Pavement, ou la tentation du fin du fin !

Quand Emilie et Paule ont lancé le KAL (knit-along) du fameux chandail en fingering, j’ai vu là un beau prétexte pour me relancer dans un pull/chandail/sweater tout fin comme j’avais pu faire le Princess Fiona l’an dernier. Un modèle que je porte très souvent tant j’apprécie le côté léger du rendu final, fin, le motif délicat et en même temps le côté chaud du mérinos.

Modèle : Pavement de Veera Välimäki. Il s’agit d’un modèle payant disponible du XS au XXL.

Taille : Je ne me suis pas laissée berner cette fois-ci. En prenant mes mesures, j’ai tendance à devoir faire la taille XS, mais je lave généralement ce type de pull avec du nylon dans le fil directement en machine (programme délicat pour les pulls et pas trop nombreux en même temps pour éviter le feutrage), et mes pulls ont tendance à rétrécir un petit peu. Il était donc important que je vois suffisamment grand et pas trop hyper ajusté. Le volume de mon buste étant également sujet à augmentation à l’automne, je voulais assurer mes arrières, ou avant, enfin bref tu comprends… J’ai donc fait la taille S, en ajustant mes aiguilles pour être en accord avec l’échantillon voulu et suis donc partie sur des aiguilles 4 mm (au lieu de 4.5mm) et 2,75 mm pour les parties mousse (au lieu de 3 mm).

Fil : On ne change pas une équipe qui gagne et je persiste dans mon coup de coeur pour la Riverside Studio Merino Sock qui contient du Nylon (aka fil à chaussettes). Le fil est bien tordu, résistant et les nuances de couleurs me plaisent beaucoup. Le coloris est Indigo, une tuerie dénichée à la Maison Tricotée !

Réalisation / modifications : Pas de modification hormis le changement d’aiguille (mais votre Honneur c’était pour convenir à l’échantillon !) J’ai conservé la longueur totale qui rajoute du drapé grâce à l’aisance positive imposée. Il vaut mieux être plus taillée comme un phasme que comme une bille pour ce type de coupe. Je garde mon optimisme pour dans quelques mois et fait appel à une gentille copine pour jouer les modèles du jour.

Une autre copine me surveille de près pour que je ne porte pas le pull avant de retrouver ma ligne. Je risquerai de le déformer en l’étirant au niveau du ventre et créer une “poche” disgracieuse” à cet endroit par la suite. Après quelques incartades à la maison, promis il est rangé Caro !

Ce que j’ai moins aimé : La meeeeeerrrr de jersey pour le corps des emmanchures au bas du pull. C’est assez monotone mais garanti la forme boxy… En fingering il a fallu s’armer de patience et de nombreux trajets en metro/bus jusqu’au bureau… Pas de diminutions pour le corps c’est un tube tout droit.

Ce que j’ai aimé : sa construction en Top-down, du haut vers le bas, avec cette formation si particulière des épaules. J’ai eu quelques doutes au départ mais sitôt qu’on démarre le corps sous les emmanchures, le tout s’harmonise bien et les proportions correspondent bien la taille souhaitée. J’ai aimé aussi manipuler ce fil si agréable et qui s’adoucit grandement encore au blocage. (mais je ne crains pas du tout).

La finition du bas du pull en vague est assez simple à réaliser. Et apporte un côté non-strict et cool que j’aime aussi particulièrement.

Étrangement je ne regrette pas d’avoir conservé la taille 3/4 des manches qui ajoutent à la finesse du modèle (là je parle du patron, pas de moi ^^). Les finitions point mousse des extrémités du pull est aussi une belle découverte.

Le printemps est désormais lancé (oui enfin on est sur le bord…) et c’est le vêtement parfait pour cette période, porté sur des sous-vêtements seuls ou un petit débardeur/camisole. L’avantage avec notre automne (été indien) c’est que je pourrais me rattraper rapidement en octobre ! Vivement !

Rhha mince j’ai encore fraudé Caro !!

Louisa Dress, la vaste blague 2016

Je suis une fille de fin d’année, même de fin fin d’année… La dernière semaine de décembre est donc toujours très intense pour moi. Depuis notre expatriation, le problème de la crise de foie est résolue (pour contrebalancer avec l’envie de sauter dans un avion), celui de la fatigue hivernale est mieux gérée par un hiver long de 6 mois (on s’adapte), et le Duc me gâte et cultive la surprise à laquelle je tiens tant…

Pour mes 30 ans, il a donc craqué pour moi et m’a offert une surjeteuse !! Et moi je me suis offert un jour de vacances rien que pour moi avec garderie ouverte et ai joué avec mon nouveau cadeau après une initiation par une amie sur son propre bolide.

  • Modèle :

La Louisa Dress de Compagnie M, qui est une compagnie néerlandaise qui édite des patrons papier et PDF en 5 langues ! Je la regardais depuis des mois, j’ai enfin sauté le pas et ai téléchargé ce modèle enfant (11 tailles dispo de 1 à 10 ans), qui existe aussi en adulte.

Tissus : Comme c’était mon grand démarrage à la surjeteuse, j’ai pris un minimum de risque et ai tapé dans mon stock pour les tissus.

Tissu Corps : Cotonnade fine bleue dénichée chez Emmaüs. Utilisée il y a quelques années pour me faire une robe kimono qui a fini dans un sac de fringues à donner, tant le tissu me faisait transpirer et marquait le pli. Pour une enfant, ça passe, pour une adulte au bureau, on oublie.

Tissu motif chevrons : c’est une chute d’un tissu choisi par une ancienne collègue pour son coussin de grossesse.

Tissu doublure : la toile basique beige Ikea ! Un coton agréable sans être le plus doux du monde, c’était surtout pour la quantité disponible dans mon stock que je l’ai choisi, et son accord avec les autres couleurs.

  • Taille :

C’est là le gros FAIL de fin d’année ! Le patron choisi a été acheté dans sa version PDF pour arriver jusqu’à mon igloo canadien rapidement et à moindre frais. Je l’ai imprimé sur mon imprimante maison ravie d’avoir trouvée enfin (et à prix d’or) du papier format A4 (pas le format nord Américain ça) et fait la taille 2 ans pour ma petite fille. J’ai tout découpé, et ai commencé à associer mes tissus… et là j’ai compris que ça sentait le sapin… Ma demoiselle n’étant jamais loin de ma table de couture (pour ne pas dire sur mes genoux, coucou Anaïg tu n’es pas seule !), je me suis vite rendue compte que la taille était vraiment immense comparée à mon mini-modèle qui sans être un colosse, loin de là, est parfaitement dans les courbes de son âge. Pour comparer, c’est simple j’ai posé la robe sur moi et en étant surement un peu moulée, j’étais capable d’en faire une robe style Françoise Hardy

J’ai pourtant continué l’ouvrage, têtue ou résignée, en me disant que mieux valait trop grand que trop petit. Et j’y pensais lors de mes insomnies. J’ai cru m’être trompée en décalquant et avoir pris la deuxième taille la plus grande au lieu de la deuxième taille la plus petite. Que nenni après vérification matinale.

Et c’est au moment où je commençais à me gratter trop fortement la tête, que le Duc m’a négligemment interrogé sur la grandeur de mon carré de référence sur la première page de la planche du patron… Oh il m’énerve quand il a raison. La grosse boulette : mon imprimante a imprimé le patron (à l’insu de mon plein gré total) en 120 % au lieu de 100%. J’avais donc obtenu une taille 2 ans avec 20% d’augmentation !! Soit environ du 8 ans, je pense. J’ai une nièce chérie de 6 ans et demi, la robe part donc direction Nantes avec une autre robe de son choix. Esther était déçue mais a concédé de lui prêter jusqu’à ce qu’elle aie la taille adéquate pour refaire le chemin inverse ! OUF !

  • Réalisation / modification :

J’ai donc choisi de réaliser une version doublée, manche courtes, avec la poche kangourou devant passepoilée. Le choix de la version est assez compliqué, associer les explications est ardu, je n’ai donc pas tenté de modifications, n’étant déjà pas à l’aide avec le mode de rédaction du patron. Objectif 1 : comprendre et coudre; objectif 2 : voir mes propres ajouts éventuels par la suite.

  • Ce que j’ai aimé :

Tout d’abord, le patron, j’aime le style qu’apporte la poche kangourou devant, les lignes courbes, le passepoil. Ensuite, à part pour la fermeture éclair, j’ai pu m’éclater question surjet ! Tout le reste est fait à la surjeteuse. J’ai vite découvert qu’il ne fallait pas forcément surjeter toutes ses pièces avant de les assembler à la surjeteuse. Le fail de débutante qui fait sourire. J’ai expérimenté les surjets droits, les courbes internes et externes. J’ai aussi découvert l’ourlet à la surjeteuse et c’est le gros kif (même si les raccords n’ont pas été respecté).

  • Ce que je n’ai pas aimé :

L’écriture du patron. J’étais dans une phase mononeurone et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre le patron, des étapes raccourcies à outrance, et des dessins techniques un peu troublants. C’était une rare fois où je doublais un vêtement mais ce n’est pas cela qui m’a posé problème réellement. J’ai pesté de nombreuses fois, maudis la designer (sans doute à tort) mais suis quand même curieuse de la refaire une seconde fois après ce premier jet.

Les versions proposées, les variantes sont nombreuses dans le patron. Le choix de son option et les explications qui en découlent sont un peu difficiles à saisir lors du démarrage. Ensuite l’assemblage pose un peu moins de problème.

Et vous, c’est quoi votre dernier gros FAIL ?

Pretty Verde, mon gilet au long court….

Il m’aura fallu quasiment 4 mois pour finaliser ce projet tricot. Pour moi, qui suit souvent pressée de voir grandir le vêtement que je confectionne et qui le tricote frénétiquement, c’est un peu un record de lenteur.

Pour commencer, ce projet est partie d’une grosse volonté d’utiliser la laine de mon stock et notamment ces 7 pelotes de vert bien cinglant à la douceur certaine mais au devenir longtemps inconnu. Après plusieurs chandails/pulls, comme le Princess Fiona et le Sulwen, j’ai voulu retomber du côté des gilets/cardigans.

Modèle : Pretty me de Nadia Crétin-Léchenne alias NCL Knits. Un gilet à l’origine assez court, aux manches 3/4 et mots nid d’abeille, un peu modifié au gré de mes envies. Il est payant et disponible en anglais et en français.

Laine : Enfin ! J’utilise enfin ce stock de laine Katia appelée Austral, en coloris vert 81, achetée sur un coup de tête par internet (ma seule et unique fois, promis). J’ai utilisé pile poil 6 pelotes sur 7, soit 840m/920yards – 300 gr pour cette version allongée. Mes chères amies, un bonnet de leprechaun pour vos petits est encore possible !

Taille/Aiguille : J’ai réalisé la taille S, lasse de me mesurer, de tricoter la taille XS, de passer mes pulls en machine programme laine et de finir mine de rien avec des tricots un chouïa raccourcis. L’éventualité de prendre un peu d’ampleur au cours de l’année m’avait aussi traversé l’esprit, bingo ! Il est tricoté en aiguille 3.5 mm.

Réalisation/modifications : Pour ce qui est de la construction, j’a respecté à la lettre le patron. Il se tricote en bottom-up, c’est-à-dire du bas du corps en remontant jusqu’au emmanchures. On met en attente (et c’est là qu’il s’est retrouvé remisé dans une armoire 2 mois….), on tricote les manches, puis en rassemble tout sur un même niveau et on termine le tout ensemble jusqu’à l’encolure.

Mes modifications sont faites pour allonger et rendre le gilet plus couvrant. Ainsi les manches mesurent du poignet à l’emmanchure : 49 cm (soit une pelote exactement chacune) au lieu des 35 cm pour des manches 3/4 du modèle ; et le corps, avec 36 cm du bas aux emmanchures au lieu des 33 cm attendus. Il faut ainsi prévoir un peu plus de fil qu’attendu, ainsi que des boutons supplémentaires..

En effet, j’ajoute alors en rallongeant un peu le corps 2 boutons pour en obtenir 9 en tout. Je les ai choisi verts, légèrement plus foncés que la laine, pour ne pas tomber dans le bois qui aurait donné un aspect plus rustique, transparent ou vert plus clair qui aurait ajouté du clinquant sur un gilet qui a un gros besoin de discrétion, non ?

Ce que j’ai aimé : la douceur de la laine et le fait qu’il soit vraiment chaud. je le porte vraiment très souvent et son côté allaitement-compatible va lui réserver de beaux jours dès l’automne. Le motif nid d’abeilles, d’abord assez complexe, est finalement rentré dans mon esprit et j’ai trouvé une logique qui m’a fait décollé de mon patron papier (pratique dans le bus/métro). Le jeu des augmentations le long du corps donne aussi un joli tracé au vêtement qui épouse vraiment bien les courbes féminines.

Ce que j’ai moins aimé : avec le recul et en regardant les photos, je trouve que des côtes aux poignets et au bas du gilet un peu plus longues aurait été plus joli. Peut-être aussi hautes que l’encolure…

Comble de l’ironie, il a été fini un 17 mars, jour de la St Patrick ! Ça ne s’invente pas avec un vert pareil. C’était une couleur un peu risquée, même si j’aime le vert, mais qui me séduit pour son association avec le bleu des jeans. Sobriété est un peu le maître mot, pour les quelques semaines où je pourrais le porter, tant au niveau des températures, que de ma morphologie fluctuante.

Et vous, quelles sont vos dernières audaces en matière de tricot ?

  

Estella Dress, le test tricot qui voit loin !

Les test tricot sont pour moi une lubie saisonnière. Généralement je me lance et le lendemain je me dis : mais pourquoi n’as-tu pas réfléchi avant de t’engager ! mais quand on prend un engagement, on s’y tient, ou enfin on essaie de s’y tenir… #jeparlecommeunevraiemaman

Le jour où Anne Dresow derrière son compte Instagram Nordic_Baby_knits a informé qu’elle cherchait des testeurs pour son patron de robe, j’ai pas vraiment réfléchi donc et je me suis proposé. Le courriel est arrivé le soir même, j’avais la taille 3-4 ans, c’était le 26 février…

La date de rendu des devoirs était le 28 mars et bien sûr j’ai commencé ma robe le 13 mars, tsé…. J’ai donc mis un sacré coup de collier pour la finir dans les temps, rendre mes notes détaillées (parce que j’aime bien les détails) et prendre quelques photos (malgré les nuances de gris du ciel ces jours-ci).

Modèle : Estella Dress d’Anne Dresow. Le patron est en vente pour 5.90 $US et se décline en 4 tailles du 1 au 6 ans.

Fil : la CASA de la Maison Tricotée : 600 m environ. J’avais acheté ce fil pour faire un Bloomsbury à ma petite E. Puis la perspective hivernale de lui faire un pull avec des trous a pris le dessus sur mon envie et j’ai sauté sur l’occasion pour ce modèle. Le coloris gris Benoite Groult va avec tout, je dis banco ! Je garde tout de même le pull en tête…

Taille : j’ai réalisé une taille 3-4 ans pour une aiguille en 4.5mm. Attention, cela dépend vraiment de notre façon de tricoter. Les autres testeuses ont souvent dû passer par le 5mm voire 6mm. J’ai donc fait un échantillon pour être sûre. J’ai une petite fille de 2 ans 1/2 à la maison à ranger (au sens figuré attention) dans la case petit modèle, mais je pense qu’on est pas si loin de sa taille. Je dirai qu’il faut considérer que le patron taille petit ou juste la taille 3 ans. Je vous confirmerai l’hiver prochain ou pas.

Réalisation / modification : pas de modification à mon actif comme chacun des tests que je réalise. La réalisation ne présentait pas de difficulté particulière, hormis le montage des picots en début de jupe et des manches qui me laisse encore quelques interrogations. Le rendu général donne bien, c’est le principal.

Je n’ai pas pris de photos de dos, mais elle se compose d’une petite ouverture sur deux boutons en haut du dos. Discret et tout simple.

Ce que j’ai aimé : son côté colorblock ! C’est d’abord parti d’une flemme intense d’aller chercher de la laine contrastante pour associer à ce gris Casa, à cause d’une énième tempête de neige dehors. J’ai finalement pris tout mon stock plus 25g d’une amie voisine (de sa laine, confondez-pas). Au final, je préfère nettement cette version unie moins tape à l’œil que des combinaisons à assortir avec collants (ma phobie ultime).

J’ai aimé aussi la ligne délicate de la taille et des emmanchures dessinées par le patron.

Ce que j’ai moins aimé : la construction bottom up, c’est-à-dire du bas vers le haut… il faut dire qu’en ce moment je les cumule. Raccorder des manches au corps n’a de satisfaction que de voir l’ensemble réduire rapidement.

La réduction à la taille est un peu au petit bonheur la chance. Pour répartir le nombre de diminutions demandées, je m’y suis reprise à 5 fois pour avoir un rendu harmonieux. J’ai même mis à contribution le Duc pour confirmer mon calcul mathématique hasardeux.

En détaillant le patron lors de sa réception, j’ai eu peur de tricoter une robe en si grosse laine, peur d’obtenir un rendu grossier et lourd. Je pense que finalement sur une taille et fillette 3/4 ans cela passe bien. J’ai plus de doute concernant les plus petites tailles (surtout pour les manches dont les mesures en largeur sont identiques pour toutes les tailles…).

Je retourne à mes encours !

J’ai plusieurs articles de retard proche de la publication, promis !

Duo tricot pour jumeaux !

2017 a commencé sur les chapeaux de roues et j’ai été un peu emportée par les nouvelles, le rythme famille-garderie-boulot et les microbes qui avaient élu domicile dans ma petite personne.

Mais c’est surtout avec l’arrivée de deux neveux d’un seul coup dans notre famille, qui a suscité beaucoup d’émotions. Sitôt la larmichette essuyée, j’ai sauté dans mon stock de laine, filé dans une boutique parce qu’on a jamais ce qu’il faut c’est bien connu, et fait chauffer mes aiguilles pour confectionner un petit kit de bébé avec chacun son élément, interchangeables à la convenance des parents, suivant leurs goûts.


Modèle 1 : Un Puerperium Cardigan de Kelly van Niekerk. Une valeur sûre ! La version naissance est gratuite, une évolution payante pour la taille au dessus existe.

Laine 1 : aimant toujours autant la douceur de mon pull Stasis, j’ai pris de nouveau de la Cascade 220 superwash Sport. Un coloris gris clair pour accorder avec tout vêtement, casse-tête de tout parent, de jumeaux encore plus ! 175m/190 yards pour être exact, le projet parfait pour vider ses restes en 4 mm. Lavage en machine qui plus est !

Réalisation 1 : aucune modification ! J’avais réalisé une première version pour mon propre bébé. Je savais la coupe impeccable malgré un nombre de boutons assez conséquent. J’ai découvert depuis la version de Dangoumette qui a réduit de moitié le nombre de boutonnières avec succès. Pour un prochain je suivrai son exemple.


Modèle 2 : Le petit pantalon pour le deuxième frangin est l’adorable Rocky de Tin Can Knits.

Laine 2 : la Baby Merino de chez Drops. Jamais essayée, largement entendue parlée, elle est effectivement fort agréable à tricoter. Fine à souhait, le modèle se tricote en 2.25 mm pour la ceinture et 3,5 mm pour le corps. J’ai aussi tricoter les chevilles en 2,75 mm. 220m/240 yards pour la taille 0-6 mois. Lavage en machine pour du 100% laine de merino !

Réalisation/modifications 2 : Ma seule modification fut de faire les côtes des chevilles en aiguille 2.75 mm pour être sûre que les petits pieds et chevilles fragiles de cet âge passeront sans contorsion. On est toujours réticent à forcer sur ces petites choses. J’ai aussi choisi l’option i-cord pour la ceinture, sans regrets !


Le colis est parti rapidement pour être sûrs d’être portés. Nés petits, les neveux ont bien compris l’objectif des premières semaines et ont pu rapidement les porter. J’ai eu droit à ma photo, j’étais ravie ! Les couleurs sobres et élégantes ont plu comme attendu !

Oakenshield Beanie, le caprice du Duc…

C’est sur une remarque de mon cher et tendre le matin au pied du sapin que j’ai tiqué… On parle souvent du cordonnier le plus mal chaussé, on oublie souvent de parler du conjoint du cordonnier. Une tricoteuse, c’est souvent le cas, tricote surtout pour elle. C’est vrai quoi, pourquoi les moqueurs seraient plus vernis que la personne qui est souvent l’objet des sarcasmes : moi !

Toujours est-il que mon Duc a formulé le désir teinté de déception-mêlée de ne pas avoir une nouvelle tuque au pied de notre épineux. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour plonger dans mon stock et monté le prochain couvre-chef du malheureux. Je n’ai pas pour autant suivi ses conseils de modèle faut pas déconner qui l’orientait vers un bonnet type Cousteau écarlate…

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Modèle : Oakenshield Beanie de Morgan Capestrain. Le modèle est gratuit en anglais. Pas beaucoup de texte, il s’agit essentiellement de suivre un diagramme et pour cela point de problème de langue.

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Taille : C’est une taille unique, qui se tricote en aiguilles 4 et 5,5 mm et ça c’est déjà une sacrée belle nouvelle !

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Fil : la Lamb’s Pride Worsted de la Brown Sheep Company en coloris Heather Grey du gris quoi. C’est doux, c’est épais, gonflant et superwash. Même si je suis pas sûre d’oser la passer en machine tout de même… Je l’ai dégoté dans des grands bacs pas cher au Festival de Rhinebeck. C’était un peu honteux d’acheter cela là-bas car très peu rare et inédit comme fil !

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Réalisation / modifications : C’est un modèle très rapide à faire. Une marée de point mousse (et en circulaire c’est assez désagréable je trouve) au départ et ensuite le joli motif. Un motif très facile à retenir sans mettre des marqueurs, mais qui fait assez mal aux mains, j’ai trouvé… La faute à l’inclinaison à gauche puis droite des mailles.

Ce que j’ai aimé : Le motif qui est discret, délicat, qui demande un peu de technique, mais qui reste tout de même masculin. Réellement mixte en fait, alors je lui pique ! Il a la délicatesse de pas trop râler…

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Ce que j’ai moins aimé : autant j’aime les modèles slouchy, autant j’ai toujours un peu de mal à appréhender le bon combo laine-souplesse-forme slouchy… Celle-ci est un peu grosse, elle s’appelle Worsted mais est en fait de grosseur plus Aran. Il était donc important de ne pas tomber dans cette forme. J’ai prolongé le motif au ralenti avant les diminutions de peur de ne jamais être dans la bonne longueur finale… Moults essayages ont été nécessaire pour être le plus dans les clous et à la bonne taille, même si le blocage a apporté de la longueur supplémentaire…

Il m’a aussi fait la remarque culottée de me dire qu’il était trop chaud pour le lendemain du jour où je lui ai offert… Là, j’ai serré fort les mâchoires, j’ai souris et je me suis souvenue pourquoi le conjoint du cordonnier pouvait aller voir ailleurs pour se faire faire une clé !

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Pasture and Woods, à l’accent hivernal…

Je ne suis pas forcément mal lotie niveau bonnet/tuque/chapeau tricoté, mais c’est un peu un leitmotiv, à chaque hiver son bonnet.

En 2013, il y avait eu le bonnet Neige Éternelle comme celui de ma nièce, en 2014 le bonnet Oak Trail puis enfin en 2015 le Deep Woods Toque.

Cette année, j’avais envie d’un bonnet confortable, bien profond, pas slouchy, qui est une réserve d’air frais en cas de chute des températures. Quoi de mieux que le jacquard qui double voire triple l’épaisseur lorsque les fils s’entrecroisent et se succèdent. C’est là que j’ai croisé le chemin de la nouvelle création d’Alicia Plummer sur son compte Instagram pour un appel au test !

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J’ai sauté sur l’occasion, tenté ma chance et eu la chance d’être piochée au tirage au sort pour réaliser en avant-première ce joli bonnet. Des fils avaient été soumis en forme de proposition, j’ai suivi celle de Julie Asselin, notre teigneuse locale ! Tout s’est alors passé très vite… trop vite ! Une semaine, je recevais mon précieux écheveau choisi, mais constatait aussi La mise en ligne du patron. Après 3 retours sans remarques ni erreurs, c’était une certitude, il était prêt pour Ravelry.

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J’ai fait tout de même mon propre retour pour la forme et pour constater également que tout était impeccable.

Modèle : Pasture and Woods d’Alicia Plummer. Il s’agit d’une taille unique, payant et en anglais (mais très facile à comprendre pour des novices).

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Fils :

  • Leizu Worsted de Julie Asselin en coloris Blue Steel (pour le bleu) {73 yds/67 m}.
  • Lamb’s Pride Worsted de Brown Sheep Company en coloris Grey Heather (pour le gris donc) {15 yds/14 m} testé dernièrement avec un petit pull Flax envoyé au neveu 6eme du nom.
  • Et enfin en Pure Nature de Bergère de France en coloris Jonquille (pour le jaune) {16 yds/15 m} utilisé pour mon pull Butter Skin.

Réalisation/modifications : La grille est très claire pour réaliser le jacquard. J’ai juste recommencé à plusieurs reprises le montage de mailles préconisé sur le patron : Long Tail Tubular Cast On. Quand j’ai enfin compris et maitrisé ce fameux montage (merci Youtube), il a juste été assez difficile à enchaîner pour tricoter en circulaire. Au bout de trois démarrages avec un tricot vrillé, j’ai pété un plomb/ma coche renoncé pour le plus traditionnel Long Tail Cast On (alternative proposée par la designer).

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Ce que j’ai aimé : tricoter en Worsted ! Rien à voir avec le patron, mais changer parfois de grosseur de laine et d’aiguille, ça fait du bien !

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Ce que j’ai moins aimé : autant mon choix de couleur me plaît vraiment, autant l’option de prendre trois fils différents s’avère toujours un peu moins judicieux. La laine grise étant même un peu plus grosse (plus Aran). Cela ne facilite pas la bonne visibilité des dessins. C’est aussi pour cela que j’ai choisi des contrastes forts.

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L’hiver s’annonce neigeux et cocooning, avec une lumière bleutée si douce ! J’adore !

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