Louisa Dress, la vaste blague 2016

Je suis une fille de fin d’année, même de fin fin d’année… La dernière semaine de décembre est donc toujours très intense pour moi. Depuis notre expatriation, le problème de la crise de foie est résolue (pour contrebalancer avec l’envie de sauter dans un avion), celui de la fatigue hivernale est mieux gérée par un hiver long de 6 mois (on s’adapte), et le Duc me gâte et cultive la surprise à laquelle je tiens tant…

Pour mes 30 ans, il a donc craqué pour moi et m’a offert une surjeteuse !! Et moi je me suis offert un jour de vacances rien que pour moi avec garderie ouverte et ai joué avec mon nouveau cadeau après une initiation par une amie sur son propre bolide.

  • Modèle :

La Louisa Dress de Compagnie M, qui est une compagnie néerlandaise qui édite des patrons papier et PDF en 5 langues ! Je la regardais depuis des mois, j’ai enfin sauté le pas et ai téléchargé ce modèle enfant (11 tailles dispo de 1 à 10 ans), qui existe aussi en adulte.

Tissus : Comme c’était mon grand démarrage à la surjeteuse, j’ai pris un minimum de risque et ai tapé dans mon stock pour les tissus.

Tissu Corps : Cotonnade fine bleue dénichée chez Emmaüs. Utilisée il y a quelques années pour me faire une robe kimono qui a fini dans un sac de fringues à donner, tant le tissu me faisait transpirer et marquait le pli. Pour une enfant, ça passe, pour une adulte au bureau, on oublie.

Tissu motif chevrons : c’est une chute d’un tissu choisi par une ancienne collègue pour son coussin de grossesse.

Tissu doublure : la toile basique beige Ikea ! Un coton agréable sans être le plus doux du monde, c’était surtout pour la quantité disponible dans mon stock que je l’ai choisi, et son accord avec les autres couleurs.

  • Taille :

C’est là le gros FAIL de fin d’année ! Le patron choisi a été acheté dans sa version PDF pour arriver jusqu’à mon igloo canadien rapidement et à moindre frais. Je l’ai imprimé sur mon imprimante maison ravie d’avoir trouvée enfin (et à prix d’or) du papier format A4 (pas le format nord Américain ça) et fait la taille 2 ans pour ma petite fille. J’ai tout découpé, et ai commencé à associer mes tissus… et là j’ai compris que ça sentait le sapin… Ma demoiselle n’étant jamais loin de ma table de couture (pour ne pas dire sur mes genoux, coucou Anaïg tu n’es pas seule !), je me suis vite rendue compte que la taille était vraiment immense comparée à mon mini-modèle qui sans être un colosse, loin de là, est parfaitement dans les courbes de son âge. Pour comparer, c’est simple j’ai posé la robe sur moi et en étant surement un peu moulée, j’étais capable d’en faire une robe style Françoise Hardy

J’ai pourtant continué l’ouvrage, têtue ou résignée, en me disant que mieux valait trop grand que trop petit. Et j’y pensais lors de mes insomnies. J’ai cru m’être trompée en décalquant et avoir pris la deuxième taille la plus grande au lieu de la deuxième taille la plus petite. Que nenni après vérification matinale.

Et c’est au moment où je commençais à me gratter trop fortement la tête, que le Duc m’a négligemment interrogé sur la grandeur de mon carré de référence sur la première page de la planche du patron… Oh il m’énerve quand il a raison. La grosse boulette : mon imprimante a imprimé le patron (à l’insu de mon plein gré total) en 120 % au lieu de 100%. J’avais donc obtenu une taille 2 ans avec 20% d’augmentation !! Soit environ du 8 ans, je pense. J’ai une nièce chérie de 6 ans et demi, la robe part donc direction Nantes avec une autre robe de son choix. Esther était déçue mais a concédé de lui prêter jusqu’à ce qu’elle aie la taille adéquate pour refaire le chemin inverse ! OUF !

  • Réalisation / modification :

J’ai donc choisi de réaliser une version doublée, manche courtes, avec la poche kangourou devant passepoilée. Le choix de la version est assez compliqué, associer les explications est ardu, je n’ai donc pas tenté de modifications, n’étant déjà pas à l’aide avec le mode de rédaction du patron. Objectif 1 : comprendre et coudre; objectif 2 : voir mes propres ajouts éventuels par la suite.

  • Ce que j’ai aimé :

Tout d’abord, le patron, j’aime le style qu’apporte la poche kangourou devant, les lignes courbes, le passepoil. Ensuite, à part pour la fermeture éclair, j’ai pu m’éclater question surjet ! Tout le reste est fait à la surjeteuse. J’ai vite découvert qu’il ne fallait pas forcément surjeter toutes ses pièces avant de les assembler à la surjeteuse. Le fail de débutante qui fait sourire. J’ai expérimenté les surjets droits, les courbes internes et externes. J’ai aussi découvert l’ourlet à la surjeteuse et c’est le gros kif (même si les raccords n’ont pas été respecté).

  • Ce que je n’ai pas aimé :

L’écriture du patron. J’étais dans une phase mononeurone et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre le patron, des étapes raccourcies à outrance, et des dessins techniques un peu troublants. C’était une rare fois où je doublais un vêtement mais ce n’est pas cela qui m’a posé problème réellement. J’ai pesté de nombreuses fois, maudis la designer (sans doute à tort) mais suis quand même curieuse de la refaire une seconde fois après ce premier jet.

Les versions proposées, les variantes sont nombreuses dans le patron. Le choix de son option et les explications qui en découlent sont un peu difficiles à saisir lors du démarrage. Ensuite l’assemblage pose un peu moins de problème.

Et vous, c’est quoi votre dernier gros FAIL ?

Estella Dress, le test tricot qui voit loin !

Les test tricot sont pour moi une lubie saisonnière. Généralement je me lance et le lendemain je me dis : mais pourquoi n’as-tu pas réfléchi avant de t’engager ! mais quand on prend un engagement, on s’y tient, ou enfin on essaie de s’y tenir… #jeparlecommeunevraiemaman

Le jour où Anne Dresow derrière son compte Instagram Nordic_Baby_knits a informé qu’elle cherchait des testeurs pour son patron de robe, j’ai pas vraiment réfléchi donc et je me suis proposé. Le courriel est arrivé le soir même, j’avais la taille 3-4 ans, c’était le 26 février…

La date de rendu des devoirs était le 28 mars et bien sûr j’ai commencé ma robe le 13 mars, tsé…. J’ai donc mis un sacré coup de collier pour la finir dans les temps, rendre mes notes détaillées (parce que j’aime bien les détails) et prendre quelques photos (malgré les nuances de gris du ciel ces jours-ci).

Modèle : Estella Dress d’Anne Dresow. Le patron est en vente pour 5.90 $US et se décline en 4 tailles du 1 au 6 ans.

Fil : la CASA de la Maison Tricotée : 600 m environ. J’avais acheté ce fil pour faire un Bloomsbury à ma petite E. Puis la perspective hivernale de lui faire un pull avec des trous a pris le dessus sur mon envie et j’ai sauté sur l’occasion pour ce modèle. Le coloris gris Benoite Groult va avec tout, je dis banco ! Je garde tout de même le pull en tête…

Taille : j’ai réalisé une taille 3-4 ans pour une aiguille en 4.5mm. Attention, cela dépend vraiment de notre façon de tricoter. Les autres testeuses ont souvent dû passer par le 5mm voire 6mm. J’ai donc fait un échantillon pour être sûre. J’ai une petite fille de 2 ans 1/2 à la maison à ranger (au sens figuré attention) dans la case petit modèle, mais je pense qu’on est pas si loin de sa taille. Je dirai qu’il faut considérer que le patron taille petit ou juste la taille 3 ans. Je vous confirmerai l’hiver prochain ou pas.

Réalisation / modification : pas de modification à mon actif comme chacun des tests que je réalise. La réalisation ne présentait pas de difficulté particulière, hormis le montage des picots en début de jupe et des manches qui me laisse encore quelques interrogations. Le rendu général donne bien, c’est le principal.

Je n’ai pas pris de photos de dos, mais elle se compose d’une petite ouverture sur deux boutons en haut du dos. Discret et tout simple.

Ce que j’ai aimé : son côté colorblock ! C’est d’abord parti d’une flemme intense d’aller chercher de la laine contrastante pour associer à ce gris Casa, à cause d’une énième tempête de neige dehors. J’ai finalement pris tout mon stock plus 25g d’une amie voisine (de sa laine, confondez-pas). Au final, je préfère nettement cette version unie moins tape à l’œil que des combinaisons à assortir avec collants (ma phobie ultime).

J’ai aimé aussi la ligne délicate de la taille et des emmanchures dessinées par le patron.

Ce que j’ai moins aimé : la construction bottom up, c’est-à-dire du bas vers le haut… il faut dire qu’en ce moment je les cumule. Raccorder des manches au corps n’a de satisfaction que de voir l’ensemble réduire rapidement.

La réduction à la taille est un peu au petit bonheur la chance. Pour répartir le nombre de diminutions demandées, je m’y suis reprise à 5 fois pour avoir un rendu harmonieux. J’ai même mis à contribution le Duc pour confirmer mon calcul mathématique hasardeux.

En détaillant le patron lors de sa réception, j’ai eu peur de tricoter une robe en si grosse laine, peur d’obtenir un rendu grossier et lourd. Je pense que finalement sur une taille et fillette 3/4 ans cela passe bien. J’ai plus de doute concernant les plus petites tailles (surtout pour les manches dont les mesures en largeur sont identiques pour toutes les tailles…).

Je retourne à mes encours !

J’ai plusieurs articles de retard proche de la publication, promis !

Duo tricot pour jumeaux !

2017 a commencé sur les chapeaux de roues et j’ai été un peu emportée par les nouvelles, le rythme famille-garderie-boulot et les microbes qui avaient élu domicile dans ma petite personne.

Mais c’est surtout avec l’arrivée de deux neveux d’un seul coup dans notre famille, qui a suscité beaucoup d’émotions. Sitôt la larmichette essuyée, j’ai sauté dans mon stock de laine, filé dans une boutique parce qu’on a jamais ce qu’il faut c’est bien connu, et fait chauffer mes aiguilles pour confectionner un petit kit de bébé avec chacun son élément, interchangeables à la convenance des parents, suivant leurs goûts.


Modèle 1 : Un Puerperium Cardigan de Kelly van Niekerk. Une valeur sûre ! La version naissance est gratuite, une évolution payante pour la taille au dessus existe.

Laine 1 : aimant toujours autant la douceur de mon pull Stasis, j’ai pris de nouveau de la Cascade 220 superwash Sport. Un coloris gris clair pour accorder avec tout vêtement, casse-tête de tout parent, de jumeaux encore plus ! 175m/190 yards pour être exact, le projet parfait pour vider ses restes en 4 mm. Lavage en machine qui plus est !

Réalisation 1 : aucune modification ! J’avais réalisé une première version pour mon propre bébé. Je savais la coupe impeccable malgré un nombre de boutons assez conséquent. J’ai découvert depuis la version de Dangoumette qui a réduit de moitié le nombre de boutonnières avec succès. Pour un prochain je suivrai son exemple.


Modèle 2 : Le petit pantalon pour le deuxième frangin est l’adorable Rocky de Tin Can Knits.

Laine 2 : la Baby Merino de chez Drops. Jamais essayée, largement entendue parlée, elle est effectivement fort agréable à tricoter. Fine à souhait, le modèle se tricote en 2.25 mm pour la ceinture et 3,5 mm pour le corps. J’ai aussi tricoter les chevilles en 2,75 mm. 220m/240 yards pour la taille 0-6 mois. Lavage en machine pour du 100% laine de merino !

Réalisation/modifications 2 : Ma seule modification fut de faire les côtes des chevilles en aiguille 2.75 mm pour être sûre que les petits pieds et chevilles fragiles de cet âge passeront sans contorsion. On est toujours réticent à forcer sur ces petites choses. J’ai aussi choisi l’option i-cord pour la ceinture, sans regrets !


Le colis est parti rapidement pour être sûrs d’être portés. Nés petits, les neveux ont bien compris l’objectif des premières semaines et ont pu rapidement les porter. J’ai eu droit à ma photo, j’étais ravie ! Les couleurs sobres et élégantes ont plu comme attendu !

Et toi, tu parles Baleine ?

Je suis dans un mood de vidage de stock. Autant en tricot qu’en couture, le moindre bout de laine, la moindre chute de tissu provoque une recherche intensive de sa future utilisation pour la faire disparaitre !

J’ai donc ressorti ma machine à coudre de mon atelier d’été pour la rentrer pour l’automne/hiver. L’atelier-véranda n’étant pas isolé, je commençais sérieusement à claquer des dents assise à ma table de couture. Mon élan pour de futurs projets disparaissait à mesure que le thermomètre chutait.

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C’était aussi l’occasion d’ouvrir enfin mon nouveau livre de couture acheté cet été, laissé dans ma bibliothèque faute de temps lors de mon dernier emploi.

Modèle : La Baleine du livre de Citronille, les Intemporels pour Bébés Tome 2. Une cousette chrono !

Dimensions : c’est là que j’ai été un peu surprise. Les photos du livre peuvent nous faire penser à un bon cétacé à câliner. La bête une fois cousue mesure en réalité 30 cm de long pour 13 cm de haut et 10 cm de large pour le corps. Un petit câlin quoi !

Tissu : Un tissu Jean assez souple, utilisé il y a 6 ans (rien que ça) pour ma première cousette d’adulte : une jupe en jean et liberty de Mademoiselle Bazar. Moment émotion ! J’ai délimité le corps entre le dos et le ventre en utilisant le même tissu sur l’envers puis l’endroit.

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Réalisation / modification : pas de modification mais quelques questionnements au moment de coudre la queue de la baleine. Une pièce haut, une pièce bas qui donnent une couture de part et d’autre qui justement ne vont pas aller dans le prolongement des coutures du corps qui sont en haut et bas.On peut décliner des versions assez variées en jouant avec les tissus pour les différentes pièces du cétacé. J’imagine déjà des versions liberty, chamarrées.

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Ce que j’ai aimé : J’ai beaucoup aimé la coudre. Quatre pièces à décalquer, dix pièces à coudre c’est assez intuitif et rapidement cousu. Un petit point pour l’oeil, c’est une couture clairement accessible à tous et qui a beaucoup plu d’emblée au Duc (qui m’a dit : y’a pas moyen on la garde !) et à Esther (qui la confond parfois avec une fronde…)

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Ce que j’ai moins aimé : la pièce de la queue présente une ligne de coupe un peu étrange sur le haut qui m’a fait douté lors de l’assemblage. Ne cherchez pas longtemps, faites comme si elle était droite ! Je l’ai ensuite assemblée et cousue à point invisible. La bourrer davantage la prochaine fois sera judicieux.

Le moment de retourner l’ouvrage par le trou de la queue encore non cousue est aussi un peu délicat mais en y allant avec une petite dose de patience, cela pas tout seul !
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Alors convaincus, toi aussi tu veux te mettre à parler Baleine ?

Le Sac de mini-ado ou la Fjällräven Attitude Meow

La petite fille dont j’ai la chance d’être la maman a fêté ses 2 bougies dernièrement. Elle commence tout doucement à comprendre le principe du cadeau (le gâteau elle a déjà bien intégré) et s’est vu bien trop gâtée par la famille loin de nous et celle toute proche, ses amis.

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Le Duc et moi-même essayons lui offrons une vie de rire, de jeux et de découvertes toute l’année, mais pour son anniversaire, c’est une tradition qu’on souhaite installer, nous lui fabriquons quelque chose nous-même, comme une belle répétition de la fameuse journée où, en équipe, on lui a donné la vie.

L’an dernier, la veille de son premier anniversaire, nous nous mettions en route pour la construction d’une maison en carton pour sa chambre. Elle l’a largement utilisé, les murs ont tremblé bien des fois. Cette année, on s’est gratté le crâne et avons misé sur l’utile. J’ai sort mes épingles et le Duc m’a encouragé !

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Modèle : Sac-à-dos dans le style Fjällräven grâce au super tuto video youtube de Wendy dont j’ai découvert le super site : I am With Wendy.

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Tissu : une pépite découverte chez le géant suédois Ikea ! Un design de Niina Aalto de 2010. Des gros chats un peu psychédéliques. J’avais acheté un coupon dans l’idée d’un cadeau mais pas encore d’idée super précise. L’épaisseur de tissu était idéale pour ce type de projet.

L’utile et l’agréable sont donc réunis quand on va pouvoir mettre les affaires de notre petite dans un sac qui la suivra à la garderie et ce tout les années où elle y sera, les sangles réglables sont là pour ça. C’est un motif enfantin mais pas non plus gnangnan et surtout pas girls-princesse-paillettes comme on nous en sert un peu trop, à partir du moment où tu engendres une fille (même combat avec les dinosaures et les camions quand c’est un garçon).

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Les dimensions des différentes pièces en francais et système métrique :

Pièce de devant et dos : 23 cm de large sur 32 de haut chacun

Pièce du contour : 38 cm de large, 104 cm de long
Pièce du haut de la poche de devant : 18 cm de large, 13 cm de haut.
Pièce du bas de la poche de devant : 18 cm de large, 15 cm de haut
Sangle devant : 58 cm de long
Sangles pour ajuster : 6,5 cm de long chacun
Sangle pour bretelle du dos : 203 cm de long
Zippers: 33 cm de long X 3

Réalisation / modifications : Le tuto vidéo dure 12 minutes mais tu te donnes bien qu’il te faudra un tantinet plus de temps pour le réaliser. Cela dit, j’ai été surprise de la facilité rencontrée. Les étapes sont simples, même si tu n’es pas fortiche en anglais. Les images parlent d’elles-même. Les gros ongles jaunes de la jeune fille aident vraiment à cibler les coutures pour moi vous n’y pensez pas

Je n’ai pas eu à faire de modification, j’ai juste mis une fermeture éclair longue et unique pour la grande poche au lieu d’un double curseur ou deux zip courts collés ensemble.

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On commence par monter la petite poche devant avec sa fermeture éclair courte, on l’attache au plastron devant, puis on procède par étapes en reculant au fur et à mesure pour finir par assembler le dos à plat sur la partie devant assez travaillée.

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Ce que j’ai aimé : Les détails dans les surpiqûres, cela donne vraiment un joli rendu soigné. On renforce également les coutures des sangles, qui se voient sur l’intérieur qui n’est pas doublé (seul bémol !) mais vraiment c’est soigné et propre donc pas gênant à mon goût.

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Je n’ai pas suivi les raccords des chats, bien volontairement en coupant tous les morceaux dans le même sens du motif. Prise de tête assuré à l’inverse, là on joue sur la multiplicité.

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Je trouve au final que l’illusion marche très bien entre cette copie et l’original sac Fjällräven qui coûte pour un format enfant, près de 80 dollars. Celui-ci tissu, fil, sangles, zips revient à 15-20 dollars max. Originalité non taxée !

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Ce que j’ai moins aimé : devoir recharger souvent la page Youtube pour revoir une étape. Mais le prochain sera bien plus rapide ! Blague à part, rien ne m’a vraiment dérangé. C’est assez intuitif et peu importe le soin qu’on y met le résultat tient bien la route.

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On est fin prêt pour le départ à la garderie demain !

Et vous, pour le pied du sapin dans 1 mois ?

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Camilla Babe made in Casa

Jusqu’à un certain âge, la notion de cadeau est un peu abstraite pour les enfants. On fait plaisir aux parents des fêtés durant la toute petite enfance. C’est bien connu, les enfants peuvent jouer des heures avec une boîte de mouchoirs vide… (la cabane en carton pour les 1 an de notre étoile, c’était une extrapolation de la boîte de mouchoirs en fait !).

Pour les 2 ans de la copine de la garderie de ma petite Etoile, j’ai tricoté un petit pull bien chaud en pure laine pour vivre un Hiver qui s’annonce bien frais (y’a une histoire de marmotte oracle au Québec, c’est drôle !). La petite m’a fait un bisou humide et les parents ravis. J’en profite avant la phase critique qui accompagnera ce type de cadeau d’un sourire de dédain (potentiellement 6/7 ans, mais après ça se calme normalement…)

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Modèle : Camilla Babe de Carrie Bostick Hoge. Il existe aussi dans les tailles supérieures sous les noms de Camilla Kid et Camilla Pull-over pour les adultes. Il existe aussi le modèle décliné en couverture : la Camilla Blanket

Fil : Après un bon premier essai avec la Casa de la Maison Tricotée l’an dernier pour mon pull Bloomsbury et le pull Flax d’Esther, j’ai opté pour cette laine en coloris Moutarde, appelée là-bas Benoite Groult (sur les bons conseils de la maman de sa destinataire aux boucles brunes).

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Taille : J’ai réalisé une taille 2 ans. Il est offert en plusieurs tailles de la naissance à 3 ans mais existe aussi pour enfants, puis adulte. Il se tricote en 4,5 mm.

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Réalisation / modification : J’ai ajouté une répétition de coquillage en hauteur du corps avant l’ajout des manches et le démarrage du yoke/poitrine. Il est souvent annoncé trop grand. Après l’avoir démarré une première fois en 3 ans (jusqu’au emmanchures tout de même…) je l’ai détricoté pour repartir en 2 ans. Il va parfaitement à la petite fille qui l’a reçu (pour son anniversaire des 2 ans), mais elle porte effectivement plutôt la taille au dessus de son âge généralement. Je n’ai pas osé lui donner un blocage intensif pour étendre le mousse mais je gage qu’il pourra en bénéficier lorsque la demoiselle grandira un peu vite cet hiver.

J’ai affiné les manches de 4 mailles en moins. Leur diamètre me paraissait un peu trop grand. Et donc il y avait 8 mailles de moins pour le yoke au départ. J’ai par contre fait une diminution de moins pour terminer l’encolure sur le nombre de mailles préconisées.

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Ce que j’ai aimé : tricoter le fil régulier de la Casa, en mousse qui plus est, est très agréable. Le motif coquillage se retient bien, et comme l’addiction au jacquard, il m’était impossible de partir me coucher sans que le coquillage soit complet. Faut dire aussi que la couleur Moutarde, c’est un peu ma madeleine de Proust…

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Ce que j’ai moins aimé : les proportions un peu approximatives. Si j’avais suivi à la lettre les instructions, il aurait été bien court devant pour des manches correctes… Ce modèle-ci a donc un tour de 2 ans pour une longueur de 3 ans.
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Vinterbluse : le tricot norvégien tout en dentelle

Aujourd’hui, Perrin récidive ! Mais il faut dire que la peine encourue est super mignonne !

Je me suis encore lancée dans du traducto-tricot ! Kezako ? Ben, c’est tricoter une pièce d’après un patron rédigé dans une langue dont tu ignores tout sauf peut-être les spécialités culinaires…

J’avais commencé ce hobby quelque peu étrange qui allie tricot et plaisir de traduction (j’aime bien voir les similitudes avec les autres langues) lors du Precel du Duc. Un tricot à la base en polonais pour un pull avec col roulé et torsades pour un hiver douillet.

Désormais, j’ai un gros crush (béguin) sur les modèles dits scandinaves et particulièrement pour la marque Paelas. C’est adorable, c’est bien proportionné (même si parfois un peu taillé petit), c’est fin et trendy. En mars j’avais réalisé le VinterDrakt pour ma petite E. Tu comprendras que Vinter, c’est Winter, c’est l’hiver et que comme Winter is coming, j’étais obligé non ???

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Pour cet hiver, j’ai profité de la venue d’un ami d’un ami qui habite en Norvège pour lui faire livrer le livre Paelas, édité seulement en norvégien, et miraculeusement en promotion à cette période. Il n’a pas trop compris, mais il me l’a ramené !

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Modèle : Vinterbluse de Paelas. Le patron est donc disponible en norvégien et payant. Il se retrouve dans le super livre rassemblant beaucoup de combinaisons possibles entre les différents hauts et bas. (d’où son prix élevé je pense). J’ai réalisé une taille 3-5 ans, partant du fait que ce designer taille un peu petit. Et effectivement il va à ma petite fille de 2 ans (en sachant que j’ai fait quelques raccourcissements devant mon stock de laine limité.

Fil : Milis de Julie Asselin en coloris à tomber : Abyss. C’est un fil que j’ai déjà bien utilisé pour le Kimono de Joji Locatelli, puis l’Amigurumi Zébulon de Tendre Crochet 2 de Tournicote. Il me restais une pelote entamée tout juste un peu. J’ai alors fait un gros pari et ai sué à grosses gouttes pour le finir avec un ras de 55 cm ! J’ai utilisé 335 m de fil au final.

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Réalisation / modifications : Comme j’étais vraiment charrette (expression bien usitée chez moi) sur le fil, j’ai dû user de différents stratagèmes de modifications. Premièrement : des manches 3/4. Même si en Hiver c’est pas le plus judicieux ici, j’ai, d’expérience, pu voir que la garderie était surchauffée et que le 3/4 ça peut être salvateur. Deuxièmement une bande de côte plus fine à l’encolure (par rapport au bas du pull). Ça lui donne un petit côté bateau que j’aime bien, une encolure large, même si on voit pas mal son chandail du dessous. Et enfin, j’ai opté pour un rabattage élastique d’Elisabeth Zimmerman, plutôt qu’un rabattage classique en tricotant. Ça m’a permis d’assurer de l’élasticité pour passer la tête de l’enfant et aussi de gagner du fil et donc un rang de plus !

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Ce que j’ai aimé : le point dentelle qui s’allie très bien, je trouve, avec ces variations de la laine teinte à la main.Ça lui donne un style général très doux. Le fil utilisé pourrait être un peu plus épais et non single et ça donnerait un effet plus cosy et moins fragile. Une idée pour un prochain.

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Ce que j’ai moins aimé : tricoter du bleu foncé c’est proche du noir et quand tu tricotes sur le canapé devant une série, tu tombes parfois sur des boulettes effectuées 4 rangs plus tôt. Détricoter de la dentelle est une horreur ! Il y a parfois 1 ou 2 petits rattrapages mais bizarrement sur les pulls d’E. ça me dérange bien moins que pour les miens. Leur usage de courte durée sûrement on va dire ça.

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Enfin dans mon travail de traduction, j’ai eu de la difficulté sur le pli créé aux épaules. L’explication que j’en avais, ne collait pas vraiment à ce que je voyais sur la photo du livre. J’ai au final fait à ma sauce après avoir recommencé 7 fois (sans pleurer, promis !). C’est pas parfait mais on s’en arrange très très bien je vous assure !

Un petit lexique tricot norvégien prochainement, ça vous dit ?

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