Some Cloudy Day, des guêtres entre vent et flocons !

Les mois de novembre et décembre au Québec sont une sacrée valse des températures, une hésitation mordante entre vent, pluie, bruine et flocons !

C’est exactement ce que l’on vit en ce moment et je savoure l’un de mes derniers en-cours terminés d’autant plus !

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Modèle : Some Cloudy Day, des guêtres ou jambières selon où vous habitez, de Tiny Owl Knits. C’est un patron gratuit, disponible en anglais et en français en taille unique !

Fil : Savannah DK de The Fiber Company. Il s’agit d’un fil discontinué, c’est-à-dire qu’il n’est plus produit actuellement. J’avais déniché deux écheveaux lors de mes vacances d’avril 2015 à… Savannah en Caroline du Sud ! Ça ne s’invente pas ! Un mélange de soie, de lin, de mérinos et de coton, bref c’est diablement doux…

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Taille : il s’agit d’une taille unique pour lesquelles j’ai utilisé 270 yards, Bêtement il me reste 50 yards, allez savoir pourquoi je n’ai pas poussé le vice à les faire un peu plus longue. La taille est un peu large pour mon mollet. Pour des prochaines, je réduirais sans doute de quelques mailles (en respectant le motif) pour les coller plus à ma jambe.

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Réalisation/modification : pas de modification à ce modèle archi simple, qui se comprend très rapidement. Un peu monotone peut-être avec un risque de subir le syndrome de la deuxième manche/chaussette pour la deuxième jambe.

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Dans l’idée, je voulais des guêtres mais je ne savais pas si j’arriverai à les utiliser, les accorder à mes tenues (c’est un réel combat matinal), leur trouver une utilité. Et puis un fil si précieux j’avais peur de ne pas vouloir le sortir sous la neige. Mais c’est oublié. Quelques jours humides et froids ont suffis et j’ai arboré fièrement ce fidèle allié aux courants d’air glacés…

Les porter m’évite aussi pour le moment de porter un collant sous mes pantalons (par -20 degrés de moyenne en hiver tu trouves des parades…) qui s’avère faire un peu sauna lorsque tu passes ta journée dans des endroits bien chauffés et que tu as la flemme de te changer en arrivant/en partant.

Et toi, tu parles Baleine ?

Je suis dans un mood de vidage de stock. Autant en tricot qu’en couture, le moindre bout de laine, la moindre chute de tissu provoque une recherche intensive de sa future utilisation pour la faire disparaitre !

J’ai donc ressorti ma machine à coudre de mon atelier d’été pour la rentrer pour l’automne/hiver. L’atelier-véranda n’étant pas isolé, je commençais sérieusement à claquer des dents assise à ma table de couture. Mon élan pour de futurs projets disparaissait à mesure que le thermomètre chutait.

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C’était aussi l’occasion d’ouvrir enfin mon nouveau livre de couture acheté cet été, laissé dans ma bibliothèque faute de temps lors de mon dernier emploi.

Modèle : La Baleine du livre de Citronille, les Intemporels pour Bébés Tome 2. Une cousette chrono !

Dimensions : c’est là que j’ai été un peu surprise. Les photos du livre peuvent nous faire penser à un bon cétacé à câliner. La bête une fois cousue mesure en réalité 30 cm de long pour 13 cm de haut et 10 cm de large pour le corps. Un petit câlin quoi !

Tissu : Un tissu Jean assez souple, utilisé il y a 6 ans (rien que ça) pour ma première cousette d’adulte : une jupe en jean et liberty de Mademoiselle Bazar. Moment émotion ! J’ai délimité le corps entre le dos et le ventre en utilisant le même tissu sur l’envers puis l’endroit.

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Réalisation / modification : pas de modification mais quelques questionnements au moment de coudre la queue de la baleine. Une pièce haut, une pièce bas qui donnent une couture de part et d’autre qui justement ne vont pas aller dans le prolongement des coutures du corps qui sont en haut et bas.On peut décliner des versions assez variées en jouant avec les tissus pour les différentes pièces du cétacé. J’imagine déjà des versions liberty, chamarrées.

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Ce que j’ai aimé : J’ai beaucoup aimé la coudre. Quatre pièces à décalquer, dix pièces à coudre c’est assez intuitif et rapidement cousu. Un petit point pour l’oeil, c’est une couture clairement accessible à tous et qui a beaucoup plu d’emblée au Duc (qui m’a dit : y’a pas moyen on la garde !) et à Esther (qui la confond parfois avec une fronde…)

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Ce que j’ai moins aimé : la pièce de la queue présente une ligne de coupe un peu étrange sur le haut qui m’a fait douté lors de l’assemblage. Ne cherchez pas longtemps, faites comme si elle était droite ! Je l’ai ensuite assemblée et cousue à point invisible. La bourrer davantage la prochaine fois sera judicieux.

Le moment de retourner l’ouvrage par le trou de la queue encore non cousue est aussi un peu délicat mais en y allant avec une petite dose de patience, cela pas tout seul !
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Alors convaincus, toi aussi tu veux te mettre à parler Baleine ?

Le Sac de mini-ado ou la Fjällräven Attitude Meow

La petite fille dont j’ai la chance d’être la maman a fêté ses 2 bougies dernièrement. Elle commence tout doucement à comprendre le principe du cadeau (le gâteau elle a déjà bien intégré) et s’est vu bien trop gâtée par la famille loin de nous et celle toute proche, ses amis.

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Le Duc et moi-même essayons lui offrons une vie de rire, de jeux et de découvertes toute l’année, mais pour son anniversaire, c’est une tradition qu’on souhaite installer, nous lui fabriquons quelque chose nous-même, comme une belle répétition de la fameuse journée où, en équipe, on lui a donné la vie.

L’an dernier, la veille de son premier anniversaire, nous nous mettions en route pour la construction d’une maison en carton pour sa chambre. Elle l’a largement utilisé, les murs ont tremblé bien des fois. Cette année, on s’est gratté le crâne et avons misé sur l’utile. J’ai sort mes épingles et le Duc m’a encouragé !

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Modèle : Sac-à-dos dans le style Fjällräven grâce au super tuto video youtube de Wendy dont j’ai découvert le super site : I am With Wendy.

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Tissu : une pépite découverte chez le géant suédois Ikea ! Un design de Niina Aalto de 2010. Des gros chats un peu psychédéliques. J’avais acheté un coupon dans l’idée d’un cadeau mais pas encore d’idée super précise. L’épaisseur de tissu était idéale pour ce type de projet.

L’utile et l’agréable sont donc réunis quand on va pouvoir mettre les affaires de notre petite dans un sac qui la suivra à la garderie et ce tout les années où elle y sera, les sangles réglables sont là pour ça. C’est un motif enfantin mais pas non plus gnangnan et surtout pas girls-princesse-paillettes comme on nous en sert un peu trop, à partir du moment où tu engendres une fille (même combat avec les dinosaures et les camions quand c’est un garçon).

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Les dimensions des différentes pièces en francais et système métrique :

Pièce de devant et dos : 23 cm de large sur 32 de haut chacun

Pièce du contour : 38 cm de large, 104 cm de long
Pièce du haut de la poche de devant : 18 cm de large, 13 cm de haut.
Pièce du bas de la poche de devant : 18 cm de large, 15 cm de haut
Sangle devant : 58 cm de long
Sangles pour ajuster : 6,5 cm de long chacun
Sangle pour bretelle du dos : 203 cm de long
Zippers: 33 cm de long X 3

Réalisation / modifications : Le tuto vidéo dure 12 minutes mais tu te donnes bien qu’il te faudra un tantinet plus de temps pour le réaliser. Cela dit, j’ai été surprise de la facilité rencontrée. Les étapes sont simples, même si tu n’es pas fortiche en anglais. Les images parlent d’elles-même. Les gros ongles jaunes de la jeune fille aident vraiment à cibler les coutures pour moi vous n’y pensez pas

Je n’ai pas eu à faire de modification, j’ai juste mis une fermeture éclair longue et unique pour la grande poche au lieu d’un double curseur ou deux zip courts collés ensemble.

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On commence par monter la petite poche devant avec sa fermeture éclair courte, on l’attache au plastron devant, puis on procède par étapes en reculant au fur et à mesure pour finir par assembler le dos à plat sur la partie devant assez travaillée.

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Ce que j’ai aimé : Les détails dans les surpiqûres, cela donne vraiment un joli rendu soigné. On renforce également les coutures des sangles, qui se voient sur l’intérieur qui n’est pas doublé (seul bémol !) mais vraiment c’est soigné et propre donc pas gênant à mon goût.

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Je n’ai pas suivi les raccords des chats, bien volontairement en coupant tous les morceaux dans le même sens du motif. Prise de tête assuré à l’inverse, là on joue sur la multiplicité.

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Je trouve au final que l’illusion marche très bien entre cette copie et l’original sac Fjällräven qui coûte pour un format enfant, près de 80 dollars. Celui-ci tissu, fil, sangles, zips revient à 15-20 dollars max. Originalité non taxée !

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Ce que j’ai moins aimé : devoir recharger souvent la page Youtube pour revoir une étape. Mais le prochain sera bien plus rapide ! Blague à part, rien ne m’a vraiment dérangé. C’est assez intuitif et peu importe le soin qu’on y met le résultat tient bien la route.

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On est fin prêt pour le départ à la garderie demain !

Et vous, pour le pied du sapin dans 1 mois ?

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Simone, et la Nurtured Collection

Si vous connaissez un peu votre obligée (là c’est moi, cherche pas), et même si vous ne la connaissez que par ici, vous savez sûrement que sa langue est bien pendue et même un peu fourchue parfois.

Alors participer à un test de tricot c’est un peu de la torture… et pas à cause du modèle ! On reçoit quelque chose de secret, on le tricote en secret, on envoie ses remarques en secret… et on attend. On attend. On attend qu’il puisse naître au grand jour pour laisser sa langue et ses doigts ici s’exprimer. En témoignent les photos j’ai bien attendu 2 saisons et demie québécoises pour vous parler de ce projet.

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Ce projet, c’est la sortie d’un e-book pour une collection spéciale de patrons, rassemblant plusieurs designers, autour d’une même laine de Julie Asselin : La Nurtured Collection

Pour le modèle que j’ai testé, Hilary Smith Callis est la designer derrière le site The Yarniad. Cette fille, petit-fille, arrière-petite-fille d’agriculteurs, qui a travaillé pour la NASA s’est pris de passion pour le tricot et a développé ses premiers modèles après avoir tricoté son premier chandail. J’aime cet éclectisme !

Je ne connaissais pas son site avant ce test, mais avait croisé sur Ravelry certains de ces modèles (de beaux pulls basiques, des cols tubes aux dessins géométriques discrets), mais c’est par une chaîne humaine que j’en suis venue à la connaître un peu plus.

Pour faire plaisir à Hilary, on pourrait même dire grâce à une équation à 4 inconnues (mais pas tant que ça).

D’abord tu prends Hilary, une designer anglophone, qui imagine un col tombant légèrement sur les épaules, tu additionnes à une consoeur designer de talent Elise Dupont qui apporte son soutien francophone (tech editing on dit), et tu lui octroies une racine pas carré du tout québécoise Julie Asselin qui décline ce modèle dans sa fibre dernière-née et ça donne une Perrin qui fait chauffer ses aiguilles (mais aussi d’autres d’autres mordues comme moi)

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Modèle : le col Simone de Hilary Smith Callis à retrouver dans l’e-book The Nurtured Collection de Julie Asselin.

Fil : Nurtured, colori Chambray de Julie Asselin. Il m’a fallu environ 360m ou 400 yards soit presque 3 écheveaux. Il existe 3 billets sur son blog qui raconte la naissance de cette fibre en association avec la filature Green Mountain Spinnery : article 1, 2 et 3.

Taille : aiguille 5 mm pour le patron, je l’ai réalisé en 4.5 mm pour être raccord avec mon échantillon (oui je suis bien les indications parfois). Le col est en taille unique.

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Réalisation/modification : Ce col a la particularité d’être monté de façon insolite (en tout cas pour moi). Sans dévoiler le patron, on forme tout d’abord un demi-cercle sur lequel viendra se construire au fur et à mesure la partie torsadée, qui est alors un trésor de patience et de vigilance.

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En effet, vous trouverez des diminutions double, des rangs raccourcis, des torsades à deux endroits différents à faire à des intervalles différentes. Les rangs raccourcis augmentant le nombre de rang sur la torsade la plus à l’extérieur, il est important de se prendre des repaires, comme des anneaux marqueurs (ce que recommande l’auteur) ou de noter (ce que j’ai fait). Une fois que cette torsade s’est imprimée dans mon esprit, j’ai pu enclencher le pilote automatique.

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Aucune modification du patron à ma sauce puisque c’est un test. Evidemment pour tester et voir si les explications font du sens, si tout paraît bien compréhensible pour les prochains utilisateurs, il est important de suivre les explications à la lettre. Cependant, si j’avais à y ajouter mes petits trucs, j’aurai essayé d’éviter la couture de la torsade pour la fermeture du col. Peut-être en faisant un montage provisoire de la bordure au début pour la fermer (et former le cercle) avec un grafting. Plus discret et plat qu’une couture classique, surtout sur ce type de col.

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Mon feedback : oui je parle un peu anglais, et j’habite au Québec alors je mixe tout ensemble…

Ce que j’ai aimé : l’initiative du test, et découvrir cette laine très naturelle et gonflante. J’ai aimé aussi voir se dessiner au fur et à mesure ce col au montage inédit pour moi. Les deux torsades m’ont conquises.

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Ce que j’ai moins aimé : la fermeture arrière du châle par une couture. Même en la faisant la plus discrète possible, je ne suis pas super convaincue et tenterait plus un grafting.

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Par contre, pour son rendu final, je me suis trouvais bien embêtée quand à son usage. C’est un fait, je mets peu de châle car le côté utile chaleur prime toujours pour moi sur le côté décoratif. Ou alors il me faut un châle bien enveloppant comme mon Trendy Châle que je traine partout par temps froid (il sert aussi de couverture supplémentaire pour E. lors de balades un peu trop fraîches). C’est pareil pour les cols qui ne sont pas des tubes étroits. Ce modèle du Simone reste pour moi donc un col d’Automne québécois ou d’hiver Européen, assez décoratif mais trop éloigné de mon cou pour me tenir chaud, à moins d’être planqué sous mon manteau d’hiver.

Les photos en extérieur ont été faites par -44 en ressenti au milieu d’un lac gelé. Mon air crispé en témoigne… J’avais enlevé ma tuque pour faire ma maligne, mes cheveux ont gelé. Assortis aux cils, ceci dit…

Les jours moins frais, en ce moment, m’aident un peu plus à lui trouver une place au-dessus d’une petite veste ou perfecto… Ou il sera toujours temps de le transformer en un autre vêtement si au bout de quelques mois il n’a pas réussi à s’imposer dans ma garde-robe ! 

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Vous pouvez également découvrir le petit pull sans manches Françoise de Glenna C. et le pull Hortense de Veronik Avery.

Sulwen, mon pseudo Rhinebeck Sweater…

Quel drôle de titre, un peu wierdo… que voulez-vous il y a des moments où la fatigue prend le pas sur la raison la plume. Et c’est clairement ce qui s’est passé aussi tout au long de la réalisation de ce nouveau pull.

La fatigue ou plus précisément un mélange de fatigue et de précipitation.

Resituons le contexte. Nous sommes 15 jours avant d’aller au festival de Rhinebeck (hiiiihii) et je me dis que ça serait pas mal de me faire un pull juste pour cette occasion. J’avais entendu parler de l’expression consacrée : le Rhinebeck Sweater. J’ai compris après coup grâce à mon amie éclairée qui allait m’accompagner qu’il s’agissait surtout d’une liste pré-établie de modèles de pull-over rassemblés dans l’ouvrage Rhinebeck Sweater d’Ysolda Teague. Peu importe ! J’ai mis des plombes à trouver mon graal, je continue et me fais juste mon pull à moi.

dsc_0646Modèle : Sulwen de Xandy Peters, paru sur le site Twist Collective. C’est un modèle payant disponible de la taille de buste 83 à 155 cm.

Fil : West Yorkshire Spinners Fleece Bluefaced Leicester en DK et c’est là toute la précipitation ! Ces écheveaux m’ont été offert par le magazine Pompom Quaterly à l’occasion d’un tirage au sort entre les personnes qui avaient tricoté des modèles du magazine de printemps 2016. Mon cardigan Tambourine avait été choisi et j’avais reçu à mon domicile 7 écheveaux de ce très beau fil naturel. Je m’émoustille, je le caresse longuement, je l’enregistre sur Ravelry et le range soigneusement dans mon armoire, non sans le regarder à peu près une fois par semaine depuis…

dsc_0659J’ai utilisé pour cette petite taille rallongée : 725 m soit 793 yards (325 grammes) (Ça veut aussi dire qu’il m’en reste la même chose, voire plus, pour m’en faire un second ou des minis tricots !)

Lors de ma recherche de ce fameux Rhinebeck Sweater, je savais que je voulais utiliser ce fil. Je cherche donc un modèle répondant aux spécificités présentées dans Ravelry… Jusqu’à trouver enfin le Graal et me rendre compte que Ravelry m’a trompé et que mon fil n’est pas un Aran mais bien plus fin : un DK comme indiqué sur chaque étiquette d’écheveau Perrin.

Me voici donc repartie dans mes recherches dans mes favoris, pour confirmer un coup de cœur depuis un bout de temps : mon Sulwen.

dsc_0638Taille : j’ai réalisé la taille 83 cm de buste (soit 32 pouces 3/4) d’après les mesures. Après réflexion, j’aurai sans doute dû partir sur une largeur du corps correspondants à ces valeurs, mais en partant bien sur les longueurs de la taille et largeur des manches juste au dessus. J’ai bien la poitrine XS mais mes bras, eux, sont bien normaux ! Pas vraiment un gros pull boyfriend comme mon Stasis, mais le blocage a donné de la souplesse au point un peu tendu qui avait tendance à rendre le tout plus étriqué lors des premiers essayages.

dsc_0667Réalisation / modifications : Les principales modifications apportées au modèle sont d’avoir rallongé le corps de 5 cm, ainsi que les manches de 4 cm pour couvrir correctement les poignets et la taille qui seraient immanquablement découverts dès que je lèverais les bras. Sans compter le motif qui a tendance à resserrer le tout et faire remonter.

dsc_0641J’ai hésité lors du premier essayage du corps et je me suis bien rendue à l’évidence (supplée par mes potes de galère d’Instagram) que je le verrais toujours un poil trop court à chaque fois que je le porterais. En un peu plus de temps qu’il n’en faut pour crier “ciseaux” (merci J-D), je détractais mes rangs de côtes du corps et allongeait la bête. Même processus pour la 1ère manche (après avoir tricoté la deuxième à la bonne longueur)…

dsc_0649Le motif se retient assez bien car se décline sur 4 mailles et 4 rangs. On voit d’ailleurs tout de suite si on s’est trompé (coucou 2h perdues).

dsc_0664Ce que j’ai aimé : le rendu fini global, j’aime cette harmonie dans le contraste (merde je philosophe sur le tricot là non ?) entre le corps sobre en jersey et le raglan, et les manches ouvragées. Il me rappelle le Bloomsbury tricoté l’hiver dernier que j’aime vraiment beaucoup porter. J’aime aussi vraiment beaucoup le rendu de la laine après blocage. Le jersey est vraiment doux (attention c’est pas du lama tout de même) et incroyablement léger. Très agréable à porter.

dsc_0662Ce que je n’ai pas aimé : Outre les longueurs à adapter en cours de tricotage (détricotage – retricotage garantis), j’ai découvert en le tricotant que les diminutions des manches n’étaient pas compatibles avec le raccord du motif sous les manches. En effet, tu réduis des mailles, tu n’en as donc plus assez pour le premier et dernier motif de ton rang, qui deviennent donc du jersey. Ce n’est pas choquant ni flagrant car situé sous le bras (tout le long) mais c’est petits à-plat de jersey me gâchent un peu mon plaisir des finitions soignées. Mais ça c’est que je suis un peu spéciale moi vous direz vous….

dsc_0661La veille du Festival, nous prenions la route avec mon amie Taloline, le fameux Sulwen sur les genoux, il lui manquait une fin de manche plus une manche encore ! Les 4h30 de trajet aller, malgré l’allumage de la petite loupiote, n’ont pas pu venir à bout de mon projet. Il a découvert le festival à la pause déjeuner sur l’herbe juste pour dire. Puis a rencontré le groupe des Tricoteuses Françaises, pour certaines du Trissycote, rencontrées lors de la photo Meetup Ravelry (coucou ChristelleB78 !). Ce groupe de filles mordues de laines, qui nous ont gentiment offert l’hospitalité le deuxième soir après une première nuit glaciale sous la tente au camping warriors du tricot mais pas trop. C’était une super soirée, de rires, de laines, de feu de bois, d’anecdotes croustillantes…

dsc_0655J’ai pu le terminer tranquillement au retour chez moi, porteur de pleins d’anecdotes, de lieux tricotés, de détricotages et retricotages constructifs durant ce gros mois qu’il m’a fallu pour en venir à bout.

PS : si vous vous demandiez quel était mon butin, j’ai été super sage ! Mais qu’est-ce que j’ai regretté le lendemain matin au réveil !! Après avoir découvert l’ampleur du festival et les fibres, j’aurai une meilleure stratégie l’année prochaine… oui oui oui… Allez écouter Lo.la.cha alias Laurence en parler sur son Podcast : Maille Podcast.dsc_0647

Camilla Babe made in Casa

Jusqu’à un certain âge, la notion de cadeau est un peu abstraite pour les enfants. On fait plaisir aux parents des fêtés durant la toute petite enfance. C’est bien connu, les enfants peuvent jouer des heures avec une boîte de mouchoirs vide… (la cabane en carton pour les 1 an de notre étoile, c’était une extrapolation de la boîte de mouchoirs en fait !).

Pour les 2 ans de la copine de la garderie de ma petite Etoile, j’ai tricoté un petit pull bien chaud en pure laine pour vivre un Hiver qui s’annonce bien frais (y’a une histoire de marmotte oracle au Québec, c’est drôle !). La petite m’a fait un bisou humide et les parents ravis. J’en profite avant la phase critique qui accompagnera ce type de cadeau d’un sourire de dédain (potentiellement 6/7 ans, mais après ça se calme normalement…)

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Modèle : Camilla Babe de Carrie Bostick Hoge. Il existe aussi dans les tailles supérieures sous les noms de Camilla Kid et Camilla Pull-over pour les adultes. Il existe aussi le modèle décliné en couverture : la Camilla Blanket

Fil : Après un bon premier essai avec la Casa de la Maison Tricotée l’an dernier pour mon pull Bloomsbury et le pull Flax d’Esther, j’ai opté pour cette laine en coloris Moutarde, appelée là-bas Benoite Groult (sur les bons conseils de la maman de sa destinataire aux boucles brunes).

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Taille : J’ai réalisé une taille 2 ans. Il est offert en plusieurs tailles de la naissance à 3 ans mais existe aussi pour enfants, puis adulte. Il se tricote en 4,5 mm.

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Réalisation / modification : J’ai ajouté une répétition de coquillage en hauteur du corps avant l’ajout des manches et le démarrage du yoke/poitrine. Il est souvent annoncé trop grand. Après l’avoir démarré une première fois en 3 ans (jusqu’au emmanchures tout de même…) je l’ai détricoté pour repartir en 2 ans. Il va parfaitement à la petite fille qui l’a reçu (pour son anniversaire des 2 ans), mais elle porte effectivement plutôt la taille au dessus de son âge généralement. Je n’ai pas osé lui donner un blocage intensif pour étendre le mousse mais je gage qu’il pourra en bénéficier lorsque la demoiselle grandira un peu vite cet hiver.

J’ai affiné les manches de 4 mailles en moins. Leur diamètre me paraissait un peu trop grand. Et donc il y avait 8 mailles de moins pour le yoke au départ. J’ai par contre fait une diminution de moins pour terminer l’encolure sur le nombre de mailles préconisées.

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Ce que j’ai aimé : tricoter le fil régulier de la Casa, en mousse qui plus est, est très agréable. Le motif coquillage se retient bien, et comme l’addiction au jacquard, il m’était impossible de partir me coucher sans que le coquillage soit complet. Faut dire aussi que la couleur Moutarde, c’est un peu ma madeleine de Proust…

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Ce que j’ai moins aimé : les proportions un peu approximatives. Si j’avais suivi à la lettre les instructions, il aurait été bien court devant pour des manches correctes… Ce modèle-ci a donc un tour de 2 ans pour une longueur de 3 ans.
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Datura, envers et contre toute…

Depuis l’arrivée de la petite E. dans nos vies, il faut l’admettre, nos soirées sont bien plus chargées, bruyantes, et après une journée de boulot l’appel du canapé est parfois le plus fort. Le tricot prenant alors le pas sur la couture. La température chutant et mon atelier désormais dans la véranda non isolée, sont autant d’arguments à mon ralentissement couture.

En plus du temps en moins, on dirait aussi que la masse de cerveau disponible a lui-aussi diminué et j’ai eu pas mal de misère avec ce patron de Deer and Doe qui me faisait envie depuis longtemps ! Ne vous y trompez pas, j’ai pris les photos mi-septembre dans les derniers beaux jours chauds, on a désormais sorti les petites laines pour le bel été des Indiens au Québec !

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Modèle : Datura de Deer and Doe. Ce modèle propose deux sortes de col (Claudine ou encolure ajourée) ainsi que plusieurs options de finitions en bas. J’ai fait ma Claudine en version Arrondie moi !

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Taille : XS pour éviter l’effet flottant devant qui font douter les amis sur un potentiel secret de polichinelle.

dsc_0060Tissus : Le tissu gouttes avait été un gros coup de coeur chez Effiloché il y a plus de deux ans lors de son achat. J’avais réalisé pour mon amie Camille une housse de matelas à langer et avait utilisé la chute pour les petites bouillottes sèches de mes amies à Noël dernier. Il restait encore quelques centimètres de tissu avec le motif dans le bon sens (c’est souvent là le problème) : Little Things by Arrin Turnmire of Little Figs for Moda © http://www.modafabrics.com 100% coton.

Le second tissu est une trouvaille chez Fabricville juste avant sa fermeture du centre-ville de Montréal. Comme une désespérée, je m’étais jetée sur deux mètres de ce voilage coquelicot pour me faire un foulard. Il est bien évidemment resté deux ans avant que je m’en serve. C’est un léger voilage plumetis.

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Réalisation / modification : d’ordinaire les patrons Deer and Doe ne me posent aucun problème. Suivre les étapes les unes après les autres n’avaient jamais été difficile. Mais là j’ai buté de longues semaines (la faute à un emploi du temps estival chargé aussi, pas de panique) à l’étape du montage des épaules. Je comprends désormais le principe, grâce à la réunion des cerveaux de mes copines avec le mien. Le dessin technique ne m’aidant absolument pas et les détails écrits restants obscurs. Il faut dire que l’étape n’est clairement pas facile à décrire, la nuance entre assembler et bâtir m’a un peu laissée perplexe. Une fois recentrée, j’avais compris l’idée : il fallait assembler les bouts à l’horizontale puis retourner et faire ressortir carrément une bretelle dans l’autre, aplatir un peu au fer à repasser aide, ET COUDRE sur la verticale chaque bord pour bien fermer… Si vous avez le patron vous comprendrez ma description, sinon ça ne vous aide pas …

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Ce que j’ai aimé : Le rendu final plus que la fabrication. C’est une blouse très agréable à porter qui peut s’enfiler par la tête directement sans nécessiter de faire les boutonnières à l’arrière. Et donc là bien sûr j’aime encore plus ! Les boutons sont cousus directement pour assembler les deux pattes de boutonnage.

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Ce que je n’ai pas aimé : le temps que ça m’a pris pour comprendre ce fichu dessin technique et la mise de côté que ça a occasionné durant tout l’été. Notre climat montréalais étant ce qu’il est, on fuit l’intérieur étouffant pour trouver de l’air dehors les quelques mois disponibles. J’ai donc remis au lendemain et j’ai laissé le soleil grignoter la couleur de mon tissu orangé !!! Il y a de légères traces jaunes qui en témoignent, mais la souplesse du tissu empêche que ça se voit réellement dans le mouvement. J’ai eu chaud !

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