Cardigan Goten

Lorsque qu’un patron de tricot (comme de couture) est mis à disposition du grand public, qu’il soit payant ou gratuit, il a généralement été tricoté de nombreuses fois. Et c’est ce qui va garantir que peu ou pas de coquilles demeurent dans les explications. Les designers de ces patrons font donc appel à toute leur patience pour tester les différentes tailles mais aussi à leurs ami(e)s ou à des testeurs/testeuses sélectionnées ou tout simplement volontaires.

Pour ce modèle, je n’ai pas hésité longtemps et pour plusieurs raisons. La première, j’ai tout intérêt à produire un petit modèle pour les premiers mois de mon bébé à venir, mais aussi parce que la designer en question est prolixe et produit de nombreux modèles. Elle est aguerrie à gérer un test et ses réponses et ne débute pas en tricot (ça promet des grattages de tête en moins). Puis non des moindres, j’ai réussi, malgré le décalage horaire à voir le message à temps avant que la horde de testeurs habituels soit déjà sur les rangs ! Ben oui quand tu as 6h de décalage avec l’Europe et que tu travailles des horaires de bureau classiques, tu rates souvent le coche.

Modèle : Le cardigan Goten de Marianne Munier, connue dans le petit monde du design tricot sous le pseudonyme Maman Crotte. Il est disponible de la taille naissance à 18 mois. Le même modèle existe ensuite pour les tailles 2 ans au 12 ans sous le nom Gohan.

Le modèle est payant mais a la particularité d’être vendu au profit exclusif de la Lutte contre le cancer, comme tous les modèles de Marianne Munier. Les bénéfices sont reversés intégralement pour la recherche. Un geste fort, noble et qui mérite d’être encouragé.

Taille : J’ai réalisé une taille 3 mois. Je trouve que le modèle taille juste voir un peu plus grand, surtout si la poussée de croissance fulgurante de votre bébé est plus tardive.

Les dimensions finales de mon cardigan après blocage sont :

  • Largeur de corps : 23 cm
  • Hauteur bas vers emmanchures : 17 cm
  • hauteur de la bande de boutonnage : 24 cm
  • Manche du bord à l’encolure : 30 cm
  • Manche du bord à l’emmanchure (aisselle) : 15 cm
  • Largeur de manche : 8,5 cm

Fil : après l’avoir utilisé une première fois lors du Rocky Pants, j’ai opté pour la Baby Merino de Drops, j’ai acheté une nouvelle pelote pour compléter le reste dont je disposais. J’ai utilisé des aiguilles 3.5mm puis 3.25 pour les les côtes (car je n’avais que cela sous la main) pour un total de 290m/315 yds de fil.

Boutons : c’est là la touche émouvante de cette réalisation. J’ai utilisé des boutons en étain “argentés” donc, signés “équipements militaires” trouvés dans la boîte à boutons de ma grand-mère, récupérés vraisemblablement sur les uniformes de mon Papi durant l’occupation ou son service miliaire. Les racines picardes ressortent à 6000 km de la ferme familiale, pour un futur bébé après une génération aujourd’hui disparue. J’ai utilisé 6 boutons pour ma part dans un diamètre légèrement plus gros que préconisé pour garantir de garder le gilet fermé.

Réalisation / modifications : Ce modèle de gilet se démarre par un montage provisoire au col et se tricote du haut vers le bas. Un raglan pour former la poitrine et des manches qui se continuent ensuite. Pas de couture non plus pour les bandes de boutonnage ou d’encolure, celles-ci sont relevées directement sur le corps et le montage provisoire initial. Pas de modifications à prévoir, le corps est suffisamment ample pour permettre d’habiller un bébé facilement. La longueur du corps semble correcte, ainsi que les manches, même si j’avoue avoir un peu oublié la taille estimée d’un petit bébé de 3 mois. Mon premier bébé était du modèle crevette !

Ce que j’ai aimé : La phase de test a été plaisante, les échanges nombreux et constructifs entre les différents testeurs. J’aime particulièrement le côté mixte du modèle. Je n’aime pas particulièrement les vêtements genrés tant par leur couleur que par leur style/coupe. Oui au gris/sombres pour une petite fille, oui aux torsades pour un garçon… J’aime les détails comme le cou resserré bien haut. Je trouve souvent que les cardigans d’enfant sont trop décolletés, les tee-shirts dépassent alors sans arrêt (problème existentiel j’avoue). Je vois aussi tout à fait le modèle dans une version coton bien plus printanière !

Ce que j’ai moins aimé : la partie de relevage des mailles pour les bandes de boutonnage n’est jamais une partie de plaisir. Ne pas donner de nombres précis de mailles entre chaque boutonnières m’a un peu mis dans une position incertaine. J’ai calculé le nombre de mailles relevées sur la hauteur, et j’ai déduit de quelques mailles pour le haut et bas du gilet puis diviser les mailles restantes par 5 ou 6 suivants le besoin de fermeture serrée entre les boutons. Un peu trop de devinettes et de calculs pour un débutant et un risque de tout de voir démonter pour tenter un autre calcul une fois la bande terminée et un aperçu de son rendu.

C’est donc un modèle que j’ai aimé testé tant pour son aspect final que pour l’expérience du test qui a été plutôt détendue et bien encadrée. C’est avec plaisir que je m’y risquerai de nouveau pour cette designer. Sans compter sur la dimension altruiste de son travail.

J’ai hâte de voir ce petit modèle porté dans la froidure de l’hiver canadien, lové dans nos manteaux en plumes. Mais avant c’est l’été, ok ?!

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Une mini-adèle, ou les pétales de Soleil

Avec ma drôle d’aventure avec la Louisa Dress, j’avais néanmoins relevé le défi surjeteuse. Je me suis donc remise à la table de couture pour tenter de nouveau un modèle de robe fillette. C’est fois-ci pour ma nièce de presque 7 ans.

Pour plaire à une adorable puce comme celle-ci il suffit de lui parler. Comme moi dis-donc !! Bref, à l’occasion d’une discussion Skype, je lui ai proposé deux patrons et de me dire sa couleur. La réponse est sans appel : celle avec les pétales et le jaune ! (parce que c’est ma couleur préférée tata !)

Modèle : la Mini-Adèle de République du Chiffon.

Taille : je me suis basée sur la taille réelle de la demoiselle plus que sur son âge. J’ai donc réalisé une taille 6 ans pour qu’elle lui aille bien ce printemps-été. J’ai bien fait ! Le patron taille juste. Elle l’a essayé à la réception et c’est nickel pour dès à présent.

Tissu : un coton imprimé trouvé chez Plazatex à Montréal. Il n’est pas transparent mais attention tout de même s’il vous prend l’envie de le porter en modèle femme, je suis pas sûre sûre des jeux de transparence avec le soleil… Pour une fillette c’est safe ! Elles bougent tellement de toute façon et n’ont pas de soutien-gorge dentelle bordeaux normalement

Réalisation/modification : Pas de modification en vue pour ce modèle. Comme souvent pour les enfants, il n’est pas vraiment question d’ajustement en largeur pour correspondre aux formes de la personne qui porte le modèle. J’ai suivi les explication pour la longueur et ça convient très bien.

La particularité du patron se trouve vraiment dans ses emmanchures en pétales. Ils sont tous doublé avec un entoilage léger pour avoir une rigidité souple qui va  leur permettre de bien tenir en place et ne pas rentrer vers l’intérieur lors de l’enfilage (surtout derrière où il serait difficile de vérifier).

J’ai opté pour la partie coulissée pour un cordon assez casual-sport chiné gris-blanc pour trancher un peu, rester dans des couleurs douces, et ne pas trop pencher dans le trop habillé…

Ce que j’ai aimé : les finitions à la surjeteuse !

Sur un modèle de ce style, c’est assurément une plus-value. Quand on sait aussi que la petite fille va crapahuter et faire des bonds un peu partout, il vaut mieux que les bords de tissu soient propres et ne s’effilochent pas. Je suis devenue une fan des ourlet à la surjeteuse. C’est propre, invisible sur l’endroit au niveau du fil, uniquement un saut de tissu…

Ce que j’ai moins aimé : si on met de côté mon goût très peu porté sur les boutonnières (cette fois-ci le Duc ne m’a pas aidé je me suis débrouillée toute seule), j’ai surtout eu des difficultés pour comprendre le patron. Cerveau pas branché ou grosse fatigue, j’ai l’impression que ce n’était pas sorcier mais j’ai été un peu perdue lors de la lecture des explications. J’avais comme l’impression qu’il manquait un peu des étapes, des descriptions dans les étapes et les techniques à employer. Bref j’étais un peu frustrée lors de la couture. J’allais aussi un peu trop vite en besogne (tu sais la fois où tu percutes qu’il te manque les 3/4 de tes pétales…)…

J’ai peut-être l’habitude d’être très encadrée à la Deer and Doe, je pense donc que les patrons de République du Chiffon sont une coche au dessus niveau difficulté. Les explications sont un peu raccourcies mais ça a le mérite aussi parfois de faire à son goût non ?

Verdict de la demoiselle : quand je lui ai envoyé les deux robes (oui la Louisa Dress était bien trop grande pour ma petit fille de 2 ans… passons !) et c’est sans appel qu’elle m’a dit merci (oui on ne rigole pas avec ça dans cette famille) puis m’a dit : Oui mais en fait Tata, y’en a une que j’aime pas…. PAF sans appel je vous disais. Ben oui idiote que je suis, sachant très bien que le projet était à la base pour sa cousine, la demoiselle ne pouvait se résoudre à porter une robe un peu bébé. J’ai bien ri et récupérerai ladite robe pour am puce quand elle lui ira en temps voulu !

Pavement, ou la tentation du fin du fin !

Quand Emilie et Paule ont lancé le KAL (knit-along) du fameux chandail en fingering, j’ai vu là un beau prétexte pour me relancer dans un pull/chandail/sweater tout fin comme j’avais pu faire le Princess Fiona l’an dernier. Un modèle que je porte très souvent tant j’apprécie le côté léger du rendu final, fin, le motif délicat et en même temps le côté chaud du mérinos.

Modèle : Pavement de Veera Välimäki. Il s’agit d’un modèle payant disponible du XS au XXL.

Taille : Je ne me suis pas laissée berner cette fois-ci. En prenant mes mesures, j’ai tendance à devoir faire la taille XS, mais je lave généralement ce type de pull avec du nylon dans le fil directement en machine (programme délicat pour les pulls et pas trop nombreux en même temps pour éviter le feutrage), et mes pulls ont tendance à rétrécir un petit peu. Il était donc important que je vois suffisamment grand et pas trop hyper ajusté. Le volume de mon buste étant également sujet à augmentation à l’automne, je voulais assurer mes arrières, ou avant, enfin bref tu comprends… J’ai donc fait la taille S, en ajustant mes aiguilles pour être en accord avec l’échantillon voulu et suis donc partie sur des aiguilles 4 mm (au lieu de 4.5mm) et 2,75 mm pour les parties mousse (au lieu de 3 mm).

Fil : On ne change pas une équipe qui gagne et je persiste dans mon coup de coeur pour la Riverside Studio Merino Sock qui contient du Nylon (aka fil à chaussettes). Le fil est bien tordu, résistant et les nuances de couleurs me plaisent beaucoup. Le coloris est Indigo, une tuerie dénichée à la Maison Tricotée !

Réalisation / modifications : Pas de modification hormis le changement d’aiguille (mais votre Honneur c’était pour convenir à l’échantillon !) J’ai conservé la longueur totale qui rajoute du drapé grâce à l’aisance positive imposée. Il vaut mieux être plus taillée comme un phasme que comme une bille pour ce type de coupe. Je garde mon optimisme pour dans quelques mois et fait appel à une gentille copine pour jouer les modèles du jour.

Une autre copine me surveille de près pour que je ne porte pas le pull avant de retrouver ma ligne. Je risquerai de le déformer en l’étirant au niveau du ventre et créer une “poche” disgracieuse” à cet endroit par la suite. Après quelques incartades à la maison, promis il est rangé Caro !

Ce que j’ai moins aimé : La meeeeeerrrr de jersey pour le corps des emmanchures au bas du pull. C’est assez monotone mais garanti la forme boxy… En fingering il a fallu s’armer de patience et de nombreux trajets en metro/bus jusqu’au bureau… Pas de diminutions pour le corps c’est un tube tout droit.

Ce que j’ai aimé : sa construction en Top-down, du haut vers le bas, avec cette formation si particulière des épaules. J’ai eu quelques doutes au départ mais sitôt qu’on démarre le corps sous les emmanchures, le tout s’harmonise bien et les proportions correspondent bien la taille souhaitée. J’ai aimé aussi manipuler ce fil si agréable et qui s’adoucit grandement encore au blocage. (mais je ne crains pas du tout).

La finition du bas du pull en vague est assez simple à réaliser. Et apporte un côté non-strict et cool que j’aime aussi particulièrement.

Étrangement je ne regrette pas d’avoir conservé la taille 3/4 des manches qui ajoutent à la finesse du modèle (là je parle du patron, pas de moi ^^). Les finitions point mousse des extrémités du pull est aussi une belle découverte.

Le printemps est désormais lancé (oui enfin on est sur le bord…) et c’est le vêtement parfait pour cette période, porté sur des sous-vêtements seuls ou un petit débardeur/camisole. L’avantage avec notre automne (été indien) c’est que je pourrais me rattraper rapidement en octobre ! Vivement !

Rhha mince j’ai encore fraudé Caro !!

La Colorful Wedges baby Blanket, une couverture pour un baby de printemps…

Les cadeaux de naissance peuvent parfois se révéler difficile à choisir lorsqu’on souhaite cerner les besoins des futurs parents. Lorsque c’est un deuxième enfant, encore plus… J’hésite souvent à choisir un vêtement pour un bébé naissant, ne connaissant pas soit le sexe de l’enfant, soit sa corpulence de départ (oui j’associe le plus possible avec la saison). Un accessoire c’est le bon moyen de toucher juste et un accessoire que le poupon pourra garder dans le temps c’est encore plus viser juste.

Pour une demoiselle naissant début avril, nous étions deux amies à vouloir lui tricoter quelque chose. Associer deux tricoteuses n’est pas forcément facile (tension de fil, temps dispo, modèle), nous avons opté pour un trousseau. Mon amie a pris le bonnet façon bébé du tuto de Rita le Chat, et un prénom en tricotin, je gardais dans ma cour la couverture (avec un choix partagé pour le modèle et les couleurs).

Modèle : Colorful Wedges baby Blanket de Purl Soho tricotée en aiguilles 4.5 mm.

Laine : A la différence de ma couverture au point mousse type Hudson Bay, j’ai utilisé une seule gamme de fil, pour éviter de me creuser la tête. Avec ma compère Marjolaine, nous avons donc fait notre choix parmi la très large gamme de Patons pour la North America Canadiana. Le choix d’un fil acrylique n’est clairement pas anodin pour des parents enclin à laver fréquemment cette couverture sans soucis de rétrécissement, ni de feutrage.

Quantité utilisée : Principale : 600m/660 yds + chaque couleur insérée : 160m/170yds (4 couleurs choisies au final)

Réalisation : C’est un peu un projet de marathonien mais avec une touche de fantaisie. On tricote en point mousse donc toujours à l’endroit. Je me remercie de ne savoir alors que tricoter en mode continental pour le gain de temps, mais on ajoute une fantaisie avec des rangs raccourcis réguliers pour former des triangles alternés entre couleur principale et secondaire.

Et là c’est le drame … J’avais démarré mon ouvrage sur 150 mailles comme l’indique le modèle, mais avec une aiguille bien plus grosse que préconisée alors. Je me suis alors retrouvée avec une bonne largeur mais une hauteur minable après mon premier triangle. J’allais me retrouver à ce rythme avec une couverture totale de la taille d’un paillasson et des restes de laine conséquents. Ayant utilisé tout juste la moitié j’ai fait le pari fou de faire un second triangle coloré de chaque couleur (en troisième triangle) mais ce fut un gros raté/fail, je n’ai pas eu assez pour finir complètement la répétition….

Et là, j’ai donc tout détricoté… pour remonter le tout sur 130 mailles et suivre cette option pas si bête de prime abord mais irréalisable sur les valeurs de départ. La largeur est encore fort suffisante et donne une longueur agréable pour poser un bébé mais également couvrir le lit d’un enfant qui grandit. J’ai tout de même supprimé la dernière couleur prévu (un vert/bleu canard profond) pour éviter d’avoir une longueur trop grande, par rapport à la largeur.

Le papa de cette petite fille née début avril a toujours conservé la couverture de sa naissance, qui trône fièrement sur le lit de sa fille aînée. J’espère sincèrement que cette petite fille saura la conserver.

Les deux compères tricoteuses ont eu plaisir à l’imaginer et encore plus à l’offrir comme cadeau de bienvenue dans le quartier une semaine après la naissance de cette demoiselle !

Louisa Dress, la vaste blague 2016

Je suis une fille de fin d’année, même de fin fin d’année… La dernière semaine de décembre est donc toujours très intense pour moi. Depuis notre expatriation, le problème de la crise de foie est résolue (pour contrebalancer avec l’envie de sauter dans un avion), celui de la fatigue hivernale est mieux gérée par un hiver long de 6 mois (on s’adapte), et le Duc me gâte et cultive la surprise à laquelle je tiens tant…

Pour mes 30 ans, il a donc craqué pour moi et m’a offert une surjeteuse !! Et moi je me suis offert un jour de vacances rien que pour moi avec garderie ouverte et ai joué avec mon nouveau cadeau après une initiation par une amie sur son propre bolide.

  • Modèle :

La Louisa Dress de Compagnie M, qui est une compagnie néerlandaise qui édite des patrons papier et PDF en 5 langues ! Je la regardais depuis des mois, j’ai enfin sauté le pas et ai téléchargé ce modèle enfant (11 tailles dispo de 1 à 10 ans), qui existe aussi en adulte.

Tissus : Comme c’était mon grand démarrage à la surjeteuse, j’ai pris un minimum de risque et ai tapé dans mon stock pour les tissus.

Tissu Corps : Cotonnade fine bleue dénichée chez Emmaüs. Utilisée il y a quelques années pour me faire une robe kimono qui a fini dans un sac de fringues à donner, tant le tissu me faisait transpirer et marquait le pli. Pour une enfant, ça passe, pour une adulte au bureau, on oublie.

Tissu motif chevrons : c’est une chute d’un tissu choisi par une ancienne collègue pour son coussin de grossesse.

Tissu doublure : la toile basique beige Ikea ! Un coton agréable sans être le plus doux du monde, c’était surtout pour la quantité disponible dans mon stock que je l’ai choisi, et son accord avec les autres couleurs.

  • Taille :

C’est là le gros FAIL de fin d’année ! Le patron choisi a été acheté dans sa version PDF pour arriver jusqu’à mon igloo canadien rapidement et à moindre frais. Je l’ai imprimé sur mon imprimante maison ravie d’avoir trouvée enfin (et à prix d’or) du papier format A4 (pas le format nord Américain ça) et fait la taille 2 ans pour ma petite fille. J’ai tout découpé, et ai commencé à associer mes tissus… et là j’ai compris que ça sentait le sapin… Ma demoiselle n’étant jamais loin de ma table de couture (pour ne pas dire sur mes genoux, coucou Anaïg tu n’es pas seule !), je me suis vite rendue compte que la taille était vraiment immense comparée à mon mini-modèle qui sans être un colosse, loin de là, est parfaitement dans les courbes de son âge. Pour comparer, c’est simple j’ai posé la robe sur moi et en étant surement un peu moulée, j’étais capable d’en faire une robe style Françoise Hardy

J’ai pourtant continué l’ouvrage, têtue ou résignée, en me disant que mieux valait trop grand que trop petit. Et j’y pensais lors de mes insomnies. J’ai cru m’être trompée en décalquant et avoir pris la deuxième taille la plus grande au lieu de la deuxième taille la plus petite. Que nenni après vérification matinale.

Et c’est au moment où je commençais à me gratter trop fortement la tête, que le Duc m’a négligemment interrogé sur la grandeur de mon carré de référence sur la première page de la planche du patron… Oh il m’énerve quand il a raison. La grosse boulette : mon imprimante a imprimé le patron (à l’insu de mon plein gré total) en 120 % au lieu de 100%. J’avais donc obtenu une taille 2 ans avec 20% d’augmentation !! Soit environ du 8 ans, je pense. J’ai une nièce chérie de 6 ans et demi, la robe part donc direction Nantes avec une autre robe de son choix. Esther était déçue mais a concédé de lui prêter jusqu’à ce qu’elle aie la taille adéquate pour refaire le chemin inverse ! OUF !

  • Réalisation / modification :

J’ai donc choisi de réaliser une version doublée, manche courtes, avec la poche kangourou devant passepoilée. Le choix de la version est assez compliqué, associer les explications est ardu, je n’ai donc pas tenté de modifications, n’étant déjà pas à l’aide avec le mode de rédaction du patron. Objectif 1 : comprendre et coudre; objectif 2 : voir mes propres ajouts éventuels par la suite.

  • Ce que j’ai aimé :

Tout d’abord, le patron, j’aime le style qu’apporte la poche kangourou devant, les lignes courbes, le passepoil. Ensuite, à part pour la fermeture éclair, j’ai pu m’éclater question surjet ! Tout le reste est fait à la surjeteuse. J’ai vite découvert qu’il ne fallait pas forcément surjeter toutes ses pièces avant de les assembler à la surjeteuse. Le fail de débutante qui fait sourire. J’ai expérimenté les surjets droits, les courbes internes et externes. J’ai aussi découvert l’ourlet à la surjeteuse et c’est le gros kif (même si les raccords n’ont pas été respecté).

  • Ce que je n’ai pas aimé :

L’écriture du patron. J’étais dans une phase mononeurone et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre le patron, des étapes raccourcies à outrance, et des dessins techniques un peu troublants. C’était une rare fois où je doublais un vêtement mais ce n’est pas cela qui m’a posé problème réellement. J’ai pesté de nombreuses fois, maudis la designer (sans doute à tort) mais suis quand même curieuse de la refaire une seconde fois après ce premier jet.

Les versions proposées, les variantes sont nombreuses dans le patron. Le choix de son option et les explications qui en découlent sont un peu difficiles à saisir lors du démarrage. Ensuite l’assemblage pose un peu moins de problème.

Et vous, c’est quoi votre dernier gros FAIL ?

Pretty Verde, mon gilet au long court….

Il m’aura fallu quasiment 4 mois pour finaliser ce projet tricot. Pour moi, qui suit souvent pressée de voir grandir le vêtement que je confectionne et qui le tricote frénétiquement, c’est un peu un record de lenteur.

Pour commencer, ce projet est partie d’une grosse volonté d’utiliser la laine de mon stock et notamment ces 7 pelotes de vert bien cinglant à la douceur certaine mais au devenir longtemps inconnu. Après plusieurs chandails/pulls, comme le Princess Fiona et le Sulwen, j’ai voulu retomber du côté des gilets/cardigans.

Modèle : Pretty me de Nadia Crétin-Léchenne alias NCL Knits. Un gilet à l’origine assez court, aux manches 3/4 et mots nid d’abeille, un peu modifié au gré de mes envies. Il est payant et disponible en anglais et en français.

Laine : Enfin ! J’utilise enfin ce stock de laine Katia appelée Austral, en coloris vert 81, achetée sur un coup de tête par internet (ma seule et unique fois, promis). J’ai utilisé pile poil 6 pelotes sur 7, soit 840m/920yards – 300 gr pour cette version allongée. Mes chères amies, un bonnet de leprechaun pour vos petits est encore possible !

Taille/Aiguille : J’ai réalisé la taille S, lasse de me mesurer, de tricoter la taille XS, de passer mes pulls en machine programme laine et de finir mine de rien avec des tricots un chouïa raccourcis. L’éventualité de prendre un peu d’ampleur au cours de l’année m’avait aussi traversé l’esprit, bingo ! Il est tricoté en aiguille 3.5 mm.

Réalisation/modifications : Pour ce qui est de la construction, j’a respecté à la lettre le patron. Il se tricote en bottom-up, c’est-à-dire du bas du corps en remontant jusqu’au emmanchures. On met en attente (et c’est là qu’il s’est retrouvé remisé dans une armoire 2 mois….), on tricote les manches, puis en rassemble tout sur un même niveau et on termine le tout ensemble jusqu’à l’encolure.

Mes modifications sont faites pour allonger et rendre le gilet plus couvrant. Ainsi les manches mesurent du poignet à l’emmanchure : 49 cm (soit une pelote exactement chacune) au lieu des 35 cm pour des manches 3/4 du modèle ; et le corps, avec 36 cm du bas aux emmanchures au lieu des 33 cm attendus. Il faut ainsi prévoir un peu plus de fil qu’attendu, ainsi que des boutons supplémentaires..

En effet, j’ajoute alors en rallongeant un peu le corps 2 boutons pour en obtenir 9 en tout. Je les ai choisi verts, légèrement plus foncés que la laine, pour ne pas tomber dans le bois qui aurait donné un aspect plus rustique, transparent ou vert plus clair qui aurait ajouté du clinquant sur un gilet qui a un gros besoin de discrétion, non ?

Ce que j’ai aimé : la douceur de la laine et le fait qu’il soit vraiment chaud. je le porte vraiment très souvent et son côté allaitement-compatible va lui réserver de beaux jours dès l’automne. Le motif nid d’abeilles, d’abord assez complexe, est finalement rentré dans mon esprit et j’ai trouvé une logique qui m’a fait décollé de mon patron papier (pratique dans le bus/métro). Le jeu des augmentations le long du corps donne aussi un joli tracé au vêtement qui épouse vraiment bien les courbes féminines.

Ce que j’ai moins aimé : avec le recul et en regardant les photos, je trouve que des côtes aux poignets et au bas du gilet un peu plus longues aurait été plus joli. Peut-être aussi hautes que l’encolure…

Comble de l’ironie, il a été fini un 17 mars, jour de la St Patrick ! Ça ne s’invente pas avec un vert pareil. C’était une couleur un peu risquée, même si j’aime le vert, mais qui me séduit pour son association avec le bleu des jeans. Sobriété est un peu le maître mot, pour les quelques semaines où je pourrais le porter, tant au niveau des températures, que de ma morphologie fluctuante.

Et vous, quelles sont vos dernières audaces en matière de tricot ?

  

Estella Dress, le test tricot qui voit loin !

Les test tricot sont pour moi une lubie saisonnière. Généralement je me lance et le lendemain je me dis : mais pourquoi n’as-tu pas réfléchi avant de t’engager ! mais quand on prend un engagement, on s’y tient, ou enfin on essaie de s’y tenir… #jeparlecommeunevraiemaman

Le jour où Anne Dresow derrière son compte Instagram Nordic_Baby_knits a informé qu’elle cherchait des testeurs pour son patron de robe, j’ai pas vraiment réfléchi donc et je me suis proposé. Le courriel est arrivé le soir même, j’avais la taille 3-4 ans, c’était le 26 février…

La date de rendu des devoirs était le 28 mars et bien sûr j’ai commencé ma robe le 13 mars, tsé…. J’ai donc mis un sacré coup de collier pour la finir dans les temps, rendre mes notes détaillées (parce que j’aime bien les détails) et prendre quelques photos (malgré les nuances de gris du ciel ces jours-ci).

Modèle : Estella Dress d’Anne Dresow. Le patron est en vente pour 5.90 $US et se décline en 4 tailles du 1 au 6 ans.

Fil : la CASA de la Maison Tricotée : 600 m environ. J’avais acheté ce fil pour faire un Bloomsbury à ma petite E. Puis la perspective hivernale de lui faire un pull avec des trous a pris le dessus sur mon envie et j’ai sauté sur l’occasion pour ce modèle. Le coloris gris Benoite Groult va avec tout, je dis banco ! Je garde tout de même le pull en tête…

Taille : j’ai réalisé une taille 3-4 ans pour une aiguille en 4.5mm. Attention, cela dépend vraiment de notre façon de tricoter. Les autres testeuses ont souvent dû passer par le 5mm voire 6mm. J’ai donc fait un échantillon pour être sûre. J’ai une petite fille de 2 ans 1/2 à la maison à ranger (au sens figuré attention) dans la case petit modèle, mais je pense qu’on est pas si loin de sa taille. Je dirai qu’il faut considérer que le patron taille petit ou juste la taille 3 ans. Je vous confirmerai l’hiver prochain ou pas.

Réalisation / modification : pas de modification à mon actif comme chacun des tests que je réalise. La réalisation ne présentait pas de difficulté particulière, hormis le montage des picots en début de jupe et des manches qui me laisse encore quelques interrogations. Le rendu général donne bien, c’est le principal.

Je n’ai pas pris de photos de dos, mais elle se compose d’une petite ouverture sur deux boutons en haut du dos. Discret et tout simple.

Ce que j’ai aimé : son côté colorblock ! C’est d’abord parti d’une flemme intense d’aller chercher de la laine contrastante pour associer à ce gris Casa, à cause d’une énième tempête de neige dehors. J’ai finalement pris tout mon stock plus 25g d’une amie voisine (de sa laine, confondez-pas). Au final, je préfère nettement cette version unie moins tape à l’œil que des combinaisons à assortir avec collants (ma phobie ultime).

J’ai aimé aussi la ligne délicate de la taille et des emmanchures dessinées par le patron.

Ce que j’ai moins aimé : la construction bottom up, c’est-à-dire du bas vers le haut… il faut dire qu’en ce moment je les cumule. Raccorder des manches au corps n’a de satisfaction que de voir l’ensemble réduire rapidement.

La réduction à la taille est un peu au petit bonheur la chance. Pour répartir le nombre de diminutions demandées, je m’y suis reprise à 5 fois pour avoir un rendu harmonieux. J’ai même mis à contribution le Duc pour confirmer mon calcul mathématique hasardeux.

En détaillant le patron lors de sa réception, j’ai eu peur de tricoter une robe en si grosse laine, peur d’obtenir un rendu grossier et lourd. Je pense que finalement sur une taille et fillette 3/4 ans cela passe bien. J’ai plus de doute concernant les plus petites tailles (surtout pour les manches dont les mesures en largeur sont identiques pour toutes les tailles…).

Je retourne à mes encours !

J’ai plusieurs articles de retard proche de la publication, promis !