : Steam Valley Little d’Anna Dervout alias Along avec Anna. Il s’agit d’un modèle mixte pour enfant de 2 au 12 ans, qui existe comme souvent chez cette designer en version adulte femme le Steam Valley Lady.

Je m’étais proposée en test après notre week end québécois en chalet ; j’avais mis une option pour la version enfant, ma copine Taloline pour la version adulte. Il est porté depuis le début de l’automne et rejoindra bientôt la garde-robe de son petit-frère.

Fil : c’est un nouveau fil que je testais cette fois-ci. Il s’agit du fil Tweed de la Maison Tricotée. C’est un fil worsted avec de l’irrégularité parfait pour le jacquard et qui est très chaud. Un précieux allié cet hiver. J’ai utilisé les coloris Eske (naturel) pour 310m pour le fil principal puis, Black pour 25m, Brown (12m) et Abbert (rouge) pour 8m. Idéal pour passer des micros restes de fil. J’avais craqué sur l’association de couleur de The Wool Cat (catherine) en septembre et m’en suis inspirée.

Taille : j’ai réalisé la taille 4 ans pour cette jeune fille de 5 ans au calibre de grenouille. Elle l’a porté tout l’automne et le début de l’hiver. Il est désormais un peu étroit et mériterait un jumeau en 6 ans. Je l’ai tricoté en aiguilles 3,5mm et 4mm.

Réalisation / modifications : le chandail se tricote du haut vers le bas, on se rend assez vite compte de notre enchaînement de couleur, puis on finit par l’uni du corps et on termine par les manches.

C’est un modèle idéal pour débuter le jacquard notamment, il présente les avantages certains de la petite taille (enfant), du fil épais qui monte vite, et des caractéristiques du jacquard où les couleurs reviennent assez fréquemment sans donner de difficultés pour faire suivre son fil.

Ce que j’ai aimé : le rendu du fil est un vrai coup de coeur, j’ai vais en premier lieu un doute sur l’usage du tweed pour du jacquard mais en choisissant des contrastes forts cela fonctionne bien et ce fil s’agglomère très bien aux autres et donne une bonne régularité à l’ouvrage.

Les motifs sont discrets et pas floraux (ce que j’apprécie particulièrement mais c’est tout à fait personnel).

Ce que j’ai moins aimé : rien ne m’a particulièrement déplu. Les instructions sont limpides, et le modèle reste simple.

Le voir devenir tout juste pour cet enfant en pleine croissance (et pourtant elle a pas mangé de raclette à Noël) me motive grandement à soit (option a) lui en faire un nouveau qui comblera aisément l’hiver prochain, soit (option b) en faire un pour moi, même fil, peut-être même coloris.

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Le Bernito

Ma trentaine s’est affirmée dans sa tendance écolo, consciente et protectionniste. Mon arrivée au Québec a aussi renforcé ce sentiment qu’il était important de consommer local, de le promouvoir et de fabriquer pour posséder (plutôt que l’inverse).

Pour ce projet de tricot (bah oui l’hiver arrivait, je suis pas dingue), j’ai suivi ces préceptes (fils en stock, designer local, fils québécois, canadiens, qui voyagent le moins possible) avec une petite dose de superficialité venue d’Instagram (mouton droit devant). Ce réseau social est aussi plaisant qu’il est futile. J’y suis branchée souvent et pourtant j’en constate gentiment toutes ses dérives et comment cela influence notre attitude.

J’ai donc connu le designer de ce projet sur Instagram lorsqu’il n’était que tricoteur et vendait ses créations simples et épurées localement. La bulle a éclaté depuis et lorsqu’il a proposé en test son premier chandail pour enfant, j’ai sauté sur l’occasion (comme une biche ça devait être drôle à lire). Le feedback est un peu moins enthousiaste quoique le modèle fait son petit effet. Disons que la marge de progression du process est là et sera surement très intéressante à suivre tant il est bien entouré.

Modèle : The Bernito de Jean-Philippe Cliché dit Atelier Cliché. C’est un chandail mixte (il ne devrait y avoir que ça !) en fil worsted (alleluia !) qui développe la technique du jacquard Intarsia et c’est là sa belle originalité.

L’illustration autour du lancement, toute en douceur, est faite par Paule derrière Urso Yarn Co

Fil : 3 fils différents et des stocks qui se vident à vue d’oeil : Berroco Vintage coloris Smoke (160m) ; Leizu Worsted de Julie Asselin dans mon coloris favori Ancient Gold (168m) (ça m’a couté de le sacrifier pour mon fils #mereindigne) et de la Canadiana Solids de Patons (85m) coloris Teal Heather, tout en acrylique issue d’une couverture faite en cadeau choisie pour sa couleur. Un total donc de 410m si vous le tentez en uni (mais il perdra de l’intérêt, faites vous un flax !

C’est au final la Berroco grise qui vieillit le plus mal et peluche beaucoup.

Taille : j’ai réalisé la taille 24mois tout d’abord, puis 2 ans finalement car la différence m’est apparu vraiment grande. Mon garçon étant plus charpenté que fluet, je ne pouvais pas faire confiance aux blocages pour un miracle 🙂 J’ai bien fait !

Pour avoir un échantillon valable, j’ai du baisser les tailles de mes aiguilles de 4 et 5 mm à 3,5 et 4 mm. L’intarsia mérite de ne pas avoir un rendu ajouré.

Réalisations / modifications : Je n’ai pas fait de modifications majeures, car c’est un test (on suit les instructions sauf incohérence et on rend compte des résultats). J’ai cependant allongé la partie poche que je la trouvais trop courte en hauteur (1 cm ou 2 pas plus). Peur d’avoir le bedon de l’enfant à l’air aux premiers levés de bras vers moi, et voire même l’impossibilité de mettre les mains dans la poche sans tirer sur la bordure.

J’ai manqué une indication au cours du tricotage entre deux envois de versions ! Et là c’est le drame ! Rien de visible à l’oeil nu, mais je n’avais plus le bon nombre de mailles et ce n’était pas rattrapable. J’étais à la dernière partie des côtes du bas ! Patience et détricotage sont le lot des tests, rien de grave en 7 jours il était refait ! Bon par contre pour la deadline hyper serrée (je crois que Jean-Philippe devait le lancer pour l’évenement et s’est retrouvé très short notice dans son rétroplanning) j’ai terminé mon retour le lendemain du festival. Dommage. Mes retours pointés avaient semble-t-il été vus aussi par d’autres, mais sans la version à jour j’étais un peu perplexe pour finir… le découragement en avancent à tâtons était partagé.

Ce que j’ai aimé : le col doublé tout en côtes est très élégant et confortable ; le détail de la poche kangourou véritable lieu à trésors des enfants ; les découpes droites faites par l’intarsia qui lui donnent un caractère unique sur le marché et identifient bien son designer (c’est un bon coup ça !) sont autant de bons points que je lui voie. Sans oublier un majeur, avec la poche, le Duc a désormais un détail flagrant pour ne pas se tromper de sens (sauf la première fois, bingo…). Moi je vois les rangs raccourcis qui courbent le dos, mais ça c’est seulement moi et quelques uns d’entre vous.

C’est aussi un très bon modèle pour vider ses stocks de fils entamés ! Les possibilités de découpes sont à varier en plus !

Ce que je n’ai pas aimé : ces commentaires sont écrits plusieurs semaines après le lancement sur Ravelry. Il m’a fallu le temps que la météo soit raccord avec son port, et aussi de recevoir la version finale du patron, même si celui-ci a été mis en vente tout de suite, voir même avant la fin des rendus de l’intégralité des retours testeurs et c’est un peu ça qui m’a troublé. Ce que j’ai le moins aimé c’est le process du test lui-même ! Trop serré en délai, trop silencieux en échanges, c’était un peu inconfortable. C’est plutôt un bon point, pour un retour pour vous lecteurs. Il est désormais éprouvé, vous devriez pouvoir vous y lancez sans craintes ; les tricoteurs intermédiaires ou confirmés au moins. Je déconseille aux débutants.

Un détail du patron qui m’a chiffonné, c’est de ne pas avoir tellement compris l’enchainement des fils dans le démarrage des manches reprises. C’est peu gracieux avec les couleurs que j’avais. Je le vois quand il le porte, je suis la seule sûrement. Je suis curieuse de voir les autres versions, mais peu montrent les détails des aisselles. Si quelqu’un dans l’assemblée a un meilleur rendu, je suis curieuse ! (je suis comme pas encore prête à le refaire là là… mais ne jamais dire jamais !)

Au final c’est un chandail plaisant à porter et c’est bien là le principal. Le process a été difficile pour cause du contexte de sortie du patron et de la disponibilité accrue qu’il faut avoir de part et d’autres. Tous les tests ne peuvent pas être parfaits, (surtout quand c’est le premier c’est bien normal), c’est un enseignement pour moi, je me lancerais surement moins spontanément les prochaines fois. Pouvoir échanger avec le/la designer lors de la progression et des questionnements est souvent très utile pour pouvoir proposer un formulation adéquate pour être compris du plus grand nombre… La démocratisation vers tous, un peu l’inverse d’Instagram me dirait ma petite voix intérieure !

DIY, Enfants, Tricot

Flax Light Rainbow

J’avais pour habitude presque un rituel, de tricoter un chandail FLAX à mon enfant chaque année. C’était devenue entre amies tricoteuses le petit passage obligé, la madeleine de Proust de mon addiction aux aiguilles (pas de drogue, mais presque)…

Mon enfant grandissant et étant doté d’un jugement désormais parfaitement affirmé et même d’un petit plaisir à se balader avec moi pour me donner son avis (si ce n’est pas plutôt l’envie de donner son avis qui prime…), j’avais embarqué ma chère E. pour une petite visite à la Lainerie Lépine lors du Trunk show de Paule de Urso Yarn Co.

La gamine a fait des Oh des Ah, des Ça maman et avait envie d’être de pouvoir enfin choisir le prochain modèle que je lui tricoterais. Le modèle je ne suis pas allée jusque là mais le fil, elle avait carte blanche (mais une carte blanche avec du goût si possible).

Modèle : Flax light de Tin Can Knits. Le modèle, je le connaissais comme ma poche, la version light c’est une première. Un poil plus long (et en plus la taille augmente)

Fil : le fil Mouton de Urso Yarn Co. (ou Urso Mouton pour les intimes) avec 30gr soit 110m de chaque et 6 coloris : dans le sens du montage du chandail du haut vers le bas : Prunille, Cannelle, Golden Child, Dusty Miller, November Rain et Chauve Souris.

Elle porte son chandail avec plaisir (j’ai eu peur pour le côté rustique et les enfants un peu sensibles, mais non !). La laine ne bouge pas, le pull est fin et léger en poids mais bien chaud !

Taille : 4-6 ans en aiguilles 3,75mm et 2,75mm pour les côtes (mais j’ai un doute sur mes côtes du bas tant elles ne paraissent pas resserrer le chandail en bas. C’est encore un peu grand pour ma presque 5 ans, mais elle le mettra longtemps ainsi !

Réalisation / modification : J’ai aligné les petits pelotons de laine de 30gr un bon bout de temps avant de me lancer, à faire des alternances différentes suivant mon humeur. Je n’avais, au départ, que les 4 premières couleur, mais force est de constater que la fillette s’allongeait de jour en mois et qu’il me faudrait des ajouts. Le talent de Paule et sa vision des couleurs (qui n’est pas donné à tout le monte, je connais Paule et je connais Eva pour ça !) m’a permis de compléter avec les deux dernières couleurs sombres.

La crainte d’un dégorgement du violet (complètement infondé !) m’a fait le positionner au début et loin du clair. Je suis descendue vers le plus clair pour ensuite repartir en sens inverse dans le spectre. Tu noteras aussi la mère avisée qui met du noir sur les poignets, bingo !

La seule modification est une adaptation parfaite à la demoiselle et un maintien des proportions. En le finissant au chalet avec les copines, le chocolat et les chips nous montant à la tête j’ai même poussé la blague jusqu’à l’enfiler. Un crop top parfait (ou presque).

La production du chalet ! (j’avais la voix brisée en revenant)

Ce que j’ai aimé : l’enchaînement des couleurs et la satisfaction d’aller jusqu’au bout de ma couleur. J’ai me aussi terriblement ce look vif et gai mais qui ne fait pas trop girly ni trop enfantin.

Ce que j’ai moins aimé : calculer à vue de nez quand m’arrêter dans mon peloton sur le corps pour garder des bandes proportionnées entre le corps et les manches. Et ça c’est un peu la preuve de mon control freak.

Moins grossier que son grand frère le Flax (tout court) en laine worsted (aiguilles 5 mm), ce Flax Light est tout aussi sympa, intemporel et peut être porté sur un plus grand laps de temps ( sous un pull ou seul (avec un tee shirt en dessous ne soyons pas kamikazes du rustique)).

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Mon sac d’épicerie express !

Un article éclair pour un projet éclair aussi qui allie méga pratique et méga déstash ! Pour les non initiés, ça veut dire que n’importe quel fil peut convenir pour cet ouvrage et c’est un cadeau hyper utile pour tous tes amis. Donc lance-toi !

Je voulais depuis des mois réaliser une première fois un sac/filet d’épicerie mais je n’avais jamais ni le bon fil à sacrifier pour cette tentative, ni le bon modèle. Les présentations sur Ravelry n’était pas toujours convaincante et je n’étais pas vraiment prête à payer pour ce modèle.

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Modèle : Grocery Bag de Haley Waxberg. Contentez-vous de regarder les photos de la créatrice, les autres itérations peuvent faire peur ou décourager.

Fil : comme je tournais toujours autour du pot, ma copine Marjo m’a filé un petit coup de pied dont elle a le secret et m’a offert pour ma fête une pelote du Petit Lin + de la boutique montréalaise Espace Tricot.

J’avais le souci d’avoir assez de fil avec une seule pelote vis-à-vis du modèle choisi. Les descriptions étaient un peu floues, je finis mon ouvrage avec une consommation de 112m/122 yards. Il m’en reste donc assez pour un second tout juste ! Malin !

Le fil est agréable à crocheter mais il ne faut pas se fier au premier abord, le lin est assez raide, il devra être assoupli au moment du trempage final, et en séchant il prendra très bien la forme voulue.

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Taille : c’était la grosse incertitude (surtout en parcourant l’album photo). Au final sans modifications ni augmentation supplémentaire, le sac après blocage mesure 33 cm de profondeur (une fois plein c’est un peu le cas aussi car il s’étire aussi sur la largeur). J’ai utilisé un crochet 4 mm.

Réalisation / modifications : C’est une bonne base pour de multiples améliorations comme : faire un cercle d’augmentations supplémentaires, voire deux et augmenter le tube de rangs identiques pour lui donner plus d’ampleur (et donc plus de paquets de gâteau d’épicerie).

J’ai renforcé les bretelles et le contour avec 1 rang de mailles serrées supplémentaire. Il a ainsi plus de tenue (mais un peu moins d’ouverture).

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Ce que j’ai aimé : le projet final après blocage ! Je ne mettais pas beaucoup d’espoir lors du crochetage mais j’adore être ainsi surprise. De plus, l’emploi du lin rend le sac très léger.

Ce que j’ai moins aimé : pour l’instant il est un peu étroit. Ça réduit le nombre de paquet de gâteau…

Je compte tenter d’autres versions pour les copines, avec toutes les fils de coton encore dans mon stock ! Vous voilà prévenues ! Qui sera la prochaine ?

Couture, DIY, Tuto

Ma jupe taille élastique

On les a vu fleurir sur la Toile ces derniers temps à l’initiative de Caro Tricote. Ça a pris comme une trainée de poudre et j’ai aussi sauté le pas, mais en faisant des pirouettes. Voici le récit rocambolesques de la jupe d’une heure qui en a pris 72… Au final, l’histoire se termine bien, je la porte non-stop et prévoit une autre sous peu.

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Modèle : Le super tuto de Caro-Tricote. Elle en a cousu à la chaine toute une flopée (la jupe est grossesse compatible, un plus !) et a partagé ses conseils. Des conseils d’étapes précieux même si je reste toujours un peu embêtée pour les mesures avec mon gabarit de fourmi (je vous les donne néanmoins plus bas si ça peut aider un phasme dans le besoin)

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Fournitures : J’avais acheté à Pauline de la Mercerie de La Rochelle (les deux belles et rebelles !) 2 morceaux d’élastiques dorés dans ce but l’an dernier. J’attendais l’accord parfait et un bon coup de pied aux fesses, il est venu de plusieurs côtés !

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Tissu : j’avais ce coupon fleuri fou depuis 3 ans dans mon stock suite à un craquage en ligne (cherchez pas, c’est toujours le même craquage dont je parle, il m’a marqué…). J’avais un bon métrage et j’hésitais à en faire une robe ou une blouse. Le potentiel transparence me faisait renoncer à une robe. la jupe un peu plissée est parfaite !

Taille/Mesures : J’ai coupé mon élastique à 64 cm pour un tour de taille de 66cm. J’aurai pu être un peu plus aventurière et taper dans le 62cm. Actuellement il est placé sur ma taille naturelle (tu sais l’endroit le plus étroit) mais il bouge encore parfois.

Pour le tissu, au final (allez lire la suite c’est ça le gros point chaud de l’article) j’ai utilisé un coupon de 72 cm de hauteur pour 130 cm de large à froncer sur l’élastique (le tuto explique tout très bien). Je mesure 1m62 pour info, mais pas des jambes très longues…

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J’ai lu ou entendu que pour définir la largeur du coupon il fallait prendre sa mesure la plus large (ça dépend chez qui, moi c’est plus bas que le fessier, au niveau des cuisses) et ajouter 40%. Mieux vaut voir même au dessus si votre tissu est fin et si vous voulez éviter la sensation de tube jusqu’en bas de la jupe. 

Réalisation / modifications : C’est là qu’on rigole ou plus tard ? Non allez c’est là je vous gâte. Cette couture de jupe archi simple fut une épopée. Une épopée due à la fatigue et à trop de précipitation un soir à la fraiche dans l’atelier.

L’article de base parlait de taille, j’ai bien lu, je me suis lancée et je suis resté scotchée sur … le bassin. J’ai donc mesuré mon tour de bassin pour couper mon élastique. J’ai assemblé mon coupon de 130 cm de large (valeur basse donnée par Caro), puis j’ai fermé la jupe et me suis attelé à couper le bas pour définir la longueur parfaite… C’est en partie là que le bas blesse. Quelle longueur faire…. Je savais que je ne voulais pas une longueur frôlant le sol. J’ai un petit garçon de 21 mois qu’il faut suivre partout et parfois au pas de courses. Réduire les risques de s’empêtrer dedans est vital (pour moi et pour lui).

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Une première coupe et finitions pour une jupe à mi mollet, je suis sortie étrenner ma nouvelle jupe. C’était joli mais je n’étais pas convaincue. La sensation d’être un peu Marie-Chantale et surtout d’avoir une taille très épaisse.

Ça a trotté encore un peu quelques soirs dans mon cerveau et je me suis résolue à la couper de nouveau (couper et refaire les ourlets bien sûr) pour l’avoir juste sous le genou. Coupe, finitions je l’essaie et m’admire… Mais qu’ai-je fait là !! c’était vraiment un jupe courte que j’aurais pu faire à ma fille. J’avais vraiment la sensation d’avoir gâché mon idée de jupe longue, et mon coupon du même coup…

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Je suis un brin radine économe et je ne pouvais pas me résoudre à jeter tout à la poubelle. L’idée de découdre pour récupérer au moins l’élastique pour moi et le tissu pour Esther, m’a traversé… Puis un éclair de lumière a dû passer entre mes deux hémisphères… j’avais confondu bassin et taille naturelle. Bien sûr que la largeur n’était pas flatteuse, il fallait miser sur le creux et avoir ainsi une plus jolie longueur.

Découds-vite mon amour, j’ai décousu l’élastique (qui a pris cher, il a fallu que je refasse la couture exactement au même endroit pour ne pas le gâcher), coupé l’élastique à 64 cm de taille (en tirant un peu pour bander l’élastique un minimum), ré-épingler mon tissu dessus et ré-assembler le tout.

En la positionnant donc correctement à la taille, tu te doutes bien que j’avais la jupe à mi cuisses. On était plus proche de la pom-pom-girl que la mère trentenaire cool et branchée.

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Je n’avais pas jeté mes bandes coupées précédemment. J’ai repris la plus longue (en hauteur), je l’ai surjeté sur le côté opposé à l’ourlet et je l’ai recousue à la machine à coudre pour rallonger cette pauvre jupe martyrisée.

Au final c’est quasi invisible pour quelqu’un qui l’ignore, la chance du motif chargé. C’est en somme un essai (une toile) portable, qui aura bien servi !

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Ce que j’ai aimé : Je peux la porter pour aller au bureau. Longueur idéale pour le vélo, elle est légère et totalement tolérante les journées de chaleur étouffante à Montréal.

Si tu la fais pas sur plusieurs jours comme moi #coconne, c’est plié en 1h-1h30 pour des finitions au top, découpe comprise.

Ce que j’ai moins aimé : Autant j’aime le côté chargé du tissu qui garantira de contrer la légère transparence (je ne pousserai pas le vice à porter du noir dessous tout de même), et la légèreté du tissu, autant une partie de mes tergiversations est venue du tomber du tissu. Je le trouve un peu raide et il a aussi tendance à prendre le vent et gonfler. La grande largeur de tissu à froncer doit être pour beaucoup aussi. Mode tante Réjeanne activé. Ce n’est pas gravissime et j’évite les courants d’air.

La prochaine s’est cousue dans la foulée !

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C’est le risque avec ce modèle, demandez à Caro-Tricote ou Ginacie !

Pour la longueur, j’ai opté un poil vraiment plus long cette fois-ci. Chat échaudé, crains l’eau froide !