Pretty Verde, mon gilet au long court….

Il m’aura fallu quasiment 4 mois pour finaliser ce projet tricot. Pour moi, qui suit souvent pressée de voir grandir le vêtement que je confectionne et qui le tricote frénétiquement, c’est un peu un record de lenteur.

Pour commencer, ce projet est partie d’une grosse volonté d’utiliser la laine de mon stock et notamment ces 7 pelotes de vert bien cinglant à la douceur certaine mais au devenir longtemps inconnu. Après plusieurs chandails/pulls, comme le Princess Fiona et le Sulwen, j’ai voulu retomber du côté des gilets/cardigans.

Modèle : Pretty me de Nadia Crétin-Léchenne alias NCL Knits. Un gilet à l’origine assez court, aux manches 3/4 et mots nid d’abeille, un peu modifié au gré de mes envies. Il est payant et disponible en anglais et en français.

Laine : Enfin ! J’utilise enfin ce stock de laine Katia appelée Austral, en coloris vert 81, achetée sur un coup de tête par internet (ma seule et unique fois, promis). J’ai utilisé pile poil 6 pelotes sur 7, soit 840m/920yards – 300 gr pour cette version allongée. Mes chères amies, un bonnet de leprechaun pour vos petits est encore possible !

Taille/Aiguille : J’ai réalisé la taille S, lasse de me mesurer, de tricoter la taille XS, de passer mes pulls en machine programme laine et de finir mine de rien avec des tricots un chouïa raccourcis. L’éventualité de prendre un peu d’ampleur au cours de l’année m’avait aussi traversé l’esprit, bingo ! Il est tricoté en aiguille 3.5 mm.

Réalisation/modifications : Pour ce qui est de la construction, j’a respecté à la lettre le patron. Il se tricote en bottom-up, c’est-à-dire du bas du corps en remontant jusqu’au emmanchures. On met en attente (et c’est là qu’il s’est retrouvé remisé dans une armoire 2 mois….), on tricote les manches, puis en rassemble tout sur un même niveau et on termine le tout ensemble jusqu’à l’encolure.

Mes modifications sont faites pour allonger et rendre le gilet plus couvrant. Ainsi les manches mesurent du poignet à l’emmanchure : 49 cm (soit une pelote exactement chacune) au lieu des 35 cm pour des manches 3/4 du modèle ; et le corps, avec 36 cm du bas aux emmanchures au lieu des 33 cm attendus. Il faut ainsi prévoir un peu plus de fil qu’attendu, ainsi que des boutons supplémentaires..

En effet, j’ajoute alors en rallongeant un peu le corps 2 boutons pour en obtenir 9 en tout. Je les ai choisi verts, légèrement plus foncés que la laine, pour ne pas tomber dans le bois qui aurait donné un aspect plus rustique, transparent ou vert plus clair qui aurait ajouté du clinquant sur un gilet qui a un gros besoin de discrétion, non ?

Ce que j’ai aimé : la douceur de la laine et le fait qu’il soit vraiment chaud. je le porte vraiment très souvent et son côté allaitement-compatible va lui réserver de beaux jours dès l’automne. Le motif nid d’abeilles, d’abord assez complexe, est finalement rentré dans mon esprit et j’ai trouvé une logique qui m’a fait décollé de mon patron papier (pratique dans le bus/métro). Le jeu des augmentations le long du corps donne aussi un joli tracé au vêtement qui épouse vraiment bien les courbes féminines.

Ce que j’ai moins aimé : avec le recul et en regardant les photos, je trouve que des côtes aux poignets et au bas du gilet un peu plus longues aurait été plus joli. Peut-être aussi hautes que l’encolure…

Comble de l’ironie, il a été fini un 17 mars, jour de la St Patrick ! Ça ne s’invente pas avec un vert pareil. C’était une couleur un peu risquée, même si j’aime le vert, mais qui me séduit pour son association avec le bleu des jeans. Sobriété est un peu le maître mot, pour les quelques semaines où je pourrais le porter, tant au niveau des températures, que de ma morphologie fluctuante.

Et vous, quelles sont vos dernières audaces en matière de tricot ?

  

Estella Dress, le test tricot qui voit loin !

Les test tricot sont pour moi une lubie saisonnière. Généralement je me lance et le lendemain je me dis : mais pourquoi n’as-tu pas réfléchi avant de t’engager ! mais quand on prend un engagement, on s’y tient, ou enfin on essaie de s’y tenir… #jeparlecommeunevraiemaman

Le jour où Anne Dresow derrière son compte Instagram Nordic_Baby_knits a informé qu’elle cherchait des testeurs pour son patron de robe, j’ai pas vraiment réfléchi donc et je me suis proposé. Le courriel est arrivé le soir même, j’avais la taille 3-4 ans, c’était le 26 février…

La date de rendu des devoirs était le 28 mars et bien sûr j’ai commencé ma robe le 13 mars, tsé…. J’ai donc mis un sacré coup de collier pour la finir dans les temps, rendre mes notes détaillées (parce que j’aime bien les détails) et prendre quelques photos (malgré les nuances de gris du ciel ces jours-ci).

Modèle : Estella Dress d’Anne Dresow. Le patron est en vente pour 5.90 $US et se décline en 4 tailles du 1 au 6 ans.

Fil : la CASA de la Maison Tricotée : 600 m environ. J’avais acheté ce fil pour faire un Bloomsbury à ma petite E. Puis la perspective hivernale de lui faire un pull avec des trous a pris le dessus sur mon envie et j’ai sauté sur l’occasion pour ce modèle. Le coloris gris Benoite Groult va avec tout, je dis banco ! Je garde tout de même le pull en tête…

Taille : j’ai réalisé une taille 3-4 ans pour une aiguille en 4.5mm. Attention, cela dépend vraiment de notre façon de tricoter. Les autres testeuses ont souvent dû passer par le 5mm voire 6mm. J’ai donc fait un échantillon pour être sûre. J’ai une petite fille de 2 ans 1/2 à la maison à ranger (au sens figuré attention) dans la case petit modèle, mais je pense qu’on est pas si loin de sa taille. Je dirai qu’il faut considérer que le patron taille petit ou juste la taille 3 ans. Je vous confirmerai l’hiver prochain ou pas.

Réalisation / modification : pas de modification à mon actif comme chacun des tests que je réalise. La réalisation ne présentait pas de difficulté particulière, hormis le montage des picots en début de jupe et des manches qui me laisse encore quelques interrogations. Le rendu général donne bien, c’est le principal.

Je n’ai pas pris de photos de dos, mais elle se compose d’une petite ouverture sur deux boutons en haut du dos. Discret et tout simple.

Ce que j’ai aimé : son côté colorblock ! C’est d’abord parti d’une flemme intense d’aller chercher de la laine contrastante pour associer à ce gris Casa, à cause d’une énième tempête de neige dehors. J’ai finalement pris tout mon stock plus 25g d’une amie voisine (de sa laine, confondez-pas). Au final, je préfère nettement cette version unie moins tape à l’œil que des combinaisons à assortir avec collants (ma phobie ultime).

J’ai aimé aussi la ligne délicate de la taille et des emmanchures dessinées par le patron.

Ce que j’ai moins aimé : la construction bottom up, c’est-à-dire du bas vers le haut… il faut dire qu’en ce moment je les cumule. Raccorder des manches au corps n’a de satisfaction que de voir l’ensemble réduire rapidement.

La réduction à la taille est un peu au petit bonheur la chance. Pour répartir le nombre de diminutions demandées, je m’y suis reprise à 5 fois pour avoir un rendu harmonieux. J’ai même mis à contribution le Duc pour confirmer mon calcul mathématique hasardeux.

En détaillant le patron lors de sa réception, j’ai eu peur de tricoter une robe en si grosse laine, peur d’obtenir un rendu grossier et lourd. Je pense que finalement sur une taille et fillette 3/4 ans cela passe bien. J’ai plus de doute concernant les plus petites tailles (surtout pour les manches dont les mesures en largeur sont identiques pour toutes les tailles…).

Je retourne à mes encours !

J’ai plusieurs articles de retard proche de la publication, promis !

Duo tricot pour jumeaux !

2017 a commencé sur les chapeaux de roues et j’ai été un peu emportée par les nouvelles, le rythme famille-garderie-boulot et les microbes qui avaient élu domicile dans ma petite personne.

Mais c’est surtout avec l’arrivée de deux neveux d’un seul coup dans notre famille, qui a suscité beaucoup d’émotions. Sitôt la larmichette essuyée, j’ai sauté dans mon stock de laine, filé dans une boutique parce qu’on a jamais ce qu’il faut c’est bien connu, et fait chauffer mes aiguilles pour confectionner un petit kit de bébé avec chacun son élément, interchangeables à la convenance des parents, suivant leurs goûts.


Modèle 1 : Un Puerperium Cardigan de Kelly van Niekerk. Une valeur sûre ! La version naissance est gratuite, une évolution payante pour la taille au dessus existe.

Laine 1 : aimant toujours autant la douceur de mon pull Stasis, j’ai pris de nouveau de la Cascade 220 superwash Sport. Un coloris gris clair pour accorder avec tout vêtement, casse-tête de tout parent, de jumeaux encore plus ! 175m/190 yards pour être exact, le projet parfait pour vider ses restes en 4 mm. Lavage en machine qui plus est !

Réalisation 1 : aucune modification ! J’avais réalisé une première version pour mon propre bébé. Je savais la coupe impeccable malgré un nombre de boutons assez conséquent. J’ai découvert depuis la version de Dangoumette qui a réduit de moitié le nombre de boutonnières avec succès. Pour un prochain je suivrai son exemple.


Modèle 2 : Le petit pantalon pour le deuxième frangin est l’adorable Rocky de Tin Can Knits.

Laine 2 : la Baby Merino de chez Drops. Jamais essayée, largement entendue parlée, elle est effectivement fort agréable à tricoter. Fine à souhait, le modèle se tricote en 2.25 mm pour la ceinture et 3,5 mm pour le corps. J’ai aussi tricoter les chevilles en 2,75 mm. 220m/240 yards pour la taille 0-6 mois. Lavage en machine pour du 100% laine de merino !

Réalisation/modifications 2 : Ma seule modification fut de faire les côtes des chevilles en aiguille 2.75 mm pour être sûre que les petits pieds et chevilles fragiles de cet âge passeront sans contorsion. On est toujours réticent à forcer sur ces petites choses. J’ai aussi choisi l’option i-cord pour la ceinture, sans regrets !


Le colis est parti rapidement pour être sûrs d’être portés. Nés petits, les neveux ont bien compris l’objectif des premières semaines et ont pu rapidement les porter. J’ai eu droit à ma photo, j’étais ravie ! Les couleurs sobres et élégantes ont plu comme attendu !

Oakenshield Beanie, le caprice du Duc…

C’est sur une remarque de mon cher et tendre le matin au pied du sapin que j’ai tiqué… On parle souvent du cordonnier le plus mal chaussé, on oublie souvent de parler du conjoint du cordonnier. Une tricoteuse, c’est souvent le cas, tricote surtout pour elle. C’est vrai quoi, pourquoi les moqueurs seraient plus vernis que la personne qui est souvent l’objet des sarcasmes : moi !

Toujours est-il que mon Duc a formulé le désir teinté de déception-mêlée de ne pas avoir une nouvelle tuque au pied de notre épineux. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour plonger dans mon stock et monté le prochain couvre-chef du malheureux. Je n’ai pas pour autant suivi ses conseils de modèle faut pas déconner qui l’orientait vers un bonnet type Cousteau écarlate…

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Modèle : Oakenshield Beanie de Morgan Capestrain. Le modèle est gratuit en anglais. Pas beaucoup de texte, il s’agit essentiellement de suivre un diagramme et pour cela point de problème de langue.

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Taille : C’est une taille unique, qui se tricote en aiguilles 4 et 5,5 mm et ça c’est déjà une sacrée belle nouvelle !

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Fil : la Lamb’s Pride Worsted de la Brown Sheep Company en coloris Heather Grey du gris quoi. C’est doux, c’est épais, gonflant et superwash. Même si je suis pas sûre d’oser la passer en machine tout de même… Je l’ai dégoté dans des grands bacs pas cher au Festival de Rhinebeck. C’était un peu honteux d’acheter cela là-bas car très peu rare et inédit comme fil !

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Réalisation / modifications : C’est un modèle très rapide à faire. Une marée de point mousse (et en circulaire c’est assez désagréable je trouve) au départ et ensuite le joli motif. Un motif très facile à retenir sans mettre des marqueurs, mais qui fait assez mal aux mains, j’ai trouvé… La faute à l’inclinaison à gauche puis droite des mailles.

Ce que j’ai aimé : Le motif qui est discret, délicat, qui demande un peu de technique, mais qui reste tout de même masculin. Réellement mixte en fait, alors je lui pique ! Il a la délicatesse de pas trop râler…

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Ce que j’ai moins aimé : autant j’aime les modèles slouchy, autant j’ai toujours un peu de mal à appréhender le bon combo laine-souplesse-forme slouchy… Celle-ci est un peu grosse, elle s’appelle Worsted mais est en fait de grosseur plus Aran. Il était donc important de ne pas tomber dans cette forme. J’ai prolongé le motif au ralenti avant les diminutions de peur de ne jamais être dans la bonne longueur finale… Moults essayages ont été nécessaire pour être le plus dans les clous et à la bonne taille, même si le blocage a apporté de la longueur supplémentaire…

Il m’a aussi fait la remarque culottée de me dire qu’il était trop chaud pour le lendemain du jour où je lui ai offert… Là, j’ai serré fort les mâchoires, j’ai souris et je me suis souvenue pourquoi le conjoint du cordonnier pouvait aller voir ailleurs pour se faire faire une clé !

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Turion, les mitaines minute !

Quand on habite à 6000 km du giron familial et ses spécialités riches en gras, cholestérol et Gamma GT, on répond souvent à la question de comment se sont passées les fêtes de fin d’années par : train-quil-les !

Le bonheur !! On bulle, on regarde des films, on mange du pop-corn, on part faire des descentes en luge dans le parc à côté de la maison, on boit du thé la journée longue et aussi on profite de ses amis expatriés dans le même cas que nous (tout ça pour occulter que nos familles nous manquent un peu quand même)

Et pour céder à la tradition de l’ouverture d’un petit cadeau dans l’assiette, nous nous étions promis un petit cadeau désigné au hasard… J’offrais ainsi quelque chose à ma copine de tricot Eva. Je n’avais rien dit au Duc, ni à la petite Etoile (qui est une pipelette ascendant balance) et  tricotais tranquillement dans mon coin mon petit présent.

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Modèle : Turion de Linda Dubec, que l’on trouve dans le numéro 18 du Pom Pom Quaterly Magazine d’automne 2016.

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Fil : Merino Aran de la compagnie Katia. J’ai utilisé 100 mètres, soit 110 yards. Tricotée, en aiguille 4 et 4,5 mm ici, cela donne un rendu dense, utile pour les mitaines pour ne pas avoir les doigts gelés malgré tout.

Réalisation / modifications : C’est vraiment un cadeau-minute, rapide à faire, et pouvant être compris par des débutant(e)s. Deux midis au bureau et une bonne soirée, c’était tricoté ! Comble du luxe, j’ai même eu le temps de les bloquer !

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Ce que j’ai aimé : Le modèle est simple et délicat avec ses 5 petites noppes. J’aime particulièrement aussi le poignet court du modèle, même si notre pays nécessite de couvrir chaque partie de notre corps sous plusieurs couches ces temps-ci. Le recto est aussi beau que le verso avec sa délicate ligne intérieure. J’ai dit deux fois délicat, je suis accro !

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Ce que j’ai moins aimé : rien ! J’ai même prévu d’en faire pour plein de gens autour de moi, tant c’est mignon et rapide.

Le printemps québécois sera idéal pour ces petites merveilles, il ne me reste plus qu à choisir le fil !

Pasture and Woods, à l’accent hivernal…

Je ne suis pas forcément mal lotie niveau bonnet/tuque/chapeau tricoté, mais c’est un peu un leitmotiv, à chaque hiver son bonnet.

En 2013, il y avait eu le bonnet Neige Éternelle comme celui de ma nièce, en 2014 le bonnet Oak Trail puis enfin en 2015 le Deep Woods Toque.

Cette année, j’avais envie d’un bonnet confortable, bien profond, pas slouchy, qui est une réserve d’air frais en cas de chute des températures. Quoi de mieux que le jacquard qui double voire triple l’épaisseur lorsque les fils s’entrecroisent et se succèdent. C’est là que j’ai croisé le chemin de la nouvelle création d’Alicia Plummer sur son compte Instagram pour un appel au test !

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J’ai sauté sur l’occasion, tenté ma chance et eu la chance d’être piochée au tirage au sort pour réaliser en avant-première ce joli bonnet. Des fils avaient été soumis en forme de proposition, j’ai suivi celle de Julie Asselin, notre teigneuse locale ! Tout s’est alors passé très vite… trop vite ! Une semaine, je recevais mon précieux écheveau choisi, mais constatait aussi La mise en ligne du patron. Après 3 retours sans remarques ni erreurs, c’était une certitude, il était prêt pour Ravelry.

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J’ai fait tout de même mon propre retour pour la forme et pour constater également que tout était impeccable.

Modèle : Pasture and Woods d’Alicia Plummer. Il s’agit d’une taille unique, payant et en anglais (mais très facile à comprendre pour des novices).

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Fils :

  • Leizu Worsted de Julie Asselin en coloris Blue Steel (pour le bleu) {73 yds/67 m}.
  • Lamb’s Pride Worsted de Brown Sheep Company en coloris Grey Heather (pour le gris donc) {15 yds/14 m} testé dernièrement avec un petit pull Flax envoyé au neveu 6eme du nom.
  • Et enfin en Pure Nature de Bergère de France en coloris Jonquille (pour le jaune) {16 yds/15 m} utilisé pour mon pull Butter Skin.

Réalisation/modifications : La grille est très claire pour réaliser le jacquard. J’ai juste recommencé à plusieurs reprises le montage de mailles préconisé sur le patron : Long Tail Tubular Cast On. Quand j’ai enfin compris et maitrisé ce fameux montage (merci Youtube), il a juste été assez difficile à enchaîner pour tricoter en circulaire. Au bout de trois démarrages avec un tricot vrillé, j’ai pété un plomb/ma coche renoncé pour le plus traditionnel Long Tail Cast On (alternative proposée par la designer).

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Ce que j’ai aimé : tricoter en Worsted ! Rien à voir avec le patron, mais changer parfois de grosseur de laine et d’aiguille, ça fait du bien !

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Ce que j’ai moins aimé : autant mon choix de couleur me plaît vraiment, autant l’option de prendre trois fils différents s’avère toujours un peu moins judicieux. La laine grise étant même un peu plus grosse (plus Aran). Cela ne facilite pas la bonne visibilité des dessins. C’est aussi pour cela que j’ai choisi des contrastes forts.

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L’hiver s’annonce neigeux et cocooning, avec une lumière bleutée si douce ! J’adore !

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Some Cloudy Day, des guêtres entre vent et flocons !

Les mois de novembre et décembre au Québec sont une sacrée valse des températures, une hésitation mordante entre vent, pluie, bruine et flocons !

C’est exactement ce que l’on vit en ce moment et je savoure l’un de mes derniers en-cours terminés d’autant plus !

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Modèle : Some Cloudy Day, des guêtres ou jambières selon où vous habitez, de Tiny Owl Knits. C’est un patron gratuit, disponible en anglais et en français en taille unique !

Fil : Savannah DK de The Fiber Company. Il s’agit d’un fil discontinué, c’est-à-dire qu’il n’est plus produit actuellement. J’avais déniché deux écheveaux lors de mes vacances d’avril 2015 à… Savannah en Caroline du Sud ! Ça ne s’invente pas ! Un mélange de soie, de lin, de mérinos et de coton, bref c’est diablement doux…

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Taille : il s’agit d’une taille unique pour lesquelles j’ai utilisé 270 yards, Bêtement il me reste 50 yards, allez savoir pourquoi je n’ai pas poussé le vice à les faire un peu plus longue. La taille est un peu large pour mon mollet. Pour des prochaines, je réduirais sans doute de quelques mailles (en respectant le motif) pour les coller plus à ma jambe.

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Réalisation/modification : pas de modification à ce modèle archi simple, qui se comprend très rapidement. Un peu monotone peut-être avec un risque de subir le syndrome de la deuxième manche/chaussette pour la deuxième jambe.

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Dans l’idée, je voulais des guêtres mais je ne savais pas si j’arriverai à les utiliser, les accorder à mes tenues (c’est un réel combat matinal), leur trouver une utilité. Et puis un fil si précieux j’avais peur de ne pas vouloir le sortir sous la neige. Mais c’est oublié. Quelques jours humides et froids ont suffis et j’ai arboré fièrement ce fidèle allié aux courants d’air glacés…

Les porter m’évite aussi pour le moment de porter un collant sous mes pantalons (par -20 degrés de moyenne en hiver tu trouves des parades…) qui s’avère faire un peu sauna lorsque tu passes ta journée dans des endroits bien chauffés et que tu as la flemme de te changer en arrivant/en partant.

Et toi, tu parles Baleine ?

Je suis dans un mood de vidage de stock. Autant en tricot qu’en couture, le moindre bout de laine, la moindre chute de tissu provoque une recherche intensive de sa future utilisation pour la faire disparaitre !

J’ai donc ressorti ma machine à coudre de mon atelier d’été pour la rentrer pour l’automne/hiver. L’atelier-véranda n’étant pas isolé, je commençais sérieusement à claquer des dents assise à ma table de couture. Mon élan pour de futurs projets disparaissait à mesure que le thermomètre chutait.

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C’était aussi l’occasion d’ouvrir enfin mon nouveau livre de couture acheté cet été, laissé dans ma bibliothèque faute de temps lors de mon dernier emploi.

Modèle : La Baleine du livre de Citronille, les Intemporels pour Bébés Tome 2. Une cousette chrono !

Dimensions : c’est là que j’ai été un peu surprise. Les photos du livre peuvent nous faire penser à un bon cétacé à câliner. La bête une fois cousue mesure en réalité 30 cm de long pour 13 cm de haut et 10 cm de large pour le corps. Un petit câlin quoi !

Tissu : Un tissu Jean assez souple, utilisé il y a 6 ans (rien que ça) pour ma première cousette d’adulte : une jupe en jean et liberty de Mademoiselle Bazar. Moment émotion ! J’ai délimité le corps entre le dos et le ventre en utilisant le même tissu sur l’envers puis l’endroit.

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Réalisation / modification : pas de modification mais quelques questionnements au moment de coudre la queue de la baleine. Une pièce haut, une pièce bas qui donnent une couture de part et d’autre qui justement ne vont pas aller dans le prolongement des coutures du corps qui sont en haut et bas.On peut décliner des versions assez variées en jouant avec les tissus pour les différentes pièces du cétacé. J’imagine déjà des versions liberty, chamarrées.

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Ce que j’ai aimé : J’ai beaucoup aimé la coudre. Quatre pièces à décalquer, dix pièces à coudre c’est assez intuitif et rapidement cousu. Un petit point pour l’oeil, c’est une couture clairement accessible à tous et qui a beaucoup plu d’emblée au Duc (qui m’a dit : y’a pas moyen on la garde !) et à Esther (qui la confond parfois avec une fronde…)

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Ce que j’ai moins aimé : la pièce de la queue présente une ligne de coupe un peu étrange sur le haut qui m’a fait douté lors de l’assemblage. Ne cherchez pas longtemps, faites comme si elle était droite ! Je l’ai ensuite assemblée et cousue à point invisible. La bourrer davantage la prochaine fois sera judicieux.

Le moment de retourner l’ouvrage par le trou de la queue encore non cousue est aussi un peu délicat mais en y allant avec une petite dose de patience, cela pas tout seul !
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Alors convaincus, toi aussi tu veux te mettre à parler Baleine ?

Le Sac de mini-ado ou la Fjällräven Attitude Meow

La petite fille dont j’ai la chance d’être la maman a fêté ses 2 bougies dernièrement. Elle commence tout doucement à comprendre le principe du cadeau (le gâteau elle a déjà bien intégré) et s’est vu bien trop gâtée par la famille loin de nous et celle toute proche, ses amis.

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Le Duc et moi-même essayons lui offrons une vie de rire, de jeux et de découvertes toute l’année, mais pour son anniversaire, c’est une tradition qu’on souhaite installer, nous lui fabriquons quelque chose nous-même, comme une belle répétition de la fameuse journée où, en équipe, on lui a donné la vie.

L’an dernier, la veille de son premier anniversaire, nous nous mettions en route pour la construction d’une maison en carton pour sa chambre. Elle l’a largement utilisé, les murs ont tremblé bien des fois. Cette année, on s’est gratté le crâne et avons misé sur l’utile. J’ai sort mes épingles et le Duc m’a encouragé !

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Modèle : Sac-à-dos dans le style Fjällräven grâce au super tuto video youtube de Wendy dont j’ai découvert le super site : I am With Wendy.

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Tissu : une pépite découverte chez le géant suédois Ikea ! Un design de Niina Aalto de 2010. Des gros chats un peu psychédéliques. J’avais acheté un coupon dans l’idée d’un cadeau mais pas encore d’idée super précise. L’épaisseur de tissu était idéale pour ce type de projet.

L’utile et l’agréable sont donc réunis quand on va pouvoir mettre les affaires de notre petite dans un sac qui la suivra à la garderie et ce tout les années où elle y sera, les sangles réglables sont là pour ça. C’est un motif enfantin mais pas non plus gnangnan et surtout pas girls-princesse-paillettes comme on nous en sert un peu trop, à partir du moment où tu engendres une fille (même combat avec les dinosaures et les camions quand c’est un garçon).

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Les dimensions des différentes pièces en francais et système métrique :

Pièce de devant et dos : 23 cm de large sur 32 de haut chacun

Pièce du contour : 38 cm de large, 104 cm de long
Pièce du haut de la poche de devant : 18 cm de large, 13 cm de haut.
Pièce du bas de la poche de devant : 18 cm de large, 15 cm de haut
Sangle devant : 58 cm de long
Sangles pour ajuster : 6,5 cm de long chacun
Sangle pour bretelle du dos : 203 cm de long
Zippers: 33 cm de long X 3

Réalisation / modifications : Le tuto vidéo dure 12 minutes mais tu te donnes bien qu’il te faudra un tantinet plus de temps pour le réaliser. Cela dit, j’ai été surprise de la facilité rencontrée. Les étapes sont simples, même si tu n’es pas fortiche en anglais. Les images parlent d’elles-même. Les gros ongles jaunes de la jeune fille aident vraiment à cibler les coutures pour moi vous n’y pensez pas

Je n’ai pas eu à faire de modification, j’ai juste mis une fermeture éclair longue et unique pour la grande poche au lieu d’un double curseur ou deux zip courts collés ensemble.

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On commence par monter la petite poche devant avec sa fermeture éclair courte, on l’attache au plastron devant, puis on procède par étapes en reculant au fur et à mesure pour finir par assembler le dos à plat sur la partie devant assez travaillée.

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Ce que j’ai aimé : Les détails dans les surpiqûres, cela donne vraiment un joli rendu soigné. On renforce également les coutures des sangles, qui se voient sur l’intérieur qui n’est pas doublé (seul bémol !) mais vraiment c’est soigné et propre donc pas gênant à mon goût.

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Je n’ai pas suivi les raccords des chats, bien volontairement en coupant tous les morceaux dans le même sens du motif. Prise de tête assuré à l’inverse, là on joue sur la multiplicité.

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Je trouve au final que l’illusion marche très bien entre cette copie et l’original sac Fjällräven qui coûte pour un format enfant, près de 80 dollars. Celui-ci tissu, fil, sangles, zips revient à 15-20 dollars max. Originalité non taxée !

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Ce que j’ai moins aimé : devoir recharger souvent la page Youtube pour revoir une étape. Mais le prochain sera bien plus rapide ! Blague à part, rien ne m’a vraiment dérangé. C’est assez intuitif et peu importe le soin qu’on y met le résultat tient bien la route.

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On est fin prêt pour le départ à la garderie demain !

Et vous, pour le pied du sapin dans 1 mois ?

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Simone, et la Nurtured Collection

Si vous connaissez un peu votre obligée (là c’est moi, cherche pas), et même si vous ne la connaissez que par ici, vous savez sûrement que sa langue est bien pendue et même un peu fourchue parfois.

Alors participer à un test de tricot c’est un peu de la torture… et pas à cause du modèle ! On reçoit quelque chose de secret, on le tricote en secret, on envoie ses remarques en secret… et on attend. On attend. On attend qu’il puisse naître au grand jour pour laisser sa langue et ses doigts ici s’exprimer. En témoignent les photos j’ai bien attendu 2 saisons et demie québécoises pour vous parler de ce projet.

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Ce projet, c’est la sortie d’un e-book pour une collection spéciale de patrons, rassemblant plusieurs designers, autour d’une même laine de Julie Asselin : La Nurtured Collection

Pour le modèle que j’ai testé, Hilary Smith Callis est la designer derrière le site The Yarniad. Cette fille, petit-fille, arrière-petite-fille d’agriculteurs, qui a travaillé pour la NASA s’est pris de passion pour le tricot et a développé ses premiers modèles après avoir tricoté son premier chandail. J’aime cet éclectisme !

Je ne connaissais pas son site avant ce test, mais avait croisé sur Ravelry certains de ces modèles (de beaux pulls basiques, des cols tubes aux dessins géométriques discrets), mais c’est par une chaîne humaine que j’en suis venue à la connaître un peu plus.

Pour faire plaisir à Hilary, on pourrait même dire grâce à une équation à 4 inconnues (mais pas tant que ça).

D’abord tu prends Hilary, une designer anglophone, qui imagine un col tombant légèrement sur les épaules, tu additionnes à une consoeur designer de talent Elise Dupont qui apporte son soutien francophone (tech editing on dit), et tu lui octroies une racine pas carré du tout québécoise Julie Asselin qui décline ce modèle dans sa fibre dernière-née et ça donne une Perrin qui fait chauffer ses aiguilles (mais aussi d’autres d’autres mordues comme moi)

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Modèle : le col Simone de Hilary Smith Callis à retrouver dans l’e-book The Nurtured Collection de Julie Asselin.

Fil : Nurtured, colori Chambray de Julie Asselin. Il m’a fallu environ 360m ou 400 yards soit presque 3 écheveaux. Il existe 3 billets sur son blog qui raconte la naissance de cette fibre en association avec la filature Green Mountain Spinnery : article 1, 2 et 3.

Taille : aiguille 5 mm pour le patron, je l’ai réalisé en 4.5 mm pour être raccord avec mon échantillon (oui je suis bien les indications parfois). Le col est en taille unique.

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Réalisation/modification : Ce col a la particularité d’être monté de façon insolite (en tout cas pour moi). Sans dévoiler le patron, on forme tout d’abord un demi-cercle sur lequel viendra se construire au fur et à mesure la partie torsadée, qui est alors un trésor de patience et de vigilance.

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En effet, vous trouverez des diminutions double, des rangs raccourcis, des torsades à deux endroits différents à faire à des intervalles différentes. Les rangs raccourcis augmentant le nombre de rang sur la torsade la plus à l’extérieur, il est important de se prendre des repaires, comme des anneaux marqueurs (ce que recommande l’auteur) ou de noter (ce que j’ai fait). Une fois que cette torsade s’est imprimée dans mon esprit, j’ai pu enclencher le pilote automatique.

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Aucune modification du patron à ma sauce puisque c’est un test. Evidemment pour tester et voir si les explications font du sens, si tout paraît bien compréhensible pour les prochains utilisateurs, il est important de suivre les explications à la lettre. Cependant, si j’avais à y ajouter mes petits trucs, j’aurai essayé d’éviter la couture de la torsade pour la fermeture du col. Peut-être en faisant un montage provisoire de la bordure au début pour la fermer (et former le cercle) avec un grafting. Plus discret et plat qu’une couture classique, surtout sur ce type de col.

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Mon feedback : oui je parle un peu anglais, et j’habite au Québec alors je mixe tout ensemble…

Ce que j’ai aimé : l’initiative du test, et découvrir cette laine très naturelle et gonflante. J’ai aimé aussi voir se dessiner au fur et à mesure ce col au montage inédit pour moi. Les deux torsades m’ont conquises.

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Ce que j’ai moins aimé : la fermeture arrière du châle par une couture. Même en la faisant la plus discrète possible, je ne suis pas super convaincue et tenterait plus un grafting.

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Par contre, pour son rendu final, je me suis trouvais bien embêtée quand à son usage. C’est un fait, je mets peu de châle car le côté utile chaleur prime toujours pour moi sur le côté décoratif. Ou alors il me faut un châle bien enveloppant comme mon Trendy Châle que je traine partout par temps froid (il sert aussi de couverture supplémentaire pour E. lors de balades un peu trop fraîches). C’est pareil pour les cols qui ne sont pas des tubes étroits. Ce modèle du Simone reste pour moi donc un col d’Automne québécois ou d’hiver Européen, assez décoratif mais trop éloigné de mon cou pour me tenir chaud, à moins d’être planqué sous mon manteau d’hiver.

Les photos en extérieur ont été faites par -44 en ressenti au milieu d’un lac gelé. Mon air crispé en témoigne… J’avais enlevé ma tuque pour faire ma maligne, mes cheveux ont gelé. Assortis aux cils, ceci dit…

Les jours moins frais, en ce moment, m’aident un peu plus à lui trouver une place au-dessus d’une petite veste ou perfecto… Ou il sera toujours temps de le transformer en un autre vêtement si au bout de quelques mois il n’a pas réussi à s’imposer dans ma garde-robe ! 

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Vous pouvez également découvrir le petit pull sans manches Françoise de Glenna C. et le pull Hortense de Veronik Avery.